Un pour tour, Tous pour un

« Life is a great teacher, when a lesson is not well known it will repeat it », Denzel Washington

How much did you learn, young Simba?

Sadio Mané n’est pas le contraire d’El hadji Ousseynou Diouf, ni l’opposé de feu Jules François Bertrand Bocandé. Il est le prolongement et la réalisation de leurs aspirations profondes. Il est, d’eux, une somme, qu’il a su nourrir et magnifier, par ses propres atouts.

Êtes-vous surpris que le calme de Mané et son humilité puissent résulter du mélange détonnant de Jules et Elhaji. N’y trouvez rien d’étonnant: « Still water runs deep ».  La lumière blanche n’est-elle pas la somme des divers faisceaux lumineux présents dans la nature? Il n’y aurait pas Sadio s’il n’y avait pas eu Diouf. Et c’est parce qu’il a eu le flamboyant Jules que le virevoltant El hadji a pu exister.

Comme dit, un jour, Chadwick Boseman :  » there is no Black Panther without Denzel Washington ». Ce dernier défend lui-même qu’il n’aurait pas été tel qu’on le voit aujourd’hui sans qu’il ait eu auparavant Sydney Poitier.

Balla Gaye II n’a-t-il pas avoué à Yekini qu’il n’a fait que suivre son parcours pour l’apprendre par cœur? Percevez-vous un peu d’Étienne Preira chez Gorgui Dieng ? Ne voyez-vous pas du Amadou Dia Ba chez Amy Mbacké Thiam? Et du Mame Maty Mbengue chez Aya Traoré. La Force tranquille tient de la Reine d’Afrique. Ainsi avance une nation.

Sadio a pris, appris de la hargne et  du don de soi de Jules, de la désinvolture et du cran de Diouf.  Il a hérité du dribble d’Elhaji, sans les ornements. Puis de l’enfant de Ndar, il a repris tout le sang-froid, le calme olympien dans le camp adverse. De par Jules il a compris le poids de porter une équipe. Il a saisi d’eux comment mieux tenir et soutenir un groupe.

Le succès de ses grands frères l’a guidé. Mais il a aussi pu voir, en les regardant bien, sur leur visage, dans le reflet des yeux, les lueurs, leurres et  heurts des projecteurs. De la gloire, les pièges et déboires. Il a compris le sens de la réussite. Et Il a pu apprendre comment vivre et dépenser ses richesses.

Puis l’enfant de Bambali a eu les valeurs, la force, un cœur et les épaules assez larges pour contenir et convertir ces expériences.

Il trace maintenant lui-même son bonhomme de chemin. Et fait face à la vie. Sur le terrain, et en dehors.

Chaque geste posé est un coup de pinceau dans la grande fresque de la vie.

Malé Fofana PhD

 

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