Jeudi Noir – N°37 (Par Bruno d’Erneville)

Bonjour chers amis.

Le chapelet des difficultés liées à ce processus électoral exceptionnel continue de s’égrener. On le savait, rappelez vous que mon jeudi 32 parlait des problèmes qui surviendraient aussi bien pour l’évaluation des parrains que pour la gestion des doublons.

Sur le comptage on ne peut comprendre l’irruption d’un logiciel sorti du néant, sans certificat prouvant sa fiabilité et sans présentation préalable aux acteurs. Tout se passe comme si nous étions dans un jeu aux règles incertaines et où l’un des concurrents en dispose et les modifie à sa guise. Si au moins ces règles répondaient à des formes normées… mais il n’en est rien :

  • bousculades pour n’avoir pas trop de doublons devant soi au point que finalement le dépôt des dossiers n’a pu se faire selon la loi à la date arrêtée mais un jour avant !
  • Rejets de dossiers sur la base supposée d’un fichier inconnu des acteurs alors qu’ils sont censés s’en servir pour leur propre contrôle interne !
  • Vide sur le nombre de fois qu’il est possible de présenter des parrains en cas de doublons sachant que le candidat pourrait objectivement avoir le stock suffisant en attente !
  • Impossibilité de s’assurer que les doublons sont réels et qu’ils concernent bien des parrains déjà utilisés par ceux qui sont déjà validés !

La conséquence est désormais claire: si le processus se poursuit en l’état nous allons clairement vers des contestations ne serait-ce que sur la validité des candidatures. En effet en cas de plainte, si le droit est dit, il doit y avoir de toute évidence invalidation de toutes les candidatures déposées avant le jour officiel, ce qui est le cas pratiquement de tous. Tout le reste est superfétatoire.

Va t on alors élire, comme pour les Législatives un Président mal élu ? Ce serait alors la première fois pour notre pays et cela constituerait un précédent à la fois grave et dangereux pour la stabilité du Sénégal.

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