Doudou KA : le « petit du quartier » qui veut combattre dans l’arène des GRANDS !

Nous sommes tous au SÉNÉGAL, mais nous marchons avec des têtes et des idées différentes. Bientôt Noël, tout le monde nourrit dans sa tête, les vœux d’une année meilleure. Mais, si la majorité des citoyens sénégalais, sur le moment, tente de résoudre l’équation tout à fait sensée de la ration alimentaire journalière, Doudou KA, un CAS trottine avec une tête de maire déchu à ZIGUINCHOR. Les Sénégalais s’interrogent qui est-il vraiment ? Quelle mouche le pique, sur des coups de tête, pour se dresser contre SONKO ? Une idée, quand elle apparaît dans la tête, sauf quand on est immature, on la tourne et retourne avant de la poser concrètement en acte. C’est pourquoi, même dans la simple parole et dans la tradition, les coups de tête ne sont jamais, la preuve d’une maturité, mais celle d’une éducation ratée. Pour ainsi dire que quelques cheveux blancs sur la tête ou à la barbe ne signifient pas que l’on est mature. C’est dans l’emplacement des idées, dans la tête et dans l’acte que la maturité apparaît. Voilà, finalement ce qu’il faut comprendre si l’on est sensé : entre le dompteur de Lion et le lion, derrière qui faut-il être, si l’on a peur ? Si on se fout du dompteur, un jour, il vous laisse avec le lion et la suite, vous la connaissez. On n’interdit pas, à un « mineur » de s’amuser, c’est l’âge de son esprit. Mais, dans l’Afrique traditionnelle les « mineurs ne se foutent pas des GRANDS » ! Seulement, lorsqu’un mineur a les mains propres, il peut se mettre avec les « GRANDS » autour d’une calebasse. Mais toi, vas-laver tes « mains » !

Ancien Directeur du FONGIP, DG de l’AIDB peut être, ces idées du « petit » ne lui viennent-elles pas de là ? Mais, étant « petit » le rêve d’un enfant, n’est-ce pas de devenir GRAND ? C’est aussi le rêve d’un « politicien mineur », comme dans le CAS Doudou. Mais, l’histoire nous apprend que beaucoup de gens, on pécher en tentant de devenir, ce qu’ils ne sont pas, ce qu’ils ne peuvent jamais être. Nos idées les plus folles, nous viennent de nos « GRANDES envies », pour le peu que nous sommes. Connais-toi toi-même comme « L’AGATHON » que tu recherches. Regarde ton parcours et ton discours. « Au lieu d’aller au-dehors [dit Saint AUCUSTIN] rentre en toi-même » ! Adam et Ève se sont perdus en bravant l’interdiction de DIEU. Ainsi, ils sont la preuve que nos envies peuvent bien nous ruiner. Reste dans tes idées de quartier et finis de convaincre les gens qui t’entourent, pour gagner ton bureau ! Car Doudou ne peut jamais être Ousmane SONKO. Adam et Ève ont aussi essayé de sortir de leur nature, mais voyez ce que nous sommes devenus avec la malédiction d’Adam.

Ce que Doudou KA ne comprend pas, par sa minorité politique, c’est que SONKO porte le SÉNÉGAL en lui. Et, le SÉNÉGAL, le porte. L’AFRIQUE le voit comme celui qui doit accomplir le combat de Mamadou DIA, de Cheikh ANTA DIOP, du Capitaine Thomas SANKARA, de Kuruma, de Lumumba, de MADIBA. Pour dire, enfin, que chaque tête porte ses propres idées. Les idées de DOUDOU KA sont sans aucun doute fixées dans les limites du périmètre du « patron d’un fief quartiertal ». Oubliant que nous ne sommes pas dans une jungle où les ours marquent leur périmètre par des griffes mais dans une « Res publicà », où la liberté d’aller et de venir est admise. Vos idées de quartier ne sont pas les idées de l’Afrique et SONKO est au-delà des combats de quartiers. Celui qui pense à un quartier, à un seul, avec une « tête de maire déçue », demande s’il ne veut pas se tromper de combat, à moins d’une erreur manifeste d’appréciation, à être chef de quartier. Sauf en CAS d’ambitions démesurées. Ousmane SONKO-DOUDOU KA, les combats ne sont pas les mêmes. DOUDOU reste enfermé dans l’arène du patron, « d’un petit chef de fief » qu’il n’a pas fini de séduire. De cette comparaison, nous voyons que nous avions beaucoup d’idées futiles, pour des réalités plus GRANDES et plus importantes que nous ! Mais, souvent dans les séances de lutte cela arrive, les petits lutteurs de quartier, par arrogances ou par fougue et parfois même par vertiges peuvent se tromper d’adversaire. Les idées « du-dedans » dans la traversée du désert, dans les bureaux climatisés ne sont pas celles du dehors, celles des masses. ll apparaît dans le CAS, DOUDU KA, une contradiction flagrante. Même si nous admettons que le « fief » de DOUDOU KA épouse les limites de son quartier, pouvait-il valablement revendiquer la mairie de ZIGUICHOR, avec une telle pensée étriquée ? La réponse à sa déception, face au MACKY vient de là. Il n’est plus que l’ombre d’un prétentieux déchu par son maître à Ziguinchor. Car des anonymes politiques notamment Benoit SAMBOU et Seydou SANÉ pèsent plus que lui dans l’APR à Ziguinchor. Mais malgré tout, « le petit du quartier » continue à organiser des concours de circonstances par des coïncidences, politiquement « incorrectes ». Tout le monde sait, excepté lui, qu’il perd son temps à vouloir arrêter la mer avec ses bras. Désormais, les citoyens vous regardent et espèrent que vous ne vous êtes pas bombé le torse avec vos héros en paille venus de YEUMBEUL. Vous échapperez, on espère sans entêtement, au CAS de la servante de THRACE qui se moque de THALÈS parce qu’elle ne voit pas plus loin que son nez. Dans l’œuvre « KAIDARA » du sage Ahmadou HAMPÂTE BA, il y a des messages qui s’adressent aux sages, souvent incompris des petits, encore immatures.

Il y a, au SÈNÈGAL, un GRAND qui s’adresse aux GRANDS d’esprit et la responsabilité reviendra au MINEUR. Pour SONKO, je le crois, « LII AM, DOTOU FII AMATII ». Mais constatez que votre entêtement ne vous donnera jamais raison parce que la vérité finit toujours par triompher du mensonge. Aminata SOW FALL dans « l’Appel des Arènes », souligne à propos de l’un de ses personnages que : « NALLA ne doit pas s’amuser avec les enfants du quartier ». La plus GRANDE aliénation, pour SOW FALL, que pourrait subir un homme, est celle d’une aliénation de ses idées, [nous ajoutons au pouvoir]. Car souligne-t-elle, « l’aliénation est la plus grande mutilation assurément que puisse subir un homme ». À partir de maintenant et jusqu’à quand tu veux, nous pouvions partager les souffrances du peuple ensemble. Nous sommes PRÊTS ! Ne vous surestimez pas, vous pouviez vous battre pour être CHEF DE QUARTIER mais l’histoire s’arrête là.

Ousmane Jean BIAYE

Coordonnateur de PASTEF et de YEWWI ASKAN WI SECTION BIGNONA
Directeur départemental de l’école du PARTI

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