Halte aux reliques politiques et au Makyavélisme

Pourquoi le Sénégal, un pays qui est un havre de paix, qui n’a jamais été confronté au terrorisme ou à des actes de terrorisme, éprouve-t-il subitement le besoin de se doter d’une loi contre le terrorisme, de surcroît une loi beaucoup plus liberticide que celles adoptées dans les pays confrontés à ce phénomène depuis très longtemps ? Quel dessein inavoué se cache derrière ce projet ?

Voilà l’interrogation à laquelle nous invite le président Ousmane Sonko, en dénonçant les manœuvres et les manigances autour de cette loi liberticide, vicieuse et dangereuse pour la démocratie et l’état de droit au Sénégal.

Le troisième mandat en ligne de mire

Le président trop occupé par une seule obsession : le troisième mandat. Oui, Macky Sall ambitionne de briguer un troisième mandat en cherchant à éliminer tout adversaire politique sérieux, avec le concours de reliques politiques occidentales ; il devra y renoncer.

Le président qui ne pense pas par lui-même, ne décide pas par lui-même, n’agit pas par lui-même, se fait dicter des lois, se fait dicter des comportements et des actes à poser. Il en est ainsi de la loi contre le terrorisme préparée en catimini et votée par ses députés godillots. Comme c’est d’ailleurs le cas, tout au long de sa magistère, conformément aux vieilles règles et pratiques de la France-Afrique.

La soumission assumée, les trahisons affichées et les cabales politiques perpétrées sans honte et sans vergogne ont fini par entamer la confiance des africains envers leurs gouvernants.

« A luta continua »

Mais nourrie des vertus du refus et de l’insoumission, imprégnée des valeurs de patriotisme et de panafricanisme, une dynamique nouvelle est enclenchée, la révolution pacifique des peuples africains est en marche sur le continent. Rien ne saurait l’arrêter.

A la cime de cette lutte, le président Ousmane Sonko nous a encore délivré un discours clair, précis et courageux. Il nous a indiqué sans ambages, pour une énième fois, la voie à suivre : celle qui mène l’Afrique vers son indépendance réelle et définitive. Fini les dictats extérieurs, fini le temps de l’ingérence et de l’exploitation étrangères, fini le temps des dirigeants sous tutelle occidentale.

Le continent noir n’est plus le lit des fantasmes des grandes puissances, encore moins le lieu de leurs projections les plus ténébreuses.

Peuples africains, nous avons aussi conscience que la France ou l’occident ne saurait être pointée comme l’unique responsable de tous nos malheurs. Non, l’occident n’est pas responsable de la corruption de nos élites, du détournement des deniers publics dans les comptes offshore, du clientélisme et de l’incompétence de nos leaders, incapables d’identifier les priorités.

Il n’est pas forcément responsable du bradage de nos ressources, même s’il en bénéficie très largement. Tout cela est de la responsabilité de nos dirigeants incapables, et peu imprégnés des valeurs de patriotisme.

Nous ne devons plus rester de simples spectateurs impuissants et désolés face à notre sort. Nous nous devons, parce qu’il est temps, de prendre nos responsabilités et conduire souverainement les destinées de notre continent au sous-sol immensément riche.

Oui, l’Afrique doit rester souveraine.

L’Afrique doit rester debout.

L’Afrique doit garder la maîtrise de son destin.

Jeunesse africaine, jeunesse consciente,

Il vous appartient, à vous fils d’Afrique, portés par une prise de conscience collective et par une énergie de l’action, de protéger et de défendre cette Afrique mère aux innombrables trésors.

A cet effet, il est décisif que les africains comprennent la cruciale partie qui se joue. Qu’ils sachent que le colon utilise toujours des fils d’Afrique contre les intérêts de l’Afrique. Et qu’à chaque fois qu’il y aura des velléités de contestation de sa domination, de son exploitation et de ses méthodes, il accuse les contestataires de terrorisme. Qu’ils comprennent les manipulations de la part des puissances étrangères en général et de la France en particulier et les combattent de toutes leurs forces. Qu’ils s’érigent en remparts pour sauver l’Afrique contre ses fossoyeurs et ses exploiteurs économiques, qu’ils se tiennent prêts pour défendre ce projet PASTEF que porte Ousmane Sonko, auquel nous croyons et pour lequel nous nous battons tous les jours. Qu’ils se dressent comme un seul homme, pour éjecter toutes les mains étrangères dont l’objectif est de perpétuer le néocolonialisme, par quelque moyen que ce soit.

SANKARA en avait révé, Mamadou DIA en avait révé, SONKO le fera, avec tous les enfants patriotes du Sénégal et d’Afrique.
Alioune Sall, coordonnateur Pastef France – La page

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