Macky Sall, candidat éliminé de l’élection présidentielle ?

Depuis maintenant plusieurs mois, le Président Macky SALL s’entête et déroule son plan de réélection au premier tour de l’élection présidentielle de février 2019. Ce plan a abouti aujourd’hui à la validation de 5 dossiers de candidature sur les 27 déclarés, annonce longtemps faite à l’avance par le premier ministre Boun Abdallah Dione et le ministre de la justice Ismael Madior Fall.

Au lendemain de la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle, le collectif des 25 candidats de l’opposition (C25) constitué en un mouvement de contestation a lancé un appel au peuple sénégalais à la riposte face au refus de Macky SALL, candidat sortant, d’organiser une élection libre et transparente.

Le C25 non seulement rejette les résultats du contrôle de parrainage et les décisions du Conseil constitutionnel, mais également promet une lutte sans concession pour défendre les acquis démocratiques. Pour cela il demande au peuple sénégalais de considérer Macky Sall comme candidat éliminé de l’élection présidentielle. Un mouvement s’étendra sur toute l’étendue du territoire national, à Dakar comme en région et même dans la Diaspora, pour faire obstacle à l’organisation de l’élection présidentielle par le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye et empêcher Macky Sall de battre campagne.

Le contexte politique au Sénégal tel qu’il se dessine se dirige inlassablement vers la confrontation. Souhaitons et prions qu’il n’aboutisse pas à un comptage macabre comme ce fut jadis.

Pendant ce temps, le Président procède à des inaugurations précipitées : un Musée des Civilisations noires sans y associer les figures et organismes emblématiques de cette cause, une mosquée de Guediawaye avec tambours et tamas, un Pont à Faraféni sur le Fleuve Gambie, qui ne sera pas opérationnel avant mai 2019, une gare du TER à Dakar, la réception du TER (et non l’inauguration comme le précise l’entourage du Président) sous la colère et la frustration des populations mises en danger par des cheminements pas encore aménagés et des lignes sous haute tension facilement accessibles…

Notre pays va mal et ceux qui sont sensés nous représenter et résoudre nos problèmes ne s’en préoccupent nullement. Au moment où nous assistons toutes les semaines à un défilé interminable de voitures 4×4 sur les routes allant d’inauguration en réception, le peuple s’entasse dans les embouteillages à la recherche de la dépense quotidienne.

Le Sénégal a besoin de dirigeants à l’écoute de son peuple, respectant les lois fondamentales. Le vent du changement a soufflé et pour ne se faire voler ces élections, allez récupérer vos cartes d’électeurs pour, au soir du 24 février, se débarrasser du président le plus impopulaire que le Sénégal n’ait jamais connu, le plus antidémocratique, le plus inélégant.

Voter et faire voter Ousmane Sonko pour un Sénégal Nouveau. L’avenir c’est maintenant.

Abdou SONKO, Pôle Communication de PASTEF France

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