vendredi 21 juin 2024
Contributions

Sénégal, les défis à trois : Ousmane Sonko, le Président Diomaye et nous

Constat amer maintenant, les forces occultes, les forces spéciales et les terroristes qui rôdaient dans notre imagination se sont dissipés. On peut même parier qu’elles se sont éclipsées, emportées par la défaites de ceux qui les avaient vues. Que de vies et d’espoirs brisés dans la fantaisie ! C’était, ce temps, le sale temps du « MACKY » où, on a vendu la médiocrité aux sénégalais pour verser le sang d’honnêtes hommes. Car des gens venus de nulle part se sont retrouvés au devant de la scène dans une véritable « caverne d’Ali-BABA-SÉNÉGAL », avec un pouvoir qui n’a de limite que DIEU, pillant sans savoir, nos maigres avoirs communs. Beaucoup d’autorités se sont crées des empires de non droit où la vicissitude fait loi. Face « à la force qui reste à la loi », une loi sans foi et qui n’a de fondement que son propre égoïsme, son l’arrogance face à un peuple qui détient la souveraineté et le droit à la résistance. Le château de carte d’un pouvoir que l’on détient sans le peuple s’est effondré. Mais, la mobilisation doit continuer avec la même ferveur patriotique. Il n’y a pas de temps de répit à écouter la mauvaise foi de ceux qui ont perdu et qui aujourd’hui versent dans des débats stériles. « Joggue Jotna » !

Depuis très longtemps, les sénégalais ont baigné dans la théorie, avec peu ou sans pragmatisme. Le savoir théorique était le principe partagé par des somnambules qui baignaient dans l’oisiveté, errant à ne rien faire. L’appel au patriotisme et au partage du principe du « JUB, JUBAL, JUBANTI » est posé. Ce principe patriotique repose sur le savoir-être. Il s’agit du « JIKO ». Cela veut dire que chacun d’entre nous doit semer en lui, dans ses actes, le sens de la responsabilité, de la conscience professionnelle, de l’amour du travail, pour soi et le défendre envers et contre tous. Voilà pourquoi, des actes doivent être posés vigoureusement contre le « TOGG MOUY DOKH » et le « TEUDD MOUY NAWOU ». Contre tous ces comportements aux antipodes de la morale et de l’éthique. Désormais c’est le travail qui compte, c’est la ponctualité et l’assiduité dont il faut rivaliser. Tout ceci est sous-tendu par des critères de performances qui doivent être visibles, quantifiables, appréciables par des résultats parce qu’il y a de bien malins qui peuvent jouer à se retourner les pouces à leurs postes. Des présents-absents qui doivent être connus identifiés et dénoncer, c’est le devoir de tout un chacun, parce qu’ils pillent la République. Il faut dénoncer ceux qui, aussi, atteints par une boulimie de l’avoir, d’un avoir soustrait à un peuple qui réclame à présent son du. C’est le changement systémique dont il s’agit maintenant. Il suppose une introspection et un changement de nos catégories de penser. Chacun d’entre-nous doit savoir ce qu’il doit faire et pour quel objectif ! Car beaucoup de choses à l’envers expliquent notre situation actuelle. Comme la mauvaise gouvernance et la sorcellerie politique vécues ces derniers temps par des recrutements et des augmentations à l’emporte-pièce. Ces décrets, ces nominations et ces recrutements farfelus n’ont que pour seul but de provoquer des tensions de trésoreries et de réchauffer le front social pour faire valoir l’argument de l’incapacité des nouveaux gouvernants. Il faut face à cette situation être froid et remettre les choses à l’endroit puisqu’il n’y a pas de droits acquis en la matière. Il n’y a aucun dû, il nous faut l’égalité et la légalité.

Le projet, dans ces cinq (05)axes prioritaires, doit être porté par des jeunes et des femmes bien formés, bien éduqués, trempés dans des valeurs éthiques. Un projet sous-tendu par le sens de la responsabilité, ou on rend compte au peuple après un exercice.

Contre la dette, il faut un autofinancement endogène, par le DON DE SOI. Cela permet de couper l’intérêt des emprunts. Pour cette période transitoire et à chaque fois que de besoin, la citoyenneté et le patriotisme doivent prévaloir. C’est le sens de la publication réalisée dans le cadre de la campagne « abolir la dette pour libérer le développement », de Dakar 2000 : « Afrique, des résistances aux alternatives, au Forum des peuples à SIBY ( MALI) en juin 2000 » . Il s’agit à présent de ne plus voir le Sénégal avec les mêmes lunettes. C’est le « Burok » pour notre souveraineté. Et c’est maintenant et cette année avec les VAP (les vacances agricoles patriotiques). Il nous faut instamment, nous libérer sans attendre, en produisant pour nous-mêmes. On peut même dire que, pour chaque autorité, s’investir dans l’agriculture est un critère de performance. Ce devrait être une exigence, pour tous, jusqu’au décollage total.

Dans les cinq (05) axes recommandés par le Premier ministre Ousmane SONKO et le Président de la République Bassirou DIOMAYE DIAKHAR FAYE, l’éthique et le travail figurent en bonne place. Nous sommes face à l’impérieuse nécessité de réussir. Si le MACKY à connu l’échec, il a pensé que l’on puisse faire l’essentiel et réussir sans le peuple souverain. Aujourd’hui, à la place du gouvernement de combat, les nouvelles autorités ont mis en place un gouvernement de résultats où l’éthique, l’humilité, la compétence font loi. Il nous faut une prise de conscience réelle, nous réajuster pour reprendre notre souveraineté par le travail, par le DON DE SOI. La construction d’un Sénégal souverain juste et prospère dans une Afrique en progrès doit habiter la conscience de chaque citoyen, de chaque acteur de chaque responsable.

Le travail bien pensé commence par la FORMATION. Aucune entreprise ne peut réussir sans qu’au préalable que l’on ne réfléchisse sur les contours des actes qui mènent à la réalisation de l’objectif que l’on s’est fixé. Le plus important aujourd’hui, ce n’est pas, ce que l’extérieur peut nous apporter, sans nous. Mais, ce que nous pouvions faire pour nous-mêmes. En fait, aucun peuple ne peut réussir sans être solidaire avec ses dirigeants. C’est pour dire finalement que le Président DIOMAYE et le Premier Ministre Ousmane SONKO : c’est NOUS. Ceux qui aiment le pays doivent avoir la même détermination que ceux qui veulent nous maintenir dans la dépendance et la pauvreté quel que soit leur point d’encrage. Rien ne sera plus comme avant.

Notre développement endogène doit être chevillé sur une éthique citoyenne basée sur la justice, la reddition des comptes, la bonne gouvernance. Ce sans quoi aucun développement humain digne de ce nom n’est possible. Personne, d’entre nous, ne peut s’attendre à un Sénégal prospère sans rien faire. Nos territoires doivent se développer avec la main de chacun, il ne faut pas qu’on se trompe. Gardons la même solidarité que celle qui nous a permis de vaincre l’injustice. Levons-nous pour notre souveraineté. Pour que vive le SENEGAL. Nous avons gagné une victoire, celle de la démocratie. Nous commençons une nouvelle expérience celle du développement. Pour Abdoulaye Ndiaga SYLLA, il faut faire face : « aux multiples lobbies qui veulent préserver leurs porteurs de pouvoirs ». Pour dire comme Wolé SOYINKA « le tigre ne proclame pas sa tigritude, il bondit sur sa proie et la dévore ». J’affirme de ce fait que la souveraineté ne se chante pas, elle s’incarne dans le pragmatisme. Elle n’est pas passive, elle est dans l’action et dans le BUROK. Levez-vous !

Ousmane Jean BIAYE, Professeur de Philosophie au LYCÉE DE CABROUSSE

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