Éditorial : Pourquoi une académie citoyenne ?

En marge du sommet Afrique France qui se tient à Montpellier, le MOuvement National des CAdres Patriotes de PASTEF France (MONCAP) organise une académie citoyenne les 9 et 10 octobre 2021 sur le thème de l’Afrique francophone : « facteurs de freins au développement et pistes de solutions ».

Si le sommet Afrique France qui se tiendra le 08 octobre prochain à Montpellier, se veut, semble-t-il, porteur d’un regard neuf sur la relation entre l’Afrique et la France pour offrir un nouveau cadre de réflexion, l’académie citoyenne du MONCAP compte exposer comment, nous africains, voudrions impacter favorablement le monde dans les prochaines décennies et poser les jalons dès aujourd’hui.

Il sera donné de suivre et de participer, à une série de débats fascinants, s’articulant autour de facteurs endogènes et proposant des thématiques sur la corruption et la mal-gouvernance qui gangrènent notre continent, sur la question de l’aliénation culturelle des élites africaines dans les anciennes colonies françaises. Seront corrélativement abordés, des facteurs exogènes qui pourraient être appréhendés sous une forme interrogative, à savoir : « Quelles nouvelles relations entre l’Afrique francophone et la France ? » Serait-ce là l’occasion de dénoncer les accords de défense, la présence des bases militaires françaises en Afrique, ou encore de rompre le silence sur les accords de partenariat économique (APE). Les discussions seront clôturées par la présentation des réflexions menées par des commissions scientifiques du MONCAP, car ce mouvement qui est un pôle stratégique de PASTEF, se veut avant tout force de proposition, centre de réflexion et de ressources conceptuelles et contextuelles du parti.

Se succéderont, durant ces deux jours, des personnalités de haute pointure, reconnues par leurs pairs et connues pour leur engagement et leur attachement au continent africain. De prestigieux orateurs, qui auront comme seul et unique objectif d’évaluer d’abord les facteurs de freins au développement pour proposer ensuite des pistes de solutions pour l’Afrique. Nous voulons citer :

  • Bassirou Diomaye FAYE, Président du mouvement des cadres
  • Dr. Etienne YATT, Philosophe et politologue
  • Florian BOBIN, Historien et chercheur
  • Augusta EPANYA, Activiste et militante panafricaine
  • Yassine FALL, Economiste
  • Jean Paul LECOQ, Député Français
  • Pape Alé NIANG, Journaliste
  • Ousmane Ndiaye, Rédacteur en chef de TV5 Monde Afrique
  • Ngagne Demba FALL, Journaliste, Doctorant
  • Dr. Amzat BOUKARI-YABARA, Historien et panafricain
  • Nathalie YAMB, Activiste panafricaine
  • Maud Salomé Ekila, Journaliste et panafricaine

L’Afrique dispose d’atouts extraordinaires. C’est un continent béni, certes perturbé par des années de servitude, mais toujours debout. La prise de conscience d’une situation constitue le premier pas vers la libération, dit-on. Alors, loin de continuer à s’apitoyer sur son sort, le peuple africain, riche de ses hommes et de ses femmes qui luttent, de sa jeunesse totalement décomplexée, avertie et surtout très au fait de son gigantesque potentiel (ressources naturelles, humaines, intellectuelles, culturelles) est vent debout contre le néocolonialisme. Oui, l’Afrique entend prendre définitivement son destin en main et peser de tout son poids économique et démographique sur le « nouvel ordre mondial » en rompant irrémédiablement avec les pratiques de dépendance. Elle le peut, elle le doit et elle le sait.

Rappelons-le, la population africaine devrait atteindre 2,5 milliards de personnes d’ici à 2050. Une telle croissance démographique implique des défis colossaux et les réponses à y apporter devront être à la fois politiques, économiques, sociales et écologiques. Nous ne vous en dirons pas plus, nous vous attendons le samedi 9 et le dimanche 10 octobre 2021.

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