Politique, science et religion : le cas du Sénégal face au COVID-19

Paix sur vous et tous contre le COVID-19

L’islam et les autorités musulmanes ont beaucoup apporté à la cohésion et à la stabilité de notre pays. Y revenir n’est pas l’objet de ce post, mais, il ne faut pas que le COVID-19 fasse oublier cela. Aucune autorité politique ne peut gouverner le Sénégal sans être en bonne entente avec les autorités religieuses notamment musulmanes. C’est une évidence.

Même le colon français qui avait la force de son côté le savait et se méfait nuit et jour d’un soulèvement des musulmans sous la direction de leurs marabouts et imams. Donc, pourquoi continuer à insister sur la question de la fermeture provisoire des mosquées et d’en tirer des conclusions radicales sur la base de la colère, de la peur et des amalgames de toutes sortes ? Il faut faire attention avec cette question.

Il suffit de continuer à sensibiliser les responsables musulmans récalcitrants sans donner l’impression justement que les mosquées ont été ou sont le foyer du virus du COVID-19 au Sénégal. Quand un imam a donné la parole à un médecin après la khoutba dans la mosquée, n’était-ce pas là un signe de préoccupation pour la santé des fidèles venus prier et de tout le monde ? Et les reports de grands rassemblements musulmans ne s’inscrivent-ils pas dans cette même posture de prévention ?

Mais non, certains vont préférer mettre la focale sur quelques positions ou quelques personnes pas favorables à la fermeture des mosquées pour qualifier les imams et marabouts de je ne sais quoi.

Vaut mieux faire de l’islam et des autorités musulmanes de ce pays des alliés que des ennemis. Sinon, il y va d’un autre risque d’effondrement, que Dieu nous en préserve, beaucoup plus grave et durable que les méfaits du COVID-19. Ce n’est pas seulement entre les attitudes de certains musulmans et les savoirs scientifiques qu’il y a eu des difficultés. Des idéologies sécularisées en ont eu comme le communisme soviétique qui a voulu créer sa propre science génétique, le nazisme qui a utilisé la science pour pratiquer du n’importe quoi sur des handicapés et des prisonniers de guerre, jusqu’à Trump et ses amis climatosceptiques.

On sait aussi comment l’anthropologie et l’ethnologie et d’autres savoir scientifiques ont servi la colonisation ou des projets funestes de toutes sortes. Il existe présentement un courant de méfiance à l’égard de la science au sein et notamment des politiques de santé publiques au sein même de l’occident qui en faisait sa singularité.

Juste pour dire que dans le cadre d’une analyse rigoureuse et dépassionnée des relations entre politique, religion et science, c’est l’humilité qui est la clé de compréhension là où les excès de toutes sortes et de toutes origines sont à bannir.
En ces temps anxiogènes de COVID-19 il faut savoir négocier avec toutes les composantes du pays afin d’en faire sortir le meilleur.

wa Salam

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