Grandeur et misères de la chloroquine

Paix sur vous et tous contre le COVID-19

Si j’ai bien compris, voici sommairement la position du Pr Daouda Ndiaye :
– Il est favorable à des essais avec la chloroquine
– Il redoute qu’elle soit utilisée par les populations comme élément de prévention ou d’automédication.
– Si la chloroquine n’est plus utilisée dans le traitement du paludisme, c’est qu’elle a induit de la résistance chez le germe en cause dans cette maladie qui est en train de reculer chez nous.

Pour le premier point, pas de souci il me semble. C’est aux médecins et leur ministère de tutelle d’en décider (la France vient de l’autoriser pour le traitement de cas compliqués seulement). Au Sénégal, jusqu’au moment où j’écris ce Post, il ne nous a pas été signalé de cas compliqués. Quand il y en aura, prions pour que cela n’arrive pas, on verra…

Pour le deuxième point, je ne vois pas de problème étant donné que les pharmaciens ne vendent pas la chloroquine sans prescription médicale ou si c’était le cas, un circulaire du ministère de la santé peut l’empêcher.

Le troisième point est lié au deuxième, car il n’y a pas de risque, je crois, que la chloroquine soit utilisée de façon massive. Si elle doit l’être, ce sera sur prescription médicale pour des cas compliqués de COVID-19. Donc, pas de menace aux avancées faites dans le traitement du paludisme qui fait les ravages que l’on connaît dans le monde et notamment notre pays.

Un point important à retenir tout de même : le « chemin » de validation, pour parler en termes de non spécialiste, du protocole proposé par le Pr Didier Raoult n’est pas arrivé à son terme. D’où les réserves scientifiquement justifiées d’autres spécialistes et des institutions de santé comme l’OMS. Sous ce rapport, je trouve qu’il y a un excès de zèle du côté des farouches défenseurs du Pr Didier Raoult qui, selon eux, détient la potion miracle… On verra.

Et pour finir, n’étant pas médecin ni virologue, ni spécialiste de maladies infectieuses, le Pr Daouda Ndiaye devrait ne pas trop s’avancer sur cette question dans les médias et réseaux sociaux pour éviter d’installer un malaise en ces temps anxiogènes de COVID-19.

wa Salam

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