L’état du pays contre le discours des élites au pouvoir

On nous a appris en philosophie que c’est en contact avec le réel que l’on comprend mieux le réel.

L’Ecole marxiste à la suite de Hegel (dans Critique de la raison pure), nous apprend également que l’expérience pratique est la meilleure source de savoir.
Forts de ces paradigmes, nous avons préféré laisser de côté les multiples rapports officiels et faire la sourde oreille aux différentes analyses des partisans du pouvoir, dans l’optique de faire le bilan économique et social de l’année écoulée.
Pour ce faire, nous avons interrogé le terrain, au moyen de l’observation directe. Nos conclusions nous ont convaincus qu’un endroit ne peut être plus représentatif du Sénégal, que l’axe Dakar-Ziguinchor-Dakar, en passant par Kolda.
Nous avons fui les plateaux télés et les micros des radios, esquivé les question des journalistes qui parlent peu au pays réel pour réserver notre fin d’année à ce trip.

Nous avons rencontré des populations dignes , braves, ingénieuses et entreprenantes face à une présence étatique de piètre qualité, qui n’a pas bougé depuis notre première tournée en 2014. À l’époque, nous avions fait l’axe Dakar-Kédougou-Saraya-Goudomp-Dakar.

Comme dans le Nord du pays, que nous avons visité récemment, nous n’avons vu que des infrastructures socio économiques de base moribondes ( des routes chaotiques , des écoles et des centres de santé inexistants ou inachevés ) dans l’une des zones les plus riches et des plus fertiles du pays.
Une réalité de terrain qui s’oppose aux chiffres que nous serinent à longueur de journée les tenants du pouvoir, par presse interposée et souvent inféodée.
Lorsque sur le chemin du retour, du haut du Bateau Aline Sitoe Diatta, je regardais l’étendue des eaux et de la verdure qui escortaient notre vaisseau , je ne pouvais m’empêcher de dire à mon voisin que le salut du Sénégal réside dans l’érection immédiate de la région de Ziguinchor comme deuxième capitale du Sénégal avec une vocation économique affirmée.

Puisque le médium qui nous sert de canal d’expression ne peut contenir toute notre amertume, résistant mal à notre espoir de vivre sous peu dans une casamance locomotive du développement national, on ne peut dire en résumé, sans risque de décevoir notre lecteur, que l’année 2019, à l’instar de ses prédécesseures, n’a pas permis de mettre un terme à ce hiatus, qui fait honteusement de notre pays une terre immensément riche mais qui a la malchance d’être menée par la pire élite politique en Afrique ; une des plus renégate et incompétente de nos jours.

Ce voyage, comme ceux que j’ai eu à faire depuis 2010 dans d’autres contrées du Sénégal, me conforte dans l’idée que le combat pour l’autonomie populaire et la souveraineté nationale est le seul viable et le plus légitime que doit mener et gagner notre génération.

C’est possible et nous le ferons…

P.S Nous renouvelons nos encouragements et notre soutien total au frère Guy Marius Sagna et ses codétenus, injustement détenus en prison.

Aldiouma Sow
Sn élections de Pastef
PASTEF SOMONE.

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