Les Jeunes du Sénégal, entre faux engagement politique et domestication intellectuelle(Par Ansou Sambou)

Ils sont en général prompts à brandir des phrases passe-partout du genre:
« Sénégal ma fierté » , « tous unis pour le développement du Sénégal », « Nous devons être unis pour la paix au Sénégal »,  » l’Union des cœurs ”. Des formules qu’on leur fait réciter partout et tout le temps mais sans conviction.

Des phrases « sloganisées » et usitées anarchiquement que finalement moi, j’évite d’utiliser dans mon langage. Pour éviter de les ressembler, j’ai dû par mon vocabulaire (modestement riche), trouver d’autres formules pour exprimer mon engagement citoyen et politique mais aussi mon attachement à la Patrie sénégalaise.
Certains iront jusqu’à me demander : «Au fait, vous êtes de quelle localité ? ». Tellement je suis globaliste que beaucoup ont du mal à situer ma nationalité et ma région. Plusieurs personnes m’ecrivent en inbox : «Cher ami, vous êtes de quel pays ? ».
Tout ceci parce-que je vois « grand » et je ne me focalise jamais sur une région ou mes intérêts personnels.

Justement, c’est de ça qu’il s’agit : L’INTERÊT PERSONNEL.
Comment conjuguer le personnel et le collectif ? Loin de vous faire une leçon de moral, je vous dis tout simplement que bouger pour l’intérêt général, c’est renoncer à ses intérêts personnels immediats, mais en réalité, ils ne sont que relégués mais pas oubliés, et ils seront abrégés et satisfaits dans le bien-être collectif.
Henry Bergson l’écrivait dans : les deux sources de la morale et de la Religion, : «Le souvenir du fruit défendu est ce qu’il y’a de plus ancien dans la mémoire de chacun de nous, comme celle de l’humanité.».
Il fait allusion au bien-être commun, à l’intérêt général en parlant de « fruit ».
Nous avons le devoir de poursuivre cette maxime qu’Henry Bergson nous apprend : «L’obéissance au devoir est une résistance à soi-même ». Une résistance à ses désirs et pulsions qui amènent l’humain à faire passer ses besoins avant ceux de la communauté ou la collectivité.

Jeunesse du Sénégal et l’Afrique, réveillez-vous !
Ne laissez personne décider de la vie que vous allez mener.
Ne vivez pas la vie des autres, vivez la vôtre ! Celle qui vous convient et qui est en accords avec vos convictions profondes et vos principes.
Peu importe Votre obédience politique, cherchez à y adjoindre un part ou dose de panafricanisme. Car «le plus important, ce n’est pas là où l’on milite, mais ce qu’on y fait» pour reprendre mes mots dans une de mes communications.

S’il est vrai que vous avez une foi, il est tout à fait possible et facile que
vous portiez, que vous ayez des convictions.
Parce que là où réside la foi, les convictions peuvent aisément s’y encrer et élire domicile à jamais. Et comme la foi, les convictions
Comment par ce qu’on a soutenu un jeune innocent dans ses études peut-on lui refuser sa liberté de ton et d’opinion y compris sur la chose publique ?
Comment peut-on confiner de jeunes et brillants esprits dans une domestication idéologique sur fond de manipulation politicienne ?
Comment peut-on interdire des jeunes de se prononcer sur la tenue des affaires publiques parce qu’ils ont reçu une aide de la part d’un politicien qui l’a fait avec nos deniers ?
Comment peut-on, à chaque fois qu’on assène des critiques même objectives, nous rappeler ses œuvres antérieures ?
Pourquoi réussir au Sénégal exonère tant des critiques ?
C’est tout simplement du harcèlement moral et psychologique !

Un jeune frère qui aurait bénéficié de votre aide doit être de la même obédience politique, du même avis sur absolument tout !
Parce que vous tirez vos moyens d’un politicien et donc tous ceux qui reçoivent votre moindre aide sont sommés de ne jamais prononcer une opinion contraire à celle de votre bienfaiteur politicien.
Quelle sottise ! Quel diktat !

Je m’adresse à tous ces jeunes qui se s’indignent vite pour un petit écart de langage ou quand un individu commet une bourde langagière comme ce fut le cas de la folle qui a injurié les sedhiois à travers un Ministre de la culture, Maire de Sedhiou.
Ils choisissent toujours leurs combats et ils sont sélectifs dans leurs indignations.
Où étiez-vous quand Cissé LÔ a injurié toute la Casamance ?
Où étaient ces diolas et socés de Sedhiou quand Soumboulou disait pire que tous les autres que j’ai cités ? Soumboulou a insulté les habitants des 13 régions excepté Dakar.
Ôù étiez-vous quand on demandez la lumière sur le pétrole et le Gaz ?
Où étiez-vous quand on abattait les cailcédrats de la Casamance en pleine ville et en brousse ?
Certains d’entre les pseudo indignés ce sont aventurés à défendre les coupeurs de cailcédrats, à les soutenir sans rien comprendre du dossier. D’autres ont préféré critiquer sévèrement ceux qui se battaient pour défendre les arbres.

Le scandale c’est de voir des gens dont la dernière publication remonte à mathusalem, sursauter comme des combattants se dresser en défenseurs de leur localité et, ou de leur Pays. Et le tout, dans une fantaisie émotionnelle inouïe qui frise le ridicule.

Je ne participe jamais à cette comédie musicale où certains trouvent toujours l’occasion de transformer leur pseudo indignation en défense d’un Homme politique qui on le sait, mérite plus que des critiques, une condamnation sévère.
Je ne me suis pas indigné parcequ’en réalité, je suis un éternel indigné.
Indigné des conditions d’existence inhumaines de mon peuple.
Indigné de la gestion catastrophique de mon pays et ses biens et ressources.

Fini le diktat d’opinion !
Fini les pseudo conseils qui n’ont qu’une seule visée : te faire renoncer à tes combats, te museler à jamais !

C’est pourquoi, vous jeunes du Sénégal et de l’Afrique, devez choisir les aides et soutiens à recevoir.
Enfin, dites-vous que l’aide ne peut nullement être le fondement d’une redevance. Sinon, dans la cité, personne ne pourrait s’opposer à personne ! Car chacun de nous, y compris vos politiciens que vous adulez, ont été soutenus au moins une fois de leur vie.
Tu ne peux me réclamer une redevance pour un service auquel j’avais droit; le service public.
Le politicien manipulateur est devenu ce qu’il est (DG, Maire, Ministre ) grâce à un président élu aux suffrages qu’il abandonnera à la moindre occasion.
C’est cette rupture qu’il refuse aux jeunes ! Normal pour un jeune collaborateur de quitter le navire lorsqu’il emprunte une direction qui ne lui convient pas. Et même si c’était un départ injustifié ou une trahison ?
Un traitre ne peut s’émouvoir de se voir trahi. Il doit le prendre comme une sanction divine.
Vouloir limiter un jeune à la docilité et au silence aveugle, penser tenir et museler à jamais les jeunes dans sa couverture, c’est méconnaître la nature humaine et sa quête insatiable de conditions meilleures.

À bon entendeur!

PS: je suis responsable de ce que je dis et écris mais pas de ce que vous comprenez.

Jeunesse du Sénégal et d’Afrique, votre liberté est sacrée, ne la marchandez pas !
Jeunesse de Sénégal, votre dignité est divine, la brader, c’est moquer le seigneur qui l’a créée en chacun de nous dès sa naissance !

Ansou SAMBOU, panafricain
convaincu et militant politique

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