Hausse du prix de l’électricité : Macky Sall vers l’électrocution sociale et populaire (Par Amadou BA)

Partout à travers le monde, des mouvements de protestations fleurissent, des révoltes et émeutes populaires portées par des peuples qui refusent désormais de se soumettre au diktat des Gouvernements et des Institutions financières.

La décision par le gouvernement iranien de supprimer les subventions sur le prix de l’essence a déclenché, samedi 16 et dimanche 17 novembre, d’importantes manifestations dans des centaines de villes du pays. On parle de plusieurs morts.
En France, la manifestation hebdomadaire des « Gilets Jaunes qui durent depuis plus de 52 semaines sans discontinue, est partie d’une décision d’augmenter l’essence.
Au Chili, plusieurs dizaines de morts et l’État d’urgence décrété à la suite de l’augmentation de quelques centimes sur le ticket du métro. La crise persiste malgré l’annulation de cette augmentation.

Au Liban, le Gouvernement est complètement paralysé depuis le 17 octobre par les émeutes provoquées par l’annonce d’une taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp.

Augmentation du prix du pain, du forfait téléphonique, du ticket de transport, de l’essence, de l’électricité ou de tout autre produit ou bien de consommation courante, les Peuples du monde sonnent la révolte des exclus et des bannis du SYSTÈME.

La conscience citoyenne commence à gagner les masses populaires qui contestent de plus en plus la verticalité du Pouvoir et l’arbitraire des décisions politiques et des restrictions économiques qui épargnent à chaque fois l’élite dirigeante et les nantis du Système.

C’est la raison pour laquelle, la crise sociale qui en résulte, se transforme très rapidement en crise du Régime et du Gouvernement puisque les revendications débordent très vite sur le champ politique et exigent un changement du SYSTÈME et son démantèlement, et ce, malgré le retrait des mesures contestées.

On assiste à la naissance d’une nouvelle forme de révolution politique sur fond de revendications sociales, menée de façon spontanée par des populations affranchies de tout mot d’ordre idéologique ou partisan.

Au Sénégal, après une bamboula financière de 7 ans, qui a vu une explosion des inégalités, de la pauvreté, du chômage de masse, de l’insécurité alimentaire et de la violence, Macky Sall, pris à la gorge par l’échec de sa politique économie, la vente à la criée des ressources naturelles et le tourbillon de la grande corruption de son régime, a décidé de faire payer la note salée aux sénégalais.

Augmentation du prix du pain, de l’électricité de 10℅, du ciment, fin de subvention des semences, renchérissement prix des loyers, des biens et services de « santé » par suite d’une hausse des prix des médicaments traditionnels (+2,4%) et des services de laboratoires et de radiologie… (Source ANSD: Évolution Indice National des Prix à la Consommation). On s’attend à pire pour l’année 2020.

La Rue sénégalaise grogne de plus en plus, excédée par la gabegie, les scandales de corruption à répétition, la myriade de milliards uniquement destinée à Diamniadio qui n’a pas tenu ses promesses de ruissellement économique.

Certes les sénégalais ont subi sans broncher jusque ici, mais cette énième augmentation du prix de l’électricité pourrait sonner la mobilisation et la remise en cause de la politique économique imposée depuis l’extérieur et au seul profit des entreprises étrangères.

Si le mouvement « Je refuse de payer ma facture » se généralise, Macky Sall devrait s’attendre à des remous populaires sans précédent.
Il y a de « l’électricité  » sociale et populaire dans l’air….

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