Discours du président du MPN Kiishin Kassa à la convention nationale d’investiture


Messieurs les Présidents des partis amis africains,

Mesdames et Messieurs les représentants des partis de l’opposition, de la majorité et des non affiliés,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations de la société civile ;

Distingués invités,

Camarades militantes et militants du MPN KK.

Je voudrais, du fond du cœur, rendre grâce à Allah (SWT) qui nous a permis de nous retrouver, en ce lundi 16 décembre 2019 à l’occasion de la Convention Nationale d’Investiture et du 4e anniversaire de notre mouvement.

Le 10 décembre dernier, ils étaient encore 71 à avoir perdu la vie allongeant ainsi la liste des hommes et femmes qui ont payé le tribut ultime dans la lutte contre le terrorisme.
Pour nous, ces 71 personnes, comme toutes les autres victimes précédentes, ne sont pas seulement des chiffres. Il s’agit de nos frères, de nos enfants, qui ont consenti au sacrifice suprême pour protéger notre beau pays.

Ce sont autant des veuves, des orphelins, des mères, des pères, des frères et des soeurs qui pleurent la perte d’un être cher, et nous pleurons avec eux. La nation leur sera éternellement reconnaissante.

Pour tous les éléments des FDS tombés sur le champ d’honneur et les camarades qui nous ont précédés, je vous prie d’observer, debout, une minute de silence et de prière en leur mémoire et pour le repos de leur âme.

(Minute de silence)

Merci.

Camarades, Distingués invités,

Permettez-moi de remercier très sincèrement tous les leaders et représentants des partis politiques et organisations de la société civile ici présents .Votre présence nous honore.

Vous comprendrez que je fasse une mention particulière à mes camarades et frères: Sonko venant du Sénégal, Masra venant du Tchad, Barry venant de la Guinée, Mariko venant du Mali qui, malgré leurs agendas très chargés nous ont fait la grande amitié d’être là parmi nous aujourd’hui.

Leur présence donne de l’épaisseur au combat panafricain que chacun de nous mène dans son pays. Un d’entre eux ma dit: « Cette convention est un grand moment panafricain ».  Je suis d’accord avec lui et cela ne fut possible que parce qu’ils ont tous accepté de consacrer leur temps pour être à Niamey.

Je suis d’autant plus fier et heureux que nous avons aujourd’hui, réunis à Niamey, non seulement des chefs de partis africains, mais surtout des leaders qui sont dans le combat et dans la résistance ; des leaders qui portent le drapeau de l’Afrique nouvelle.

Je voudrais également faire une mention à notre Président d’Honneur Amghar AKoli Dawel. C’est mon père, il me tient la main fermement. Ses conseils et son soutien nous sont précieux.

Distingués invités,

Camarades militantes et militants du MPN KK.

Pour la première fois de ma jeune carrière politique, j’ai décidé de lire intégralement un discours. Je lai écrit en pesant mes mots et en les assumant entièrement.

Je voudrais que les Nigériens et l’histoire me tiennent rigueur de tout ce que je dirai aujourd’hui.

Oui, je considère que je m’adresse à vous en un jour important sur le chemin inexorable de la réalisation de notre projet patriotique, Insha ALLAH.

En effet, l’instance statutaire de notre parti vient de m’investir candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Je remercie humblement l’ensemble des militantes, militants, dirigeantes et dirigeants de notre mouvement pour la confiance qu’ils m’ont témoignée.

Je sais tout l’espoir que vous placez en ma candidature.

J’en mesure la gravité.

Je réalise l’importance et le poids de la mission.

Je ne le dis pas parce que c’est une formule devenue d’usage en pareille circonstance, je le dis parce que je suis conscient que ce qui va se jouer, dans quelques mois, dans notre pays n’est pas simplement ou seulement une campagne électorale routinière.

Je le dis, parce qu’il s’agit d’un tournant qui nous condamne à l’emporter démocratiquement pour mettre fin à un système qui, au bout de dix ans, a montré toutes ses limites et a réduit les nigériens à l’état de survie.

Je vais vous faire une promesse, je sais que c’est Dieu qui donne le pouvoir et il le donnera à qui il veut et quand il veut, mais moi je me battrai de toutes mes forces et de toutes mes énergies pour que vous soyez fiers de vous-mêmes et de votre choix politique et si j’avais plus d’une vie, je les mettrais, sans hésiter, toutes ensemble pour me battre et changer ce pays.

Camarades militantes et militants

Notre mouvement a aujourd’hui quatre (4 ans).Je sais que cette période est courte dans les agendas classiques de construction des partis politiques. Mais, je sais que vous vous êtes investis sans relâche pour implanter le parti.

Aujourd’hui, grâce à vos efforts, à votre force de conviction, à votre courage, nous sommes partout: dans toutes les villes du pays et de la diaspora, dans les villages, les bourgades, les hameaux et les campements du Niger.

C’est également grâce à vous, à votre mobilisation, qu’il y a 4 ans, alors que nous n’avions que 57 jours d’existence, notre tout jeune parti a raflé le 5ième rang lors de la présidentielle de janvier 2016.

Et depuis ; par le soutien de Dieu tout Puissant et par votre travail acharné, nous sommes aujourd’hui plus grands, mieux structurés et totalement en ordre de bataille.

Je voudrais, à ce niveau, rendre un vibrant hommage aux femmes et aux jeunes qui sont le corps et l’âme de notre jeune mouvement.

A eux et à tous les hommes et femmes, connus ou anonymes et qui sont debout dans notre parti, j’exprime ma reconnaissance pour leurs sacrifices et leur courage inouïs dans l’élévation du MPN, en dépit des adversités de tous ordres.

Camarades militantes et militants

Distingués invités,

Notre Convention s’ouvre au moment où nos compatriotes nous interpellent et s’interrogent sur la question du dialogue politique inclusif.

Ma conviction est que dans le dialogue il n’y a aucun perdant et c’est notre pays qui s’en sortira renforcé davantage.

Dans la plupart de ses discours, le Président de République a répété qu’il passera le témoin à un président démocratiquement élu.

Dans la plupart de ses interventions, il demande à ce que cela soit perçu comme un gage suffisant de sa bonne foi et de son respect des règles du jeu démocratique.

Nous ne faisons pas partie des observateurs mal informés et peu exigeants qui se contentent des apparences, nous connaissons la réalité et nous savons que le processus électoral en cours dans notre pays est manipulé au profit du parti-Etat.

Nous sommes nombreux, y compris maintenant des partis de la mouvance présidentielle, à percevoir la volonté manifeste du régime en place d’organiser les élections et les remporter par tous les moyens et notamment par les trafics, la fraude, la corruption, l’utilisation des moyens de l’état, l’embrigadement des chefs traditionnels et j’en passe.

A l’évidence ce pouvoir veut tenter un pari impossible : être fortement impopulaire et gagner quand même les élections. Les élections de l’année prochaine seront donc le combat du peuple contre l’usurpation programmée et voilà pourquoi, je disais, plus tôt, que ce qui va se jouer l’année prochaine ne sera pas une campagne électorale routinière.

Camarades militantes et militants,

Mes chers compatriotes,

Notre pays se porte très mal.

Dire cela n’est pas une posture d’opposant. Tous les indicateurs le montrent. Il y a exactement sept (7) jours, le Rapport sur le Développement Humain classait notre pays, pour la 9ième année consécutive, au dernier rang de l’Indice de Développement Humain (IDH), derrière même des Etats en quasi faillite ou en guerre depuis plusieurs années. Selon un des nos enseignants-chercheurs, Plus de 44% de nigériens vivent avec moins de 1.90 dollars par jour. Et si l’on utilise l’indice de pauvreté multidimensionnel, ce sont presque 90% des nigériens qui vivent dans la pauvreté.

Pire, le revenu par tête de 2017 est de loin inférieur à son niveau à l’indépendance en 1960. Cela veut dire que non seulement le niveau et l’ampleur de la pauvreté sont encore très élevés au Niger, mais aussi que les nigériens se sont appauvris davantage entre l’indépendance et aujourd’hui. Et pourtant dans cet intervalle, le Niger est devenu producteur de l’uranium, de l’or et du Pétrole et a considérablement rehaussé ses ressources internes et externes. Comment donc avoir autant de richesses dans son sous- sol, des ressources financières plus importantes, une jeunesse dynamique, des femmes résilientes et travailleuses et rester constamment pauvre et dernier de la planète ?

Et pourtant,

Oui, Jamais un régime n’a eu autant les mains libres avec une majorité mécanique, une société civile embastillée, une opposition persécutée. La mise en œuvre des programmes pertinents, si telle était leur préoccupation, ne saurait être plus facilitée.

Camarades militantes et militants

Chers concitoyens,

Notre pays se porte très mal, disais-je et cela nous préoccupe parce qu’en dehors des conditions socio économiques individuelles et collectives devenues très dégradées, l’insécurité est devenue un péril stratégique pour le pays.

En effet, malgré la bravoure et le professionnalisme de nos forces de défense et de sécurité, force est de constater qu’aucune région du Niger n’est épargnée. Chaque jour ou presque connaît son lot de victimes civiles et militaires, d’enlèvements et d’assassinats de chefs traditionnels.

Des milliers de nos compatriotes ont été obligés de quitter leur terre d’attache pour se réfugier ailleurs. Des dizaines ou centaines d’écoles ont été fermées ou incendiées. L’état s’est tellement affaibli dans certaines zones de notre pays, que ce sont les terroristes et les narcotrafiquants qui y font la loi et prélèvent l’impôt. Les activités économiques et sociales sont devenues impossibles ou fortement réduites dans ces zones, malgré les états d’urgence votés et reconduits sur plusieurs années. À cela, s’ajoute le développement fulgurant d’une insécurité urbaine très meurtrière.

Distingués invités,

Camarades militantes et militants du MPN,

Chers Concitoyens ;

Les valeurs républicaines qui doivent être le ciment de notre unité nationale ont été détruites. En lieu et place, ce régime a mis en oeuvre une gouvernance basée sur le clanisme, l’impunité, le népotisme, la corruption et l’exclusion.

L’administration publique qui est  censée être l’instrument neutre de réalisation de l’intérêt général est malheureusement paralysée par sa politisation à outrance.

Tous les postes, même les plus subalternes, sont devenus politiques. Des Nigériennes et des Nigériens talentueux, méritants, prêts à se mettre au service de leur pays, sont écartés de toute opportunité de travail ou de marché public parce qu’ils ne sont pas membres du Parti-Etat

Ce n’est pas le Niger que nous voulons.

L’eau, est la vie dit-on. Si cela est vrai, il convient donc de conclure que des millions de nigériens ne vivent plus parce que nous savons tous qu’ils n’ont pas accès à l’eau potable dans des milliers de villages.

En certains endroits, que dis-je ?, En beaucoup d’endroits, les hommes et les femmes se disputent l’eau avec les animaux, à la mare.

Ce n’est pas le Niger que nous voulons.

S’agissant de l’éducation, alors que le taux d’analphabétisme est l’un des plus élevé au monde et que les autres indicateurs sont tout autant mauvais, ce régime a conduit une politique qui, de l’avis des nigériens et des partenaires, détruit notre système éducatif.

Qu’il s’agisse du personnel (en nombre et en qualité), qu’il s’agisse du matériel, des infrastructures, des curricula et des programmes ainsi que du financement, rien n’est à la hauteur dune école digne d’éduquer, de former, de donner le savoir et de contribuer à un développement durable.

Ce n’est pas le Niger que nous voulons.

Quant au secteur de la santé, le Niger reste l’un des pays où les femmes meurent le plus souvent en couches et où les nouveau-nés ont le moins de chances d’atteindre l’âge de 5 ans.

C’est révoltant et ce n’est pas le Niger que nous voulons.

Les agricultrices et les agriculteurs, les personnes vivant de l’élevage arrivent à peine à survivre de leur activité.

Ce n’est pas le Niger que nous voulons.

Parmi les facteurs qui participent à la création de la richesse, deux demeurent importants ou même déterminants : il s’agit de l’énergie et des transports.

Là également, la situation du pays malheureuse. Par exemple, le coût de l’électricité est insupportable et le taux d’accès à l’électricité est seulement et simplement de 12.22% en 2017 et cela avec des fortes disparités entre les villes et les villages.

En ce qui concerne les infrastructures de transport, les routes les plus importantes et les plus utiles économiquement sont abandonnées au profit des réalisations pour le prestige du chef.

Et que dire de l’aéroport international de Niamey concédé pour 30 ans dans des conditions douteuses.

Entre nous, au nom de quelle légitimité peuvent-ils mettre en gage les biens publics de cette nature sur une période aussi longue?

Quant à la démocratie, pour laquelle les Nigériennes et les Nigériens se sont vaillamment battus, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le peuple est déçu, trahi et trompé.

Les droits et les libertés n’ont aucun contenu concret. Depuis 10 ans, notre pays est régulièrement classé par les Instituts spécialisés comme étant un « régime autoritaire » ou « partiellement libre ».

Ils ont perverti le jeu démocratique, ils ont bâillonné une grande partie de l’opinion publique nationale, ils ont élevé l’intérêt personnel, l’intérêt familial et l’intérêt du clan en valeurs suprêmes, ils ont normalisé les passe-droits, la paresse, et l’appropriation des richesses de l’état. Ils ont privatisé l’état et leur volonté personnelle fait loi.

Ils ont pour leurs propres personnes des ambitions lucratives très élevées et la gestion du pays n’est pour eux qu’un moyen pour arriver à leur fin. La marque de fabrique de ce régime est l’enfumage. Son domaine d’excellence est la mystification.

Ce n’est pas le Niger que nous voulons et nous continuerons à leur opposer une résistance farouche.

Camarades militantes et militants,

Mes chers compatriotes

La situation du Niger telle que nous l’avons décrite et telle que les Nigériens la connaissent suffisamment, nous impose un changement radical d’orientation. Tel est le défi de notre peuple, qui doit, avec courage et lucidité, opérer les changements indispensables. Notre mouvement est prêt à relever ce défi.

Oui, nous sommes prêts.

Nous sommes prêts pour être une alternative crédible à ce système décadent.

Nous sommes prêts pour remettre sur pieds notre pays et rendre à notre peuple sa grandeur et sa fierté.

Notre projet c’est de faire renaitre l’espoir et l’espérance populaires.

Pour cela, nous entendons réformer profondément notre démocratie en créant les conditions de renouvellement de la classe politique, en mettant en oeuvre de nouveaux espaces de droit et de libertés Et ainsi faire du citoyen nigérien un modèle de par ses valeurs, ses pratiques et son amour pour la patrie.

La réforme de notre démocratie implique aussi que nous réalisions un objectif particulièrement important pour les citoyens : restaurer dans notre pays une justice indépendante et saine ; une justice rendue uniquement au nom de la loi et du peuple souverain.

Camarades militantes et militants,

Mes chers compatriotes

Pour garantir la sécurité et l’intégrité de nos frontières, je serai le chef qui gagnera la guerre et qui fera la paix.

Nous moderniserons nos armées et leur donnerons la formation et les moyens nécessaires. Même si nous sommes intéressés par les partenariats multiformes dans le domaine des renseignements, de la formation, de l’encadrement, nous considérons que la sécurité de notre pays est une mission régalienne de l’état Nigérien. Nous n’entendons pas sous-traiter notre sécurité. Ni aujourd’hui, ni demain.

Un Etat incapable de garantir et d’assurer sa propre sécurité est un Etat indigne d’exister.
Un gouvernement incapable d’assurer la sécurité du pays et la défense des frontières est un gouvernement disqualifié pour diriger.

De toutes les façons, l’histoire a démontré que toutes les fois qu’un Etat délègue ou soustraite sa sécurité ; il perd et sa sécurité et sa souveraineté Pour garantir notre sécurité, nous devons compter sur nous-mêmes ; mener un combat impitoyable contre les trafiquants d’armes et de drogue et mener des actions de développement dans toutes les zones pour qu’aucun citoyen, ni aucune citoyenne, dans aucune partie de notre pays ne soit délaissé.

Camarades militantes et militants,

Mes chers compatriotes

Hier, le Président de la République a dit des choses très graves et je sais que nombre de nigériens ont encore du mal à croire. Comment, en effet, peut-on dire que « ceux qui dénoncent les alliances et les bases étrangères sont pires que ceux qui nous attaquent » ? Ainsi, selon le Président de la République, celui qui exprime une opinion légitime, par sa bouche ou par son stylo, est pire que ceux qui tuent par dizaines et centaines nos concitoyens ? Ainsi donc, dans le Niger du Président Issoufou Mahamadou, si redevable aux puissances étrangères, il vaut mieux porter des bombes et tirer au canon sur nos militaires que de dénoncer une base étrangère ?

Je n’arrive toujours pas à réaliser que ces phrases aient été écrites et dites par notre Président. Je n’arrive pas à m’imaginer que humainement l’on puisse dire cela après ce que nous venons de subir. Il a parlé de relais, « de suppôts » et de « 5e colonne » ; des expressions propres aux régimes totalitaires qui ne conçoivent ni ne tolèrent aucune autre opinion contraire.

Je me demande d’ailleurs que c’est la première fois dans l’histoire contemporaine, que dans une démocratie qu’un citoyen qui émet une opinion légitime est considéré comme pire qu’un terroriste qui porte des bombes ou qui tire au canon. Le 1er qui a utilisé cette expression, étant, vous le savez tous, un général putschiste espagnol.

Voila les nouvelles références politiques de ceux qui nous dirigent aujourd’hui.

Camarades militantes et militants,

Mes chers concitoyens,

L’éducation sera une de nos priorités les plus fortes.

Nous avons une claire vision de ce que nous devons faire pour que l’éducation reste le moyen de la transformation de notre société, le support de l’égalité entre les citoyens et l’instrument pour la formation pleine et entière de chaque nigérien. A cet effet, nous ferons en sorte que l’école publique soit de qualité, réellement gratuite et obligatoire jusqu’au secondaire. Nous mettrons en ouvre une réforme en profondeur du système et rehausserons significativement le budget de l’éducation et la formation.

Ceux qui nous dirigent aujourd’hui ont toutes et tous été à l’école publique ; elle était gratuite et de qualité. Ils n’avaient rien payé. Ils n’avaient eu besoin de rien. Aujourd’hui au Niger, nous savons tous et toutes que l’école publique est liquidée, qu’elle ne produit pas l’enseignement ou la formation ; nous savons tous que les millions d’enfants de notre pays qui y vont sont en vérité des enfants sacrifiés.

Pourquoi acceptons-nous cela ? Pourquoi laisser cela continuer ?

Nous, nous avons fait le choix de dénoncer cela et d’empêcher que le sacrifice se fasse de manière irréversible.

Rien que pour l’éducation,

Pour nos enfants, nos soeurs, nos frères qui sont du primaire à l’université,

Pour les générations à venir,

Rien que pour le mal qu’ils ont fait à l’école, donc forcément à notre pays, nous devons nous défaire de ce système aux élections de l’année prochaine.

Camarades militantes et militants,

Nigériennes, nigériens,

Mes chers concitoyens,

Je voudrais ici dire aux jeunes et aux femmes de notre pays que le Niger leur appartient. Ils et elles en feront ce qu’ils auront choisi. Ce sont eux et elles qui imprimeront et qui auront un impact sur le destin de notre pays. Ils et elles ont du talent ; de l’énergie et de l’enthousiasme ; des projets plein la tête, nous mobiliserons l’état pour les soutenir massivement.  A chaque étape de la vie des jeunes et des femmes, nous investirons pour leur éducation, leur formation ; nous prélèverons des ressources sur le pétrole pour financer la banque d’investissement pour les jeunes et les femmes que nous créerons.

Nous mettrons en place un quota pour les jeunes de moins de 35 ans dans les nominations et sur les listes locales ; régionales et législatives. Nous abaisserons l’âge pour se présenter aux élections présidentielles.

Nous mettrons en place les conditions de participation effective des femmes à la gestion de l’état.

Nous protégerons les filles et les femmes des violences et des abus qu’elles subissent trop souvent.

Nous mettrons en oeuvre un programme spécial pour l’autonomisation et la responsabilisation socio économique et politique des personnes en situation de handicap. Nous mettrons également divers projets pour les retraités civils et militaires et pour les blessés et familles victimes de guerre.

Rien de tout cela n’est impossible. Les solutions pour y parvenir sont nombreuses et démontrée dans de nombreux pays, ici en Afrique et dans d’autre pays du Sud. Notre programme que nous présenterons en Avril 2020 est conçu pour que personne, absolument personne ne soit laissée au bord de la route.

Notre projet est ambitieux et global et nous nous avons identifié et évalué rigoureusement les ressources pour le financer.

En nous mettant au service du Niger, en barrant la route à celles et ceux qui se servent du Niger pour leur propre intérêt et en combattant ceux dont les plus grandes réalisations se situent entre l’aéroport de Niamey et leurs résidences, tout ce que je viens dénoncer nous est possible.

Nigériennes, nigériens,

Mes chers concitoyens

Dans son ouvrage, Raisons Communes, le Canadien Fernand Dumont dit que « Chaque fois que les jours deviennent sombres, que l’avenir devient monotone et incertain et que la politique piétine d’impuissance, on se prend à rêver quelque sursaut qui remette l’histoire en marche »

Comme le dit ce penseur, le Niger se trouve aujourd’hui dans une situation incertaine. Nous, nous faisons partie de ceux qui rêvent d’un nouveau sursaut, de ceux qui feront tout pour que l’histoire du Niger se remette en marche et que nous construisions le Niger que nous voulons. Et, Incha Allah nous y arriverons, ensemble avec l’engagement et le soutien de toutes et tous. Le combat de toutes les Nigériennes et de tous les Nigériens est d’empêcher que ce régime nous laisse un pays déshérité et ingouvernable.

Nous au MPN KIISHIN KASSA, nous assumerons notre part de ce combat et nous nous battrons nous jusqu’à la victoire, INSHA ALLAH .Ceci est notre serment devant Dieu et devant les Hommes.

Vive l’Afrique!
Vive le Niger!
LA PATRIE LIBRE OU LA MORT, nous vaincrons INSHA ALLAH !

Je vous remercie.

 

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