Jeudi Noir N°89 : Combattre la pauvreté et la misère pour combattre l’impérialisme économique

Chers amis, tout ce qui arrive ces temps-ci chez nous et dans le monde révèle la nécessité pour nos états de recourir à des méthodes efficientes de gestion. L’aveu, toute honte bue, de Macky SALL, de son incapacité à recueillir nos 13 jeunes de Wuhan, pendant que les Algériens rapatriaient 31 des leurs en plus de 17 maghrébins et que les Marocains ramenaient au bercail 167 concitoyens, constitue une preuve d’incurie et de vulnérabilité extrêmement grave pour notre pays. Incurie, car il faut accepter d’être parmi les derniers de classe pour, à ce point, offrir au monde l’image d’un peuple incapable de solidarité pour les siens.

Notre vulnérabilité, est davantage un signal donné à l’extérieur plus qu’une incapacité réelle, car nous avons bien vaincu avec brio l’Ebola, un virus d’une dangerosité comparable. Cependant en a-t-on tiré une expérience réelle ? Nous avons des « réflexes » efficaces sur le plan sanitaire lorsque nous sommes dos au mur, mais notre problème reste notre incapacité à évaluer, à capitaliser l’expérience. Il en va de même pour toutes les épreuves contemporaines traversées.

Ainsi l’histoire balbutie souvent pour nous pendant que de nombreuses Nations progressent sur les aspects technologiques, démocratiques et économiques, sans complexe avec détermination. On nous gargarise de débats insipides sur les droits des homosexuels alors que nos gens n’arrivent pas à satisfaire des besoins aussi élémentaires que « boire de l »eau », ou manger 1 fois dans la journée. On serait surpris de connaitre le nombre de familles qui ne partagent plus un repas commun à la maison. Notre ministère en charge de la famille ferait bien de procéder à de tels sondages périodiquement. Mais comment pourrions nous y penser quand on n’est même pas capables de s’appuyer sur nos propres statistiques médicales pour justifier un programme comme le PEV ? N’en déplaise à nos soit disant professeurs chantres des vaccins en tous genres, ils ne peuvent vous exhiber des statistiques dignes de ce nom, et pourtant ils tirent sur tous ceux qui contestent le bien-fondé de ce programme dangereux en cours. Nous attendrons de voir si une évaluation sera faite pour ce PEV.

Revenant au débat du jour, le problème est que même en l’absence de lois « homophiles », la pauvreté ambiante jette nos enfants dans les bras des pédophiles, c’est cela la réalité ! Le vrai combat contre cet impérialisme économique et culturel c’est une gestion publique efficiente contre la pauvreté et la misère morale. En affirmant cela je rappelle l’absolue nécessité de mettre en place un système éducatif rigoureux, intégral et endogène. Nous avons suffisamment de ressources culturelles propres pour construire Notre système. Cheikh Anta nous avait prévenus : si nous ne savons pas qui nous sommes, d’autres continueront à nous faire croire, comme c’est le cas depuis plus de 400 ans, que nous ne sommes rien.

Au Sénégal et plus généralement en Afrique, la politique nous a retardés très lourdement. Elle continue de plus belle. Voyez cette agitation entre chefs d’Etat sur la question de l’ECO, avec des querelles de personnes empêchant l’avènement d’une démarche mature… Cela fait trente années et plus qu’on parle de la monnaie unique, qu’on la repousse au calendes grecques et ces petites histoires vont encore nous retarder. Pis dans l’espace UEMOA l’usage même du nom ECO va apporter des blocages. Mais le plus choquant à mon sens est l’absence de publication des conventions monétaires et de garantie qui ont été signées avec la France par nos dirigeants. Elles sont volontairement gardées confidentielles pendant que la France, elle va se plier à l’exercice de présentation de ces contrats devant l’Assemblée Nationale. Où sont donc notre société civile et nos députés pour rester taciturnes ainsi ? On nous amuse encore avec un dialogue qui cache mal les intentions sournoises du pouvoir… Dakar est une première cible déclarée et on ne tardera pas à découvrir les autres truffes… en attendant l’éclatement inéluctable de ce bidule, la Commission du Dialogue National.

Voilà comment nos politiques s’amusent, et nous amusent sur des détails de politique politicienne. Au finish, nous sommes tous victimes de nos dirigeants, eux-mêmes complices d’un système international bien rodé. A force de privilégier le culte de la personnalité des hommes « forts » à la construction nationale, nos institutions demeureront encore longtemps des passoires pour valider les choix des autres, pas les nôtres.

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