Alerte aux contre-révolutionnaires !

L’aliénation des peuples ne peut pas durer une éternité ! À chaque fois que le patriotisme fait face au néocolonialisme, le premier l’emporte, tôt ou tard, sur le deuxième.

Serait-il raisonnable de croire que le mouvement souverainiste, porté par toute une jeunesse consciente, après avoir brisé les chaines du néocolonialisme au Mali et ailleurs, reculera devant des dirigeants inféodés aux puissances extérieures ? S’arrêtera -t-il maintenant qu’il est devenu puissant, et ses ennemis, les contre-révolutionnaires, si faibles, n’ayant que des arguments fallacieux à distiller ?

S’ils pensent habiller le mensonge et de lui prêter des charmes dont il serait difficile de se séparer, ils se trompent lourdement de stratégie.

On ne voit, dans le camp des contre-révolutionnaires, que des intellectuels sans patriotisme, des politiciens véreux, des journalistes corrompus, des avocats sans vergogne, bref, des âmes basses vénales qui se font les apôtres de la justice au profit de la grégarité de leur désir, de leur propre  intérêt.

Tout régime entretenant son peuple par le mépris, la tromperie, la querelle et le mensonge finira tôt ou tard par être balayé par la vindicte populaire

La jeunesse africaine a atteint un niveau de prise de conscience jamais égalé. Les jeunes sont conscients de leur force de frappe contre l’injustice, la servilité et la bassesse. Au Sénégal et plus généralement en Afrique, le constat est partout pareil : des régimes qui marchent sur des jambes cagneuses, tordues, des régimes irisés, capables de changer en fonction des intérêts de quelques décideurs tapis dans l’ombre ne les feront jamais reculer.

Il y a mieux à méditer cette citation prêtée à Napoleon Bonaparté , affirmant que  « dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent ». Nous rajoutons une troisième catégorie de gens, à savoir ceux qui cherchent à la détruire, autrement dit,  « les contre-révolutionnaires ».

Nous finirons par cette question d’Alexis de Tocqueville qui est toujours d’actualité lorsqu’il se demandait  « si l’homme a-t-il toujours eu sous les yeux, comme de nos jours, un monde où rien ne s’enchaîne, où la vertu est sans génie, et le génie sans honneur ; où l’amour de l’ordre se confond avec le goût des tyrans et le culte saint de la liberté avec le mépris des lois ; où la conscience ne jette qu’une clarté douteuse sur les actions humaines ; où rien ne semble plus défendu, ni permis, ni honnête, ni honteux, ni vrai, ni faux ? ».

Dr EL H. Séga GUEYE,
Sociologue

4 commentaires

  1. Bel analyse, tu n’a pas assez mis l’accent sur la nature et le mode de fonctionnement des forces supposés contre révolutionnaire.

  2. Bravo Sega, brillant comme d’habitude… Effectivement l’action des contre-révolutionnaires, encore plus que celle des rapaces étrangers tapis dans l’ombre, est indubitablement le frein de l’Afrique. Mais nous vaincrons, par le temps et la détermination

  3. Excellent Séga et juste comme accoutumé
    La jeunesse africaine est plus que déterminée, saturée d’une vie sans lendemain et elle a besoin des gens comme Séga pour se motiver et avancer
    Les contre-révolutionnaires sont à bout de souffle et ceux qui les soutiennent de l’extérieur le savent bien d’ailleurs

  4. Mâcha Allah très pertinent Sega, bonne continuation 🙏

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.