COVID-19 et société de consommation

Il est d’un commun accord que la pandémie du COVID-19 constitue une crise sanitaire sans précédent et à impacts multiples.

Le bilan est lourd : prés de 700 mille cas confirmés ,33 milles décès, de nombreux problèmes conjugaux liés au confinement, une vague de licenciements et de chômage partiel ; autant dire qu’il s’agit d’une tragédie humaine !

Dans quelques semaines, la crise alimentaire dans certains pays vulnérables est à craindre d’où le risque d’implosion sociale. Il s’agira pour ces pays concernés, dont le Sénégal et à la suite de la crise, d’inciter à une politique agricole basée sur la souveraineté alimentaire et l’autosuffisance.

Au-delà de ce tableau sombre, quel est l’impact du COVID-19 sur la société de consommation ?

Ce concept consiste en la création systématique d’un désir de consommer des biens et services de manière abondante. On assiste même à l’hyperconsommation, issue de l’insatisfaction permanente, avec des produits périssables, achetés en quantité, qui in fine deviennent inutiles.

Le consommateur est mis dans ce moule économique décoré d’une pesanteur sociale au point d’adopter l’attitude « je consomme donc je suis ».

Le concept de consumérisme est néfaste à plusieurs égards : impact environnemental lié aux déchets issus de la surconsommation, impact psychologique lié aux désirs insatisfaits, le surendettement brisant les ménages et j’en passe.

Pour endiguer la propagation du COVID-19, beaucoup de pays ont instauré le confinement avec la fermeture des établissements de commerces, des cinémas et d’autres lieux de loisirs. Les plus avertis s’attendent à ce que l’application de ces mesures tirent en longueur !

Subitement, une force minuscule mais puissante secoua le consommateur au point de le sortir totalement de la « somnolence diurne » de la surconsommation. Il se rendit compte qu’il peut vivre aisément avec des besoins fondamentaux et rester heureux en dehors du cercle de la société de consommation.

Oui l’après covid-19 sera une période de remise en cause sempiternelle des nœuds que nous nous faisons au cerveau et qui se traduisent par nos comportements au quotidien.

La société de consommation est-elle en sursis ? l’avenir nous le dira !

Abib DIOP

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