Réconcilier la CITÉ et sa Jeunesse par la politique : la voie PASTEF ! Par Aliou Gabou Cissé et Pape Pi GUEYE

Au Sénégal, on pourrait se priver de faire même des études de terrain pour justifier la thèse du désamour entre la politique et la jeunesse. La chanson «Les jeunes ne sont pas intéressés par les affaires de la cité» faisait même tube chez certains. Mais il faut se féliciter de dire que depuis 2015, la donne commence à prendre une autre tournure.

Depuis l’entrée fracassante et sans effraction ni infraction du Président Sonko et du parti PASTEF (Patriotes du Sénégal Pour le Travail, Ethique et la Fraternité), la cité Sénégal vit comme au rythme de la cité Politique Grecque où le bien public ou, du moins, le lieu public est une affaire de tous et pour tous. C’est comme qui dirait, le retour de l’agora avec un niveau important d’intérêt manifesté par les jeunes pour toute question de vitalité nationale.

En effet, cette vision péjorative (les jeunes ne sont pas intéressés par les affaires de la cité) des ainés à  l’encontre des jeunes est peut-être justifiée par un individualisme poussé et le manque d’engagement et de confiance des jeunes à l’égard des espaces de prises de décision où ils furent souvent peu conviés ou même zappés; ce qui avait des airs d’une gérontocratie. Cette jeunesse qui avait accompagné Abdoulaye Wade jusqu’à l’ascension au pouvoir, a souvent fait état d’un décalage à la chose politique : les jeunes s’abstiennent aux élections, et prennent de la distance. Ce phénomène  est-il l’expression d’un divorce, d’une méfiance ou d’une frustration ?

La prise de distance des jeunes a été peut-être aussi expliquée par ces déceptions répétitives causées par le comportement des hommes politiques, ce qui entraine une désillusion envers ces derniers qui, souvent, sont rattrapés par les affaires de détournement de deniers publics. Dès lors, les jeunes n’avaient plus de raison de se battre aux cotés de personnes qui n’incarnent aucune valeur. Le leader Ousmane Sonko, partageant  pratiquement la même génération que la jeunesse, en plus d’être perçu par celle-ci comme le Grand frère, comme l’atteste son discours de campagne à Sanar, a su montrer aux jeunes qu’il existe encore des hommes politiques qui ont des valeurs. Dans ce sens, le leader de PASTEF a donné un sens à l’engagement des jeunes, et sa première victoire fut d’avoir donné un nouveau souffle à la société grâce à la vision « idéaliste » inhérente des jeunes qui sont engagés auprès du parti et même en dehors au vu du rythme haussier de ses sympathisants.

Il appartient aux jeunes d’inventer eux-mêmes les formes qu’ils veulent donner à leurs engagements, c’est là où PASTEF donne un sens à ce combat. Avec OUSMANE SONKO, nous avons assisté à une moralisation de la politique et cela a permis de renouer les liens entre les jeunes et la chose politique. A cet égard, si beaucoup de politiciens ont toujours utilisé les jeunes comme un moyen de se faire élire, désormais leur comportement individualiste, leur manque de déontologie et d’éthique peuvent être de sérieux  freins pour avoir une écoute attentive puisque l’audience politique se déplace désormais en partie sur les réseaux sociaux omni occupés par la jeunesse, où tout est mis sur le tas pour distinguer la bonne graine de l’ivraie. La frontière entre vie privée et vie publique n’est plus si étanche et c’est pourquoi une exigence morale maximale est attendue de tout aspirant à diriger la Nation.

Le leader de PASTEF a fait naitre un sentiment d’appartenance à une chose sacrée, ce qu’il décrit dans son livre SOLUTIONS POUR UN SENEGAL NOUVEAU comme « un sursaut patriotique ».

Cette flamme est à rallumer car tout dans le parcours de Sonko démontre qu’il est possible de réconcilier éthique et politique par la vision, la bravoure et l’amour de la patrie dans une dose de musicalité Sankariste ou Diaiste, mais tout aussi créer une exigence en nous: la nécessité d’être bien formés car l’affection seule de la Patrie ne suffit. Il faut l’articuler avec des valeurs cognitives et un parcours académique sérieux où devront jaillir les projets lumineux pour abréger la souffrance des concitoyens dans un contexte mondialisé où chaque jour paraissent de nouveaux défis aussi complexes les uns que les autres. De nouveaux concepts apparaissent et de nombreux problèmes se posent surtout dans un pays où tout est à refaire en passant par les programmes dans les domaines de l’éducation, la santé et surtout du modèle économique à sortir pour un développement réellement responsable et autocentré. L’engagement dans la connaissance et la conscience éthique demeurent donc la ligne de conduite tracée par Ousmane Sonko et les Patriotes.

 

Par Aliou Gabou Cissé (Pastef Sénégal) et Pape Pi GUEYE (PASTEF France)

 

 

 

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