Dialogue national: blanchiment de fraudes électorales , de crimes économiques et humains

En Afrique, on peut dénombrer plusieurs dialogues nationaux en deux ans:
Celui du Cameroun, du Sénégal, du Mali, celui de la Guinée Conakry resté au point mort, celui du Togo dont on n’a plus les échos, celui du Benin, celui de la RD Congo, celui du Burundi, celui du kenya etc.

En effet de 2017 à 2019, l’Afrique a connu plusieurs élections. L’élection #présidentielle est celle qui a connue le plus de remous dans les pays africains.

Mais à chaque fois, ce sont des contestations de résultats qui aboutissent parfois à des violences post électorales. Si ce n’est pas la contestation, c’est parfois le mépris populaire gênant qui oblige le parti au pouvoir vainqueur supposé, à convoquer un  » dialogue national  » pour disent-ils « apaiser » ou « décrisper » la situation ou le pays.

Cet instrument qu’utilisent les présidents vainqueurs autoproclamés, est devenu un gigantesque moyen de blanchiment de victoire frauduleusement acquise et de crimes économiques.

Au Cameroun, après avoir enfermé plus de 300 militants de la contestation de la zone anglophone, et 90 personnes du parti d’opposition et son leader Maurice Kamto, Paul biya autorise l’arrêt des poursuites, la libération des détenus et convoque un dialogue national pour ainsi « décrisper » la situation.
N’est-ce-pas là un blanchiment de crimes, de tortures et de la pseudo victoire électorale ?

Au Sénégal, après sa victoire supposée, et le mépris généralisé qui a animé et anime encore le pays, Macky convoque un « dialogue » qu’il qualifie de « national » pour « décrisper la situation » mais aussi inhiber le mouvement contestataire (aarlinubokk) de la cession frauduleuse et nébuleuse de nos licences pétrolières et gazières.

En RD_CONGO, après avoir illégalement prolongé de 2 ans son mandat hors des délais constitutionnels sous prétexte que le pays n’avait pas les moyens d’organiser l’élection présidentielle, Kabila avait convoqué un « dialogue national » à l’issue duquel rien n’a été respecté sauf qu’il lui a permis de gagner encore quelques mois au palais et de préparer sa succession et la fraude électorale qui fera de son parti, le parti majoritaire au sénat et à l’Assemblée.

Au Mali, après une élection aux résultats préfabriqués, le gouvernement convoque « un dialogue national inclusif » qui est appelé aussi « forum » pour ainsi voiler son incapacité à gérer les violences au nord mali, le terrorisme, mais surtout faire oublier les promesses non tenues et annihiler les manifestations qui réclament le départ de l’armée française.

Au Burundi, c’est un « dialogue national de réconciliation » qui est dans le coma depuis 2017 et même l’ONU n’a pas réussi à le réveiller après deux échecs consécutifs. Ce qui prouve son caractère opportuniste et peu crédible, c’est son rejet catégorique par le gouvernement qui pourtant, a été le premier à le convoquer lorsqu’il faisait face aux violences post électorales de contestation des résultats.

Au Togo, après une élection législative sans l’opposition, qui a boycotté, faute désaccord sur les règles électorales et l’absence de transparence, après des emprisonnement et crimes orchestrés contre les opposants et leurs militants, le gouvernement de Faure Gnassingbé convoque ce que beaucoup ont appelé « dialogue de la dernière chance » en référence au cahot endémique que vit le pays depuis 4 ans. Pour rappel, le gouvernement a recruté des milices privées chargées de réprimer, kidnapper, tuer les opposants et des figures de la société civile. Des dizaines de médias locaux sont fermés par l’État.

En Guinée_Conakry, après avoir nourri et entretenu le secret, la suspicion sur son éventuelle candidature à un troisième mandat, Alpha Condé convoque ce qu’il a appelé « dialogue politique » et entend inclure et impliquer les partis politiques, les syndicats et la société civile guinéenne pour ainsi chercher une couverture qui blanchirait sa forfaiture de réforme constitutionnelle qui ouvrirait la porte à un troisième mandat malgré les contestations populaires.

Dans tous les cas, si ce n’est pas pour se donner « bonne conscience », c’est pour calmer les ardeurs et protéger ses intérêts personnels, sa chaise royale, son trône et blanchir des victoires électorales volées, fabriquées frauduleusement ou encore voiler une incapacité à régler les problèmes du pays.
Le tout se fait sous le regard complice et coopérant des partenaires occidentaux qui jouent même aux facilitateurs du pseudo dialogue et souteneurs financiers dudit dialogue. Foutaise!!!

Que les vainqueurs gouvernent et les vaincus s’opposent, c’est tout !

Soul Gaz douko Téré Xegn
Ansou SAMBOU, panafricain
convaincu et militant politique

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