Un cas d’école, espérant voir la situation de la pandémie drastiquement baisser , d’ici-là…(Par Pape Diop)

LOGIQUE ET RAISONNEMENT.

— À moins de dix cas répartis sur un périmètre réduit, on fermait les écoles qu’on veut maintenant rouvrir pour plus de mille cas éparpillés sur le territoire national ;

— Fermer les écoles au signalement de cas importés (extérieur) plus faciles à tracer, donc à maîtriser et vouloir les rouvrir avec des cas communautaires (intérieur) dans presque tout le pays ;

— Continuer des conseils des ministres en visioconférence et tirer la cloche en appelant à la reprise des cours en présentiel est tout simplement incohérent. Car, le premier aspect mobilise moins de personnes pour pouvoir leur servir de test de regroupements distanciés.
Dans ce contexte où le Sénégal a fini d’héberger le coronavirus, n’est-ce pas toutes les vies comptent ? Et l’investissement le plus cher et rentable est bien-sûr celui fait sur les apprenants qu’il faut impérativement et jalousement protéger.

EN CAS DE REPRISE À DATE ÉCHUE :

1- À l’école primaire et dans le moyen-secondaire, ce serait faire dans un profond semblant de sérieux que d’occulter la pléthore d’abris provisoires, la difficulté de gérer les effectifs et les réalités zonales de près ou de loin, entre autres couacs, pour penser une reprise aboutie, même commençant par les seules classes d’examen (CM2, 3e et Terminale).

2- Dans l’enseignement supérieur, il faudrait commencer par les étudiants en fin de cycle (L3 et Master), en effectifs réduits, pour apostropher l’équivalence de classes d’examen, comme par analogie au primaire et au moyen-secondaire.
Et dans ce cas précis, le gouvernement devra assurer, au moins, à chaque étudiant, sous aucun prétexte partageux :

— logement individuel ;
— chaise dépliante personnelle pour les cours ;
— lots de masques à suffisance ;
— gels hydroalcooliques à suffisance ;
— savons ordinaires à suffisance ;
— effets crypto-personnels à suffisance.

N.B : Des étudiants seront confrontés à la manipulation d’objets dans le cadre des travaux dirigés et pratiques, le gouvernement devra garantir la propreté des sites (hébergement, restauration, classes, bibliothèques,…) et tous les outils de travail en temps réel et ce à la seconde.
Il sera attendu des étudiants, enseignants, administratifs, personnels de nettoiement et de sécurité le réflexe du respect strict des mesures d’hygiène individuelle et de santé publique.

L’effectivité de la reprise des cours au 2 juin 2020, si décidée quelle que soit la situation de la pandémie, exigera de l’État du Sénégal, en plus de la liste non exhaustive ci-haut majorée de centres médicaux fonctionnels et ponctuels, qu’il engage pleinement ses services de transport public (société DAKAR DEM DIKK) pour le convoi des étudiants à leurs campus respectifs. C’est à reconnaître que le ralentissement de l’activité économique, pour ne pas dire l’inertie, a véritablement affecté beaucoup de parents qui n’auront les moyens des déplacements nécessaires de leurs enfants apprenants. Cette situation socio-économique, incapacitante à bien des égards, postulerait pour l’octroi ou le don de tickets de restauration aux étudiants.

MAINTENANT…

—Privilégier les classes d’examen et les étudiants en fin de cycle (L3 et Master) ne serait-ce pas rompre l’équité et l’égalité de tous les apprenants ?

—Le passage en classe supérieure de qui compte t-il plus que celui de qui d’autre, dans des délais raisonnables ?

—Les apprenants des différents niveaux d’études n’ont-ils pas des projets propres que chacun aurait arrimé à un échéancier ?

Nous savons tous que des partenaires techniques, financiers et institutionnels attendent des bilans chiffrés à titre justificatif de toutes ressources allouées aux différents ministères en charge de l’Éducation, à travers ses sous-secteurs.
Mais, aucune statistique ne saurait s’échanger contre la bonne santé d’un acteur éducatif. C’est une question de bien-être collectif au delà du mieux-être individuel.

LA COMMUNAUTÉ ÉDUCATIVE EST TROP CHÈRE À CETTE NATION POUR DEVOIR ÊTRE PROTÉGÉE AU SUMMUM.

ÉCOLE SÉNÉGALAISE : COVID-19 DÉCLARÉ COUPABLE

Quand tout est suspendu au COVID-19, aucune autre responsabilité ne semble être engagée. La pandémie, déclarée coupable, ne regrette rien et poursuit son chemin.
Quand le Président de la République, Macky Sall, espère…
Dans l’auto-consolation, un semblant de sérieux dit facilement n’avoir rien à se reprocher.
Nous autres, nous nous accrochons, nous prions. Mais, pour un petit moment, soyons au creuset des personnages, depuis l’indépendance, qui s’identifieraient mieux à ce coupable déclaré et qui ne regrette rien.

Papa DIOP,
Professeur d’Informatique certifié
Formateur APC d’enseignants

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Un commentaire

  1. Parfaitement mon frère quand on copie voilà ce que ça donne c’est dommage qu’on est pas un gouvernement souverain

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