Mon engagement citoyen (par Doudou Ndiaye Rose Junior)

Doudou Ndiaye Rose Junior, fils du célèbre Tambour Major du Sénégal Doudou Ndiaye Coumba Rose a bien voulu se prêter au jeu de l’interview à la suite du meeting de Campagne de la Section Auvergne Rhône-Alpes de PASTEF Les Patriotes du 9 février 2019 à Lyon.

Les Patriotes : Pourquoi avoir répondu à l’invitation au meeting de « Pastef » du 9 février 2019 à Lyon ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je remercie avant tout les Patriotes de la Section Auvergne Rhône-Alpes de Pastef France de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur cette tribune. Sachez qu’en m’invitant, c’est à notre papa à tous (Doudou Ndiaye Coumba Rose), un des fils les plus représentatifs du Sénégal à qui vous avez adressé un hommage posthume, au travers de mon humble personne !

Moi qui pratiquement n’apparais que très rarement sur des scènes autres qu’artistiques, encore moins sur la scène politique sénégalaise, je suis cependant bien préoccupé par la question de la sauvegarde et de la défense de notre patrimoine culturel qui fut tant exemplaire !

J’aspire inlassablement à accomplir ma mission artistique de faire rêver et, à chaque fois que l’occasion s’est offerte à moi, je me suis exprimé pour contribuer à soulager les maux de notre société, sunu Askan wi. Au niveau où s’est retrouvé notre (cher) pays, toutes les forces de Sunugaal se doivent de converger vers une intention commune et positive. Je n’en peux plus de rester spectateur, l’heure est grave voire même dangereuse!

Les Patriotes : Quel message politique voulez-vous apporter à nos compatriotes sénégalais ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je me garde de jouer au politologue ou spécialiste en la matière; je n’en possède point les compétences. Je vais plutôt m’avancer au travers de mon domaine de prédilection et également d’user de mon humble regard d’artiste.

Ayant bénéficié de la chance d’avoir sillonné la planète, j’aimerais porter cette riche expérience à mon pays, qui à mon sens tourne le dos à ses valeurs toutes tendances confondues.

Le message est tout simple : il est temps de nous poser les bonnes questions, les vraies problématiques, et d’être lucide pour prendre le recul nécessaire afin de mieux franchir les obstacles et le défi colossal que nous oppose le « nouvel ordre mondial » qui essuie déjà ses semelles au seuil de nos portes.

Autrement dit : votons utile !!!

Les Patriotes : Quelle lecture faites-vous de la scène politique actuelle du Sénégal?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je vais par trois métaphores faire un clin d’œil à cette urgence pour nous, qui nécessite le plus rapidement possible de basculer vers d’autres paradigmes :

En termes de distribution de biens communs, l’on peut comprendre celui qui dit : 1 pour toi, 1 pour l’autre, 2 pour moi ; mais absolument non lorsque celui-là qui dit : 1 pour toi, 1 pour l’autre, beaucoup pour moi et mes proches, et finalement 0 pour le bas de la pyramide.

Pour éradiquer cette fâcheuse tendance et ces habitudes que l’on brandit si fièrement, au nom usurpé de la tradition, dans les cercles politiques et sociales au Sénégal, il faudrait commencer par changer les termes du genre : « may na nu la jëkër » ; « jebbal na nu la sa borom kër» ; « kër gi sa kërë, lu la neex defal » ; ou ressasser dans les oreilles d’un président ou guide : « yaay borom reew-mi » tandis que celui-ci n’exerce que le poste que le peuple lui a confié.

Ce sont pour moi des mots pièges qui incitent à la tyrannie voire à la dictature : ces mots qui lacèrent sans la moindre impunité les sénégalais qui n’ont plus de repères.

Nous sommes tous responsables !

Les Patriotes : Quelle orientation devrait-on donner au Sénégal ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Voilà une question très importante mais difficile à répondre, car devenue creuse et qui semble feinter le sens et la consistance de l’enjeu ! J’évoque en toute humilité les travaux d’autres patriotes tels que votre mouvement, de Pathé Dieng/Lyon en France, éminent professeur d’université et fondateur du site « chaque sénégalais compte » parmi tant d’autres…

Loin d’être défaitiste, je pense que nous sommes sur la bonne voie, celle des Patriotes sénégalais convaincus de devoir œuvrer pour le changement de notre système politique. Heureusement ! Car impossible n’est pas sénégalais !

A mon avis nous devons-nous focaliser sur ces questions :

1-inviter les représentants religieux : les imams et autres représentants confrériques (pas tous) qui annexent le cercle politique, le coran dans la main, à s’en remettre aux illustres enseignements de leurs prédécesseurs dans la retraite avec ngor, jom, maandu ak suturë.

2-Rappeler aux Gewëls ce qu’est le gëdd : ce que firent leurs prédécesseurs dans les cours royales à l’époque où eux seuls étaient autorisés à se vêtir d’habits de soie et de porter deux sabres fourrés d’or et d’argent ; et armés de sciences, car dépositaires des traditions séculaires ; ils étaient du côté du peuple avant de servir la monarchie.

3- Réfléchir à la renaissance d’écoles politiques de parti ; celles qui s’attelaient à la formation d’idéaux étanches républicaines et non-partisanes – pour une autre façon d’exercer la politique au Sénégal et en Afrique.

Dans un pays tel que le Sénégal qui peut, à juste raison, être qualifié de Nation-familiale pour sa Téranga. Ce mot de Téranga, qu’aucun adjectif ne peut qualifier tant il est riche et difficile à cerner !

Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser dilapider les deniers publics, la sueur des contribuables sénégalais qui sont ignorés et non consultés, et qui assistent impuissants au bradage de leurs ressources naturelles et minières, livrées aux dents de l’impérialisme vorace du franc CFA et autres ogres, les entreprises multinationales.

Il est grand temps d’inviter nos dirigeants à ressusciter les idéaux de nos valeureux ancestrales, réincarner leur combat et leur sacrifice, de bien nous regarder en face avant d’agir pour l’intérêt de notre Nation, de nos familles et de faire les bons choix au risque de nous retrouver sous peu de temps à hurler nos thiants, nos wassifas et aumônes de façade, car demain c’est déjà maintenant !

Agir maintenant avant de nous apercevoir que Dieu a changé de numéro de téléphone à notre encontre ; car nous n’aurons rien vu venir, tant nos égos et notre passivité sont surdimensionnés.

Les Patriotes : Que pensez-vous de Ousmane Sonko ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Vous savez, comme le dit un chanteur du pays dans un album intitulé « symphonie », je le rejoins dans cette idée car tout est son ! Je m’explique : lorsque vous jouez de la musique devant un enfant ou un novice quelque soit son âge ou son origine, si vos accords sont faux, ils vous le feront aussitôt sentir; cela est universel !

C’est ce qui me fait penser à Ousmane Sonko. La toute première fois que je l’ai vu et entendu s’exprimer, j’ai d’emblée été saisi de fierté doublé du sentiment d’avoir le baume au cœur. D’ailleurs, c’est la deuxième fois depuis Barack Obama à ma connaissance, que je remarque lors d’élection une personnalité politique inspirer autant de dynamisme et de charisme dans le pays et au-delà. C’est inédit au Sénégal ! Maintenant il aura à faire ses preuves s’il est élu. En tout cas, les sénégalais ont soif de vivre dignement.

Les Patriotes : Pour finir, que pensez-vous de son livre « Solutions » et de son programme ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Moi qui suis dans l’écriture et qui aime lire, lorsque j’ai entamé son livre dès les 16 premières pages, j’ai été honnêtement saisi d’émotions et d’espoir, d’espoir à l’endroit de notre Sunugaal qui régurgite sa Téranga légendaire.

J’ai dû interrompre ma lecture pendant plusieurs jours avant de reprendre tellement mon cœur battait le sabar de lumière.

J’espère de tout mon cœur que notre nation familiale saura se servir de ce « pansement » que nous envoie Allâh Soubhana Wa Taala !

Voter Ousmane Sonko !!!


Les Patriotes : Pourquoi avoir répondu à l’invitation au meeting de « Pastef » du 9 février 2019 à Lyon ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je remercie avant tout les Patriotes de la Section Auvergne Rhône-Alpes de Pastef France de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur cette tribune. Sachez qu’en m’invitant, c’est à notre papa à tous (Doudou Ndiaye Coumba Rose), un des fils les plus représentatifs du Sénégal à qui vous avez adressé un hommage posthume, au travers de mon humble personne !

Moi qui pratiquement n’apparais que très rarement sur des scènes autres qu’artistiques, encore moins sur la scène politique sénégalaise, je suis cependant bien préoccupé par la question de la sauvegarde et de la défense de notre patrimoine culturel qui fut tant exemplaire !

J’aspire inlassablement à accomplir ma mission artistique de faire rêver et, à chaque fois que l’occasion s’est offerte à moi, je me suis exprimé pour contribuer à soulager les maux de notre société, sunu Askan wi. Au niveau où s’est retrouvé notre (cher) pays, toutes les forces de Sunugaal se doivent de converger vers une intention commune et positive. Je n’en peux plus de rester spectateur, l’heure est grave voire même dangereuse!

Les Patriotes : Quel message politique voulez-vous apporter à nos compatriotes sénégalais ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je me garde de jouer au politologue ou spécialiste en la matière; je n’en possède point les compétences. Je vais plutôt m’avancer au travers de mon domaine de prédilection et également d’user de mon humble regard d’artiste.

Ayant bénéficié de la chance d’avoir sillonné la planète, j’aimerais porter cette riche expérience à mon pays, qui à mon sens tourne le dos à ses valeurs toutes tendances confondues.

Le message est tout simple : il est temps de nous poser les bonnes questions, les vraies problématiques, et d’être lucide pour prendre le recul nécessaire afin de mieux franchir les obstacles et le défi colossal que nous oppose le « nouvel ordre mondial » qui essuie déjà ses semelles au seuil de nos portes.

Autrement dit : votons utile !!!

Les Patriotes : Quelle lecture faites-vous de la scène politique actuelle du Sénégal?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Je vais par trois métaphores faire un clin d’œil à cette urgence pour nous, qui nécessite le plus rapidement possible de basculer vers d’autres paradigmes :

En termes de distribution de biens communs, l’on peut comprendre celui qui dit : 1 pour toi, 1 pour l’autre, 2 pour moi ; mais absolument non lorsque celui-là qui dit : 1 pour toi, 1 pour l’autre, beaucoup pour moi et mes proches, et finalement 0 pour le bas de la pyramide.

Pour éradiquer cette fâcheuse tendance et ces habitudes que l’on brandit si fièrement, au nom usurpé de la tradition, dans les cercles politiques et sociales au Sénégal, il faudrait commencer par changer les termes du genre : « may na nu la jëkër » ; « jebbal na nu la sa borom kër» ; « kër gi sa kërë, lu la neex defal » ; ou ressasser dans les oreilles d’un président ou guide : « yaay borom reew-mi » tandis que celui-ci n’exerce que le poste que le peuple lui a confié.

Ce sont pour moi des mots pièges qui incitent à la tyrannie voire à la dictature : ces mots qui lacèrent sans la moindre impunité les sénégalais qui n’ont plus de repères.

Nous sommes tous responsables !

Les Patriotes : Quelle orientation devrait-on donner au Sénégal ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Voilà une question très importante mais difficile à répondre, car devenue creuse et qui semble feinter le sens et la consistance de l’enjeu ! J’évoque en toute humilité les travaux d’autres patriotes tels que votre mouvement, de Pathé Dieng/Lyon en France, éminent professeur d’université et fondateur du site « chaque sénégalais compte » parmi tant d’autres…

Loin d’être défaitiste, je pense que nous sommes sur la bonne voie, celle des Patriotes sénégalais convaincus de devoir œuvrer pour le changement de notre système politique. Heureusement ! Car impossible n’est pas sénégalais !

A mon avis nous devons-nous focaliser sur ces questions :

1-inviter les représentants religieux : les imams et autres représentants confrériques (pas tous) qui annexent le cercle politique, le coran dans la main, à s’en remettre aux illustres enseignements de leurs prédécesseurs dans la retraite avec ngor, jom, maandu ak suturë.

2-Rappeler aux Gewëls ce qu’est le gëdd : ce que firent leurs prédécesseurs dans les cours royales à l’époque où eux seuls étaient autorisés à se vêtir d’habits de soie et de porter deux sabres fourrés d’or et d’argent ; et armés de sciences, car dépositaires des traditions séculaires ; ils étaient du côté du peuple avant de servir la monarchie.

3- Réfléchir à la renaissance d’écoles politiques de parti ; celles qui s’attelaient à la formation d’idéaux étanches républicaines et non-partisanes – pour une autre façon d’exercer la politique au Sénégal et en Afrique.

Dans un pays tel que le Sénégal qui peut, à juste raison, être qualifié de Nation-familiale pour sa Téranga. Ce mot de Téranga, qu’aucun adjectif ne peut qualifier tant il est riche et difficile à cerner !

Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser dilapider les deniers publics, la sueur des contribuables sénégalais qui sont ignorés et non consultés, et qui assistent impuissants au bradage de leurs ressources naturelles et minières, livrées aux dents de l’impérialisme vorace du franc CFA et autres ogres, les entreprises multinationales.

Il est grand temps d’inviter nos dirigeants à ressusciter les idéaux de nos valeureux ancestrales, réincarner leur combat et leur sacrifice, de bien nous regarder en face avant d’agir pour l’intérêt de notre Nation, de nos familles et de faire les bons choix au risque de nous retrouver sous peu de temps à hurler nos thiants, nos wassifas et aumônes de façade, car demain c’est déjà maintenant !

Agir maintenant avant de nous apercevoir que Dieu a changé de numéro de téléphone à notre encontre ; car nous n’aurons rien vu venir, tant nos égos et notre passivité sont surdimensionnés.

Les Patriotes : Que pensez-vous de Ousmane Sonko ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Vous savez, comme le dit un chanteur du pays dans un album intitulé « symphonie », je le rejoins dans cette idée car tout est son ! Je m’explique : lorsque vous jouez de la musique devant un enfant ou un novice quelque soit son âge ou son origine, si vos accords sont faux, ils vous le feront aussitôt sentir; cela est universel !

C’est ce qui me fait penser à Ousmane Sonko. La toute première fois que je l’ai vu et entendu s’exprimer, j’ai d’emblée été saisi de fierté doublé du sentiment d’avoir le baume au cœur. D’ailleurs, c’est la deuxième fois depuis Barack Obama à ma connaissance, que je remarque lors d’élection une personnalité politique inspirer autant de dynamisme et de charisme dans le pays et au-delà. C’est inédit au Sénégal ! Maintenant il aura à faire ses preuves s’il est élu. En tout cas, les sénégalais ont soif de vivre dignement.

Les Patriotes : Pour finir, que pensez-vous de son livre « Solutions » et de son programme ?

Doudou Ndiaye Rose Junior : Moi qui suis dans l’écriture et qui aime lire, lorsque j’ai entamé son livre dès les 16 premières pages, j’ai été honnêtement saisi d’émotions et d’espoir, d’espoir à l’endroit de notre Sunugaal qui régurgite sa Téranga légendaire.

J’ai dû interrompre ma lecture pendant plusieurs jours avant de reprendre tellement mon cœur battait le sabar de lumière.

J’espère de tout mon cœur que notre nation familiale saura se servir de ce « pansement » que nous envoie Allâh Soubhana Wa Taala !

Voter Ousmane Sonko !!!

Propos recueillis par Cherif DIEDHIOU

Partager
  • 4
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    4
    Shares