Pour moi, C’est Ousmane Sonko! (par Ganda Oumar Camara)

« Pour que la modération d’un gouvernement assure aussi la liberté de ses citoyens, il ne faut pas que le monarque décide des lois qu’il exécute; le juge, des lois qu’il applique, ou de l’exécution des lois qu’il a appliquées. Réunir ces pouvoirs, c’est laisser la possibilité d’une tyrannie que les citoyens puissent craindre; or leur liberté, c’est l’opinion qu’ils ont de leur sûreté ». Montesquieu.

Face aux légitimes déceptions suscitées chez les électeurs par le septennat qui s’achève, il est indispensable de créer une alternative en vue de la prochaine élection présidentielle.

Notre République est confisquée au profit d’un seul individu. Et cette situation singulière est aggravée depuis 2000, puisque le pouvoir législatif est réduit à l’état de chambre d’enregistrement des décisions de la présidence, le pouvoir judiciaire, censé être indépendant, est soumis au bon vouloir du pouvoir exécutif, lequel est exclusivement entre les mains du président en exercice.

En 2012 Le Sénégal croyait avoir élu un président, en quelques jours à peine, il a découvert un gagnant du loto!

Aussi, parfois voter semble inutile, parfois c’est une erreur parce que cela apporte un surcroît de légitimité au système et au pouvoir en place, mais parfois, c’est une chance historique à saisir…

A condition que la victoire dans les urnes soit soutenue par un puissant et enthousiaste mouvement populaire dont nous voyons justement les prémices avec la dynamique de campagne de OUSMANE SONKO.

Ousmane Sonko offre pour la première fois depuis fort longtemps une alternative et un changement positif pour l’immense majorité de la jeunesse de ce pays qui, désabusée, avec de bonnes raisons souvent, se demande s’il faut voter, ou déposer dans l’urne un bulletin blanc.

Or, parmi les  prétendants à l’alternative électorale qui se présente à nous le 24 février prochain, ou les « lièvres » polluent le débat, Ousmane SONKO demeure le candidat de l’espérance et porte en lui les idéaux de toute une génération de femmes et d’hommes qui sont la sève du pays.

Certes, SONKO n’était pas mon candidat, je n’en ai d’ailleurs jamais eu, et, bien avant cette échéance majeure pour le pays, il m’est arrivé de manifester du scepticisme pour l’acteur politique qu’il est devenu et, je l’ai dit quelquefois…

Peu importe! Car, derrière Sonko, c’est  toute une génération de jeunes hommes et de jeunes femmes qui peut être portée aux responsabilités afin de rompre enfin avec l’époque des dinosaures de l’arène politique sénégalaise et l’ère qui s’est ouverte depuis 2000; celle des Abdoulaye Wade, Macky Sall, Idrissa Seck , Adjibou Soumaré, Madické Niang…

Ainsi l’occasion nous est enfin donnée de mettre un terme à tant d’année de patrimonialisation des biens publics ,de prévarication et  de prédation de l’Etat avec des ramifications occultes et très souvent douteuses.

j’ai la conviction que les conditions peuvent être réunies dès demain pour avancer, en d’autres termes, pour mettre de nouvelles questions à l’ordre du jour, pour engager de nouveaux chantiers et ouvrir de nouveaux horizons, pour faire sortir la République du carcan individualisé actuel et rompre avec la logique absurde, qui veut que le système politique de notre pays repose entièrement, toujours jusqu’à la nausée, sur les épaules d’un seul individu.

S’il remporte cette élection l’idée d’une vraie rupture avec le présidentialisme qui gangrène notre démocratie de très basse intensité n’est pas une utopie et peut préfigurer une autre politique que celle qui a consisté à constamment instiller le larbinisme et l’autoritarisme tout en favorisant  la médiocratie et la lie de la société Sénégalaise.

Car, l’important, l’urgent, est de mettre fin à Sept ans, que dis-je à vingt ans de « libéralisme tropical » qui ont tellement abîmé le pays en inversant les valeurs cardinales qui ont été le socle de la société Sénégalaise : le mérite, l’émulation, le sens du devoir, servir et ne jamais se servir

Voilà, les raisons pour lesquelles, je pense que Ousmane Sonko fera un excellent candidat pour la présidentielle et un Président juste et intelligent pour le Sénégal.

J’ai l’intime conviction qu’un pays ne vaut que ce que vaut sa jeunesse, et s’il est vrai que les jeunes sont la sève d’une nation, nous  devons à notre place et pour notre faible part, élever ce pays en élevant sa jeunesse. Que peut-on faire de mieux ?

Battre Macky Sall est pour tous les progressistes et pour toute la jeunesse de ce pays un impératif catégorique ! Voilà l’exigence démocratique en faveur de laquelle je m’exprimais aujourd’hui, et pour laquelle je me prononcerai encore dimanche 24 février prochain. Oui, le changement, c’est maintenant !

Ganda Oumar Camara (Lyon)

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