Quand nous sommes tous coupables de ce qui se passe (Par Birame Souleye Diop)

Quand des citoyens organisent des marches contre les violences policières ;

Quand des citoyens organisent des marches contre la vente illicite de médicaments ;

Quand des citoyens organisent des marches contre le sabordage de notre économie ;

Quand des citoyens organisent des marches pour réclamer les renégociations des contrats sur nos ressources minérales ;

Quand des citoyens organisent des marches contre la promotion de l’homosexualité et la perversion de nos mœurs ;

Quand des citoyens organisent des marches pour des élections Transparentes ;

Quand des citoyens organisent des marches pour un respect des libertés démocratiques, une libération des détenus d’opinions et politiques;

Quand des citoyens organisent des marches pour le paiement des salaires des acteurs de la case des tout-petits;
Quand des citoyens organisent des marches contre ou pour…

Souvent au nom de nos occupations propres et personnelles, personne ne s’en préoccupe.

On oublie que les malheurs qui arrivent sont un jeu de courte paille que chacun peut tirer. Et personne ne veut vivre seul ses malheurs.

Guy Marius Sagna en sait quelque chose. Il a été de tous les combats – vraiment tous les combats – mais il n’a pas souvent vu à côté de lui, quand une catégorie de citoyen était concerné dans ses combats, toutes les autres catégories pour lesquelles il a eu à se battre, marcher ou siéger.

On pense souvent que les problèmes des autres ne sont pas nos problèmes jusqu’à ce qu’ils les deviennent.

Et alors on pense que nous sommes seul, que personne ne nous soutient.

Alors que si on se lève ensemble, tous comme un seul homme, un problème d’une catégorie peut ne plus être un problème pour tout le monde ou pour bien parler – plus un problème pour chacun de nous.

Demandons nous quel est notre rôle direct ou indirect dans ce qui se passe.
Demandons nous qu’est ce que chacun de nous gagne quand tout marche bien.

Demandons nous que devons faire pour que tout marche bien,

Demandons nous enfin est ce que le combat des menuisiers, des professionnels du BTP, des médecins, des patients des hôpitaux, des usagers de la route et de l’autoroute, des enseignants, des paysans, des enfants de la rue, des femmes battues, des usagers du service public, des justiciables, des détenus des prisons, des services de sécurité et d’ordre, des hommes de troupe pour une armée juste, des greffiers et acteurs de la justice, des auxiliaires de justice stagiaires, des jeunes conducteurs de Jakarta, des licenciés des entreprises, des entreprises créancières de l’Etat, des entreprises exclues du port pour les beaux yeux de Necotrans, des entreprises sénégalaises qui ne peuvent plus gagner de marchés publics pour les multiples raisons évoquées, demandons nous si ces combats sont les nôtres d’une manière ou d’une autre ou sont-ils sectoriellement le combat de quelques gens frustrés et malheureux.

On verra sûrement que nous sommes tous responsables de ce qui se passe.

Un pays est un tout et Guy Marius SAGNA seul ou Ousmane SONKO seul ne réglera pas nos problèmes.

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