Ousmane Sonko : Un vent d’espoir pour le panafricanisme

« Sans unité, les peuples d’Afrique n’ont pas de futur, sauf comme perpétuelles et faibles victimes de l’impérialisme et de l’exploitation ». Cette phrase de Julius Nyerere, ancien président de la République de Tanzanie et figure emblématique du panafricanisme, aurait pu être attribuée à Ousmane Sonko, lui qui depuis son entrée fracassante dans la sphère politique ne cesse de dénoncer cette exploitation néocoloniale dont est victime le peuple africain.

A l’heure ou tout espoir semblait être perdu du fait des échecs et trahisons répétés de nos dirigeants africains, le candidat Ousmane Sonko semble porter l’un des derniers espoirs de voir le Sénégal et l’Afrique sortir de l’étau de cette domination qui nous plonge et continuera de nous plonger dans le sous-développement. Entre le FCFA, les Accords de partenariats économiques, les contrats de concession des marchés publics, les outils d’exploitations sont nombreux et variés. Cela, le leader de Pastef l’a très vite compris, lui qui a passé quinze années de sa vie dans la fonction publique. Il connait mieux que quiconque les rouages et le fonctionnement de l’Etat. Il n’a pu rester neutre et s’empêcher de s’ériger contre ce système dirigé par cette oligarchie sans foi ni loi qu’il qualifiera lui-même de « corrompue » et « vendue aux intérêts étrangers ».

Cette position courageuse qui lui vaudra une radiation de la fonction publique n’est pas sans rappeler l’histoire du capitaine Thomas Sankara qui lui aussi a été limogé de son poste de premier ministre du Burkina Faso. Il a osé s’attaquer au système et à l’impérialisme, et lorsqu’on prône l’estime de soi, l’amour de son peuple et sa libération, on devient un homme à abattre

Il faut aussi dire que les enjeux sont énormes. Tel un prédateur qui protège sa proie, les puissances étrangères n’ont pas intérêt à ce que des hommes comme Ousmane Sonko prennent le pouvoir et libère leur peuple.

Avec tout le potentiel humain et matériel que nous possédons, le Sénégal pourrait avec un dirigeant honnête et dévoué atteindre en moins d’une décennie un niveau de développement tel que l’ensemble du continent sera obligé de suivre la tendance. Ce sera mettre au pouvoir de jeunes patriotes armés de savoir et surtout déterminés à redonner à l’Afrique sa souveraineté et sa vraie indépendance. S’il faut un début à tout, ce début se nomme Ousmane Sonko.

L’idéologie de Pastef les patriotes s’inscrit parfaitement dans la lignée de ces grands partis ou mouvements politiques qui, tout au long de l’histoire, ont fait trembler le néocolonialisme sans jamais le terrasser malheureusement. La raison ? Nos gouvernants ! Certainement pas par manque de connaissance des germes du mal mais par pur cupidité et par manque de ‘’Yeurmandé’’ envers une population au bord du gouffre.

Apolitique, j’ai décidé de voter Ousmane Sonko car parmi tous les candidats en lice, il est seul à avoir une politique concrète de développement national avec une vision panafricaine et la farouche volonté d’œuvrer pour la création d’une monnaie africaine en est la parfaite illustration. Parmi tous les candidats, il est seul à revendiquer hautement et fièrement son opposition à l’impérialisme occidental et à la France-Afrique. Les contrats de concession attribués scandaleusement aux multinationales seront suspendus. Nos parents cultivateurs expropriés de leurs terres de façon indigne et injuste au profit de ces mêmes multinationales seront rétablis dans leurs droits. Enfin, parmi tous les candidats, Ousmane Sonko est le seul qui peut se targuer, tout comme Thomas Sankara, d’avoir occupé des postes hautement exposés à la corruption en Afrique et d’en être sorti comme il en est entré : les mains propres.

Camarades, l’heure du renouveau et du changement a sonné, et nous jeunes sénégalais panafricains, nous voterons Ousmane Sonko le 24 février 2019 pour que jamais ne meure l’espoir d’une Afrique libre et unie.

Mouhamed Rassoul FALL, Étudiant en droit
Université de Limoges

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