Le choix redoutable de ma Patrie (Par Ousmane Tanor DIENG)

J’habite dans ce pays où l’on n’apaise point les consciences…

Je vis dans un pays où les futilités règnent en maître et imposent leurs lois…

Oui c’est dans ce pays que j’habite, il fait partie des nations les moins développées sur la sphère terrestre, il est d’ailleurs parmi les 25 États les plus pauvres de l’humanité…

Malheureusement, c’est là où l’on met les religions dans une posture belliqueuse à cause d’un différend qui aurait pu être réglé avec pragmatisme depuis belle lurette.

Vraisemblablement c’est ma Nation qui a décidé de jeter dans les décombres de l’abîme la cohésion sociale qui faisait d’antan sa beauté, par vanité ou par opposition stérile des différentes confréries qui le composent. Oui mon pays a effectivement fait le choix de tuer cette particularité bien sénégalaise qui est le fondement de notre société…

Oui oui, c’est là aussi où l’on accorde la parole dans l’espace public à des gens malhonnêtes et malintentionnés qui par absurdité divisent et remettent en question des décennies et des millénaires d’existence dans la beauté, le respect et la cohésion. Oui la décence m’oblige à taire leurs noms…

Visiblement ma chère patrie s’adonne fatalement à des querelles de bornes fontaines qui la conduit inéluctablement dans la division. Oui mon Pays va bientôt succomber aux blessures que lui ont causé ses propres enfants qui n’utilisent leur matière grise que dans des frivolités…

Le sort qui est réservé à mon pays est pénible, les masses laborieuses ne sont pas conscientes de leurs conditions de vie, au grand bonheur des élites qui pourront continuer leur domination et maintenir la masse dans l’obscurantisme et le divertissement…

Pourquoi mon pays veut stoïquement accepter ce mal ? Il s’exclut volontairement au rendez-vous du 21ème SIÈCLE où les grandes nations s’attirent les prouesses de la science et respirent pour le développement durable. Non, Non ! Mon pays ne peut en aucun cas rester en rade dans cette course vers les lumières….

Certainement le mal qui gangrène mon pays n’est pas uniquement l’œuvre pitoyable des politicards, c’est la société elle-même qui est malade en soi qui souffre, qui agonise, elle crève lentement de par son laxisme et sa naïveté…

Oui j’habite dans ce pays où la compétence est bafouée, le savoir n’est pas respecté, le mérite méprisé et la médiocrité honorée. Oui c’est mon pays qui a fait ce choix…
Non ! Nous ne pouvons guère accepter ce sort fatal qui guette mon Pays.

Nous devons laisser à la postérité une Nation meilleure où la démocratie atteindra sa maturité, la conjuration de nos diversités sera une véritable plus-value, où l’enseignement sera un vecteur réel de développement en accord avec nos besoins, la place de la femme revalorisée où le véritable débat public sera constructif, générateur de nouvelles idées plus fécondes…

Mon pays doit par nécessité revoir le soubassement de sa configuration…
Il incombe aujourd’hui à la responsabilité de chacun de prendre ses responsabilités pour que notre Pays ne soit pas une illusion d’existence dans les années à venir mais plutôt une nation référentielle en termes de réussite.

Ousmane Tanor DIENG

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