Sécurité du Président Ousmane Sonko : entre prudence et diligence

Il a été révélé dans la presse que le journaliste Mouth Bane a reçu il y a quelques temps des menaces de mort à travers une lettre glissée dans son véhicule. Le journaliste Pape Alé Niang, dans sa chronique du mercredi 16 décembre 2019, a révélé des manigances faites pour attenter à la vie d’Ousmane Sonko, une fois en tournée en Casamance, et qu’il a intérêt à faire attention dans la zone sud.

Le parti PASTEF a toujours pris au sérieux ces menaces et Ousmane Sonko et s’est toujours voulu prudent. Lors d’une conférence de presse du 16 octobbre 2018, voici ce que le Président déclarait :

«Nous avons écrit au ministre de l’Intérieur qui, lui-même, m’a publiquement menacé, pour que l’Etat assure ma protection. Espérons simplement que Macky Sall, même si j’en doute fort, aura l’élégance du Président Abdoulaye Wade qui, en 2012, lui avait accordé cette même protection. A défaut, nous avisons toute l’opinion nationale et internationale, que tout ce qui nous arrivera, sera de la responsabilité exclusive de Macky Sall et de son régime.»

« Aujourd’hui on agite des arguments de terrorisme tantôt, demain de violence, après-demain d’argent illicite ou de drogue. Nous n’excluons pas qu’il profite de nos événements ou s’introduire chez nous pour y glisser des substances prohibées et faire ensuite débarquer chez nous des limiers pour nous accuser de quelque chose de très grave.»

«Tout le peuple sénégalais constate que la peur est dans l’autre camp. Il suffit qu’on annonce une sortie d’Ousmane Sonko pour que ça tremblote comme des feuilles. Je veux rassurer tout le monde qu’il n’y aucun paranoïa encore moins une victimisation.»

Un candididat à la présidentielle et journaliste menacés de mort dans une situation prélectorale confuse, l’ensemble des élus de la République devrait sortir et manifester publiquement leur soutien et celui de Nation entière à leur encontre. Personne ne devrait accepter, dans n’importe quelle portion de territoire de la République, que quelque citoyen que ce soit subisse de telles pressions. L’information devra être pris en compte avec du serieux et beaucoup de prudence, mais les services de l’état devront la traiter avec diligence.

Abdou SONKO, Pôle Communication de PASTEF France

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