MADIAMBAL -QUASIMODO OU LE VAMPIRE DRACULA

Quelle impertinence journalistique que ce Madiambal s’essayant à l’intertextualité littéraire ! Voici un faussaire littéraire, qui par manque d’arguments convaincants pour nourrir sa haine contre Ousmane Sonko et plaire à son commanditaire va trouver une nouvelle inspiration journalistique dans la fiction littéraire. Par la même occasion il s’est risqué à donner une explication et une finalité à la fiction de Mary Shelley. Malheureusement pour lui, croyant faire une œuvre d’érudition, il se dénude dans la bêtise interprétative car voulant coûte que coûte établir l’homologie entre Sonko et Frankenstein. Il s’est écarté délibérément de l’approche texto centrique, qui seule pouvait faire foi en l’espèce.

C’est donc l’occasion pour nous de découvrir un illustre ignorant, qui certainement sans lire le roman de Shelley de la préface à la postface, s’est appuyé sur Comprendre Frankenstein. La problématique et la trame du récit lui sont inconnus, car il est un herméneute à qui il manque le secours des outils d’analyse pour réaliser une exégèse féconde. Donc au lieu d’une analyse textuelle digne d’un spécialiste, cet usurpateur sans consistance nous à livré un compte rendu de lecture nul et tendancieusement orienté vers le seul dessein qui le tient à cœur, calomnier et détruire Ousmane Sonko.

Au ras du texte considéré comme fable selon Macherey, le créateur de ce personnage n’est pas Shelley, mais le savant Henry Frankenstein qui habite dans le texte. Pourtant à l’origine Frankenstein personnage, créature de Henry Frankenstein est un être implorant l’amour mais rejeté par la société. Sous ce rapport, il apparaît comme un personnage non agressif persécuté par les hommes du haut de leur humanitude et humanité. Seul le cinéma hollywoodien triomphant vers les années 60 et 70 réussira, par réécriture et interprétation commerciale à faire de ce personnage un criminel ou la figure tutélaire du monstre surgissant du fond des âges à abattre. Le film témoin de cette nouvelle vision est Le Retour de Frankenstein pat T. Fischer.

Ce que Madiambal n’a osé et doit dire c’est que si Ousmane Sonko est Frankenstein, Macky Sall est Henry Frankenstein. C’est lui qui a signé le décret de radiation de Ousmane Sonko le 28 août 2016, lui donnant malgré lui un temps fou pour se consacrer à la politique. C’est le signal cabalistique annonçant le point de départ d’une révélation politique attendue par les sénégalais depuis l’indépendance. Ils le découvrirent aussitôt, et ce fut une belle rencontre d’amour, contrairement à Frankenstein de la fiction honni et rejeté par les humains. Le résultat ne s’est pas fait attendre, il devient honorable député jouissant de tous les privilèges accordés à cette institution, dont l’immunité parlementaire qui le sauva du complot du siècle. Puis il se présenta aux présidentielles de 2019, seul contre quatre candidats. Il prouva l’accroissement de sa côte de popularité avec un pourcentage électoral inédit pour une première tentative.

Au lieu du désamour comme dans la fiction de Mary Shelley, c’est une union indestructible avec le peuple que tous les observateurs notent. Mars 2021, cette union indestructible est scellé en pacte de sang de vie ou de mort, la réaction populaire a l’appel à la résistance, au mortal kombat pour protéger l’enfant du peuple est là pour le prouver. La suite, ce sont les succès électoraux des municipales et des législatives. Pourtant ce pays a changé de cap depuis belles lurettes, car malgré le jaay doolé le titeulaaté, le doraaté et le téjaaté et le sacaaté l’impopularité du régime s’accroît de jour en jour. L’hostilité des hommes contre la créature de Henry Frankenstein s’est donc transférée du personnage (créature) au savant (créateur).

Aujourd’hui c’est la défiance, l’aversion et la révolte du peuple contre Macky Sall, et l’adulation de Sonko par la majorité des sénégalais. Vraiment Madiambal est nul, il aurait parlé de Frankenstein à rebrousse poil ou à rebours on aurait accepté, car qui se moque de la morale de la parole donnée, piétine serment prêté, écrase les valeurs sacro-saintes fondatrices de notre culturalité sénégalaise ?

Cet article est prémonitoire, car si dans la fiction shelleyenne, le monstre Frankenstein détruit le savant apprenti sorcier Henry Frankenstein et sa famille avant de sombrer, ici dans une vision à rebours Frankenstein-Sonko a atteint l’apothéose et apparaît comme le messie ou le justicier longtemps attendu par son peuple Quant à Mandiambal ce malabar repoussant comme Thersite, il nous fait penser au pitoyable et vilain Quasimodo de Victor Hugo. Sa prestance physique le destinerait à gagner honnêtement sa vie dans les arènes de lutte avec frappe plutôt que dans les salles de rédaction et les plateaux de télévision. Un journaleux dont l’invariable objet d’écriture Ousmane Sonko et Pastef n’accroche plus personne. Sous cette nouvelle inspiration journalistique à charge, il devient DRACULA le vampire maléfique jeteur de mauvais sort. En effet, ce journalisme d’acharnement invariable sur la personne de Ousmane Sonko reposant sur le mensonge et la calomnie, est assimilable au travail nocturne du vampire qui se repaît et se fortifie du sang de ses victimes .

Oui, chaque article de Madiambal peut à l’image du vampire être considéré comme une morsure. Car c’est le geste préféré du vampire pour sucer le sang de ses victimes. Ce délire de mythomanie et de sadisme incarné dans la personne de Madiambal-Fantômas, et qui tend à être un nouveau style de journalisme doit être combattu par les vrais journalistes. Et le Cored institution morale du journalisme doit trouver son mot à dire à ce sinistre plumitif des basses besognes, dont le stylet trempé à l’encre saumâtre des caniveaux crache la haine et la détestation. Madiambal inventé tout le temps des affaires invraisemblables comme le pétard mouillé de Tullow Oil, des accusations imaginaires dont lui seul a la science. Même un journal de parti peut faire mieux que son journal feuille de choux que nous ne nommerons pas par dépit. Mieux, même La Pravda organe d’une pensée unique, celle bolchévik pouvait justifier son alignement aveugle à cause du contexte de la Guerre froide et ses exigences de propagande. C’est quand même triste pour le paysage médiatique sénégalais, ou un journaleux alimentaire, qui a été banni par sa corporation première à cause des indélicatesses donne et fait de la voix. On se souvient de son acharnement contre Diomaye qu’il n’hésita pas à traiter de sambaboye, lorsque ce dernier et son équipe sont venus à la face du monde démonter ses fables sur Mercalex et Atlas. Paraitrait-il leur plan était de rééditer une parodie de l’affaire Fillon contre l’immaculé Sonko.

Il est clair que cet acharnement tous azimuts sur le seul Ousmane Sonko est un avertissement très clair pour les Sénégalais qui croient au changement. La résistance contre les journalistes affabulateurs, l’administration complice, la justice enrégimentée, les forces de l’ordre instrumentalisées ne doit pas faiblir. Tous les sondages ont prouvé qu’il est impossible que Sonko ne soit pas le prochain président du Sénégal. Leur dessein c’est de l’en empêcher par tous les moyens. Comment expliquez-vous l’agitation subite de cette ronde des charognards composée de politiciens battus, de saltimbanques de la presse et de pitres ? Ils sont en mission attentatoire et exécutoire contre Ousmane Sonko que le procureur tentera de parachever à l’aide de cette fausse affaire judiciaire, que je ne nommerai pas par dépit non plus. Alors la question sera existentielle pour les patriotes et les démocrates, sinon shakespearienne. Devrions- nous être ce peuple de lâches et de croupions à succomber aux dérives despotico-jupitériennes et souverainistes qui tente par tous les moyens de briser le destin d’un peuple et d’un homme ?

ALIOUNE SECK

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