Arr Li Nu Bokk : une marche programmée le vendredi 13 septembre 2019

Le mouvement Arr Li Nu Bokk  a tenu une conférence de presse ce mardi 3 septembre 2019. Il  va mener le combat à propos du scandale du fer de la Falémé révélé par Ousmane Sonko. Il est reproché au gouvernement du Sénégal la signature d’un protocole d’accord avec l’entreprise turque Tosyali, protocole dans lequel des avantages exorbitants ont été accordés aux exploitants et qui ne préservent nullement les intérêts du peuple sénégalais.

Une marche est programmée pour  vendredi le 13 septembre 2019, dans l’ensemble du territoire sénégalais. Aar Li Nu Bokk invite les citoyens à sortir massivement.

Voici le communiqué publié à l’issue de la conférence de presse.

[AAR LI NU BOKK ] – CONFERENCE DE PRESSE DU MARDI 03 SEPT 2019

Le combat de la plateforme Aar Li Nu Bokk est rentré, depuis la semaine dernière, dans une nouvelle phase marquée par une campagne de sensibilisation de proximité, des visites d’information aux autorités coutumières et religieuses et aux missions diplomatiques ainsi que des rassemblements périodiques à Dakar, dans les régions et la diaspora.

Ces activités viendront renforcer les initiatives judiciaires en cours, notamment aux États-Unis d’Amérique et en Grande Bretagne, visant les principaux protagonistes de la spoliation du pétrole et du gaz sénégalais. Les actions déjà initiées par des Sénégalaises et Sénégalais de l’opposition, de la société civile et des médias pour prouver et dénoncer les scandales, les délits et forfaits qui entourent la gestion des ressources pétrolières et gazières du Sénégal depuis leurs découverte seront poursuivies et intensifiées.

La plateforme Aar Li Nu Bokk tient à rappeler à l’opinion publique nationale et internationale que les manœuvres et tentatives du Président Macky Sall qui se substitue à la justice pour tenter de disculper son frère Aliou seront toutes vaines et inutiles. Les actes de corruption, les délits d’initié et conflits d’intérêts ainsi que les pratiques conscientes de bradage des intérêts du Sénégal sur lesquels il a fermé les yeux, s’il ne les a pas parrainé, seront minutieusement documentés et tous les instruments juridiques disponibles seront utilisés pour que justice soit rendue au peuple sénégalais.

Les manœuvres dilatoires du procureur de la République tout comme son choix de conduire une procédure pénale inédite, basée sur un appel à témoin en lieu et place d’une enquête en bonne et due forme fondée sur le rapport de l’Inspection Générale d’État (IGE) et les dossiers de l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), déboucheront inéluctablement sur un résultat connu d’avance.

Cette enquête orientée vise, de toute évidence, à disculper les mis en cause par l’artifice d’une instruction exclusivement à décharge. En effet, tout porte à croire que le Doyen des juges d’instruction va clôturer l’information judiciaire par un non-lieu au motif qu’il n’a pas pu retrouver X afin de décharger définitivement Aliou Sall, Frank Timis de toute responsabilité pénale et d’éteindre l’action pénale pour l’avenir. Cette stratégie du blanchisseur se retrouve dans les infractions visées par l’information judiciaire qui embrasse large pour empêcher, après cette enquête, que les mis en cause soient poursuivis sur la base des mêmes infractions.

Dès à présent ALB met en garde contre cette instrumentalisation de la justice pour assurer une immunité automatique à la famille et annonce qu’en tout état de cause toutes les personnes citées dans cette affaire répondront demain de leurs forfaits devant une justice indépendante et impartiale.

La plateforme n’accorde aucun crédit à l’action d’un procureur qui écrit sous la dicté d’un Ministre de la justice revanchard et sans compassion et d’un président qui a choisi le clan et la fratrie au détriment de la patrie.
Aar Li Nu Bokk appelle les Sénégalaises et Sénégalais de l’intérieur et de la diaspora à rester mobilisés pour poursuivre le combat contre l’effroyable pillage des ressources naturelles du Sénégal par un gouvernement dont la faiblesse, l’irresponsabilité, sinon l’incompétence, deviennent un danger pour toute la Nation.

Les Sénégalais n’ont pas encore fini de s’interroger sur les raisons qui ont pu pousser le Président Macky Sall à céder les ressources pétrolières et gazières dans les conditions défavorables que l’on sait, qu’un autre scandale, tout aussi grave, vient s’ajouter à la liste déjà longue de forfaits commis contre les ressources sénégalaises. Il s’agit du contrat octroyant le fer de la Falémé à l’entreprise Turque Tosyali.

En octobre 2018, onze leaders politiques de l’opposition avaient signé une lettre conjointe dans laquelle ils demandaient au Président de la République de renoncer à la signature de la convention accordant l’exploitation des mines de fer de la Falémé à l’entreprise Turque Tosyali. Ils avaient non seulement relevé le manque de transparence du processus ayant conduit au choix de l’entreprise Tosyali, mais avaient aussi interpelé le Chef de l’État sur son manque de vision stratégique. En effet, avec l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz, le Sénégal pourrait devenir, tout naturellement, un acteur mondial de premier plan dans les chaines de valeur de la sidérurgie, avec à la clé des milliers d’emplois et des milliers de milliards de FCFA de gains pour notre pays. Mais Macky Sall est passé outre et a poursuivi dans sa logique consistant à livrer les ressources du Sénégal aux puissances étrangères.

Plus récemment, il a fallu qu’un autre leader Politique, Monsieur Ousmane Sonko en l’occurrence, revienne à la charge pour que le Gouvernement daigne en fin fournir un minimum d’information aux Sénégalais sur les conditions de négociation entre l’État et Tosyali, révélant au passage leur fébrilité et leur manque d’expérience et de rigueur.

Avec sa gouvernance opaque et nébuleuse érigée en règle, le Président Macky Sall est entrain de brader, à huis-clos, des pans entiers des ressources naturelles du Sénégal et compromet durablement le présent comme l’avenir du Sénégal.

Laisser des décisions aussi importantes sur les ressources de toute la Nation entre les mains de quelques fonctionnaires, sans aucun débat ni à l’assemblée nationale ni dans autre cadre multi-acteurs ouvert et inclusif est une faute politique et éthique dont Macly Sall devra répondre un jour ou l’autre.

L’Article 25.1 de la Constitution de la République du Sénégal dispose que « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie (…) l’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croyance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables. L’État et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier ».

La Constitution reconnait donc la propriété exclusive des ressources naturelles au peuple sénégalais. L’État ne devrait, en aucune façon, en disposer à sa guise, sans que le Peuple sénégalais n’ait donné son avis à travers ses représentants à l’Assemblée nationale ou d’autres mécanismes à mettre en place d’une manière consensuelle.

C’est pourquoi la plateforme Aar Li Nu Bokk dénonce vigoureusement ce contrat entre l’État du Sénégal et l’entreprise Tosyali, interpelle le Président Macky Sall sur sa responsabilité personnelle sur ce nouveau scandale et appelle le peuple sénégalais à lutter contre cette spoliation.

Aar Li Nu Bokk invite toutes les parties prenantes membres de la plateforme à réaffirmer leur engagement et à se rendre plus incisif dans le combat collectif. Elle exhorte les partis, mouvements et organisations politiques et de la société civile à lancer des appels à la mobilisation à leurs membres et à l’ensemble des citoyens.

Cette semaine Aar Li Nu Bokk poursuivra sa campagne de sensibilisation aux Parcelles Assainies, à Guediawaye et Pikine ainsi mènera des visites aux autorités religieuses et coutumières ainsi qu’aux missions diplomatiques.

Une marche nationale sera organisée à Dakar, dans les régions et la diaspora le vendredi 13 septembre 2019.

Fait à Dakar le 3 septembre 2019

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