Troisième mandat guinéen, le coup d’essai d’un projet tripartie.(Par Ansou Sambou)

Alassane Ouatara avait vu nette en procédant très tôt, à un référendum, il y’a trois (03) ans exactement.

En effet, conscient des heurts éventuels qu’un bricolage constitutionnel pourrait provoquer à l’approche de la présidentielle, Ouattara avait proposé un projet de révision de la constitution ivoirienne, et organisé un referendum le 30 Octobre 2016 pour disait- il « installer une troisième république ». Les résultats des urnes avaient révèlé à l’issue du scrutin 93,42 % de votes favorables et 6,58 % de voix contre avec un taux participation de 42,42%.
Il importe aussi de rappeler que l’opposition significative n’avait pas pris part à ce scrutin car préoccupée par la libération de ses membres qu’elle qualifiait de « prisonniers politiques ».

Cette réforme a aussi revu le mode de désignation du président avec une DÉLIMITATION de l’ÂGE de la candidature à la présidentielle, la création d’un poste de vice-président, un sénat, et l’introduction de la Chambre des rois et chefs traditionnels dans la constitution. C’est en fait, cette malicieuse façon de se servir tout en donnant l’impression de servir tout le monde: les chefs religieux et traditionnel, les politiciens du pouvoir comme de l’opposition qui y voient de nouveaux postes électifs et nominatifs à briguer, etc.

Avec cette nouvelle république, les compteurs des mandats sont remis à zéro et la limite d’âge supprimée. Ce qui ouvrait donc la voie à une candidature au troisième mandat. Dans ses nombreuses esquives, Alassane Ouatara allors âgé de 77 ans, a toujours disait n’être préoccupé que par les questions de développement économique du pays et de réconciliation nationale mais sans jamais ouvrir ou créer une commission vérité-reconciliation afin de punir les coupables de nombreux massacres de 2010. Évitant toujours la question de la candidature à un troisième mandat.

Mais avec les murmures qui nous parviennent de toute l’Afrique de l’ouest et l’attitude amorphe et l’indifférence de Ouattara, on pouvait affirmer avec certitudes qu’il avait le même plan que son homologue guinéen Alpha Condé.

Le troisième sommet du triangle complet de Pythagore est Macky qui est aussi dans la même attitude face aux scènes sanglantes de répression en Guinée qu’il na jamais condamnées.

Aujourd’hui, nous assistons à une entrée da Condé, l’un des « #troisième_manadaïstes » dans la danse. Et s’il se fait battre, les autres verront leur avenirs sombres.

C’est un impératif de la vitalité démocratique que Condé perde, Ouatara aussi pour dissuader Macky Sall et tous ces présidents qui ont en tête, ce projet de candidature à un troisième mandat.

#Non_au_troisième_mandat

Ansou SAMBOU, panafricain
convaincu et militant politique

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