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Le pouvoir public, un instrument de protection ou de déprédation

11 mois ago 0 28

 

Un État régulateur et protecteur administre les affaires publiques au bénéfice de l’intérêt général. Les affaires publiques doivent être menées de manière totalement respectueuse, juste et neutre en utilisant des processus établis par la loi plutôt que des canaux informels.

De nombreux signaux de dégradation de la démocratie et de l’état de droit font leur apparition, de quoi alerter les bonnes volontés qui veulent s’engager sur de nouveaux outils de démocratie au Sénégal.

L’instrumentalisation du droit et de la justice, des arrestations ciblées et arbitraires, les actes d’agression, l’usage de l’intimidation, de violation des garanties d’une procédure régulière sont encouragés par le fait que les auteurs de tels actes ignobles ne sont jamais poursuivis à bien des égards.

Le régime en place ne doit pas réussir à mettre en œuvre la dictature au Sénégal pour se maintenir au pouvoir et à imposer un système fondé sur la crainte de se retrouver broyer par la machine répressive que sur le respect scrupuleux de la loi.

Le constitution, constituant l’expression de la volonté du Peuple interdit au président Macky Sall de briguer un troisième mandat. Le bon sens commande en premier lieu qu’il n’a plus droit à la candidature en 2024. Mais, on assiste à une montée en puissance d’un échafaudage, où le concept de vérité se dissout. Cet échafaudage est notamment construit par des personnes qui ont traîné des casseroles ou jouissent abusivement du pouvoir public central. Ces simplettes qui finassent pour tromper le Peuple savent brillamment que le principe constitutionnel (art. 27) dispose que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Leur allégeance au pouvoir présidentiel les fait bénéficier des avantages au sein d’un système clientélaire, où l’on doit son poste ou ses ressources licites ou non à un protecteur plus haut placé.

Les objectifs considérés comme étant d’intérêt public sont exprimés en accord avec la loi et les règlements, mais si leur application est déformée, la forme publique perd sa légitimité.

L’usage de la puissance publique dans les luttes politiques rend délétère la stabilité publique et la paix sociale. Les actes et comportements attentatoires contre le président Ousmane Sonko (cassures, blessures volontaires, gazage à bout portant, menaces, privation de liberté, etc) écornent, en outre, la solennité publique et l’état de droit, déjà fragile. A ceux qui veulent l’éliminer, le Peuple exigera au président Macky Sall d’assumer toute la responsabilité des conséquences qui dérouleront de ce projet funeste.

En tirant parti de l’expérience, le régime du président Macky Sall est réputé pour éliminer les adversaires politiques coriaces tout en passant par des juges aux ordres. Cela favorise la construction verticale du pouvoir public, promouvant le chef de l’État, qui tend à personnaliser le pouvoir politique, à l’attribuer à lui-même comme un souverain omnipotent, seul au sommet.

 

Arouna Sadio

Citoyen de Bambaly dans le Boudhié

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