De la mise à sac d’un tribunal aux politiques publiques

Aucune autorité musulmane ne va cautionner le saccage du tribunal de Louga où s’est tenu le procès du serigne Daara et autres personnes impliquées dans l’affaire des enfants enchaînés. C’est plus que regrettable, voire inquiétant de voir de tels actes de défiance à l’égard des institutions judiciaires de notre pays.

Mais, les vrais enjeux, ce sont la condition des enfants et la place des daaras dans les politiques publiques au Sénégal. Le cumul d’actes irresponsables, de la famille aux gouvernements successifs depuis l’indépendance, en passant par les communautés, peut mener à ce genre de situations peu honorables.

Les amalgames, la surenchère, les exagérations et autres comparaisons inappropriées pour une question aussi sensible ont envenimé inutilement le problème.

Une médiation locale multiacteurs (police, notables, élus locaux, associations de parents etc,) aurait peut être pu éviter d’en arriver à la judiciarisation du problème et tout ce qui s’en est suivi de peu reluisant pour notre pays.

Ce qui est en jeu, c’est une institution qui est le socle de l’identité musulmane, et c’est aussi la condition des enfants dans notre pays.

Voilà, nous sommes tous avertis.
Bien à vous

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