Ousmane Sonko: L’internationalisation du combat et le vent de l’influence idéologique

Né il y’a plusieurs décennies, le panafricanisme ou la lutte pour l’autodétermination et l’affranchissement de la domination néocoloniale culturelle et psychologique a été étouffé par des assassinats à répétition des hommes et femmes qui le portaient. Même avec des envies ou tentatives d’internationalisation, cette lutte panafricaniste a été bloquée soit par des coups d’État organisés et/ou soutenus par l’Occident soit par la création  de rebellions dissidentes qui déstabilisent les régimes des personnages réputés anti impérialistes et panafricains. À titre d’exemple: Sylvanus Olympio du Togo, Kwame Krumah du Ghana, Sékou Touré de la Guinée, Modibo Keita du Mali, Mouamar  Khadafi de la Libye, etc.  Tous assassinés pour leur projets de souveraineté monétaire et économique.

Mais avec la génération d’aujourd’hui, c’est avec surprise que l’Occident s’est rendu compte que malgré les multiples efforts de l’impérialisme néocolonial, les nouvelles générations ont embrassé les idées de ces combattants assassinés il y a plusieurs décennies. L’Occident s’est aperçu qu’il a tué ou déchu des hommes, mais pas des idées…

Aujourd’hui, Ousmane SONKO, grâce aux multiples canaux de vulgarisation de ses idées, par ses choix stratégiques, et surtout avec le  soutien populaire massif de la jeunesse , a insufflé un vent de panafricanisme dans le continent africain. Une approche politique orginale basée sur de nouvelles stratégies de communication, un discours décomplexé, mais réfléchi et dépassionné.

Il l’avait dit à Thiès : «Nous sommes pour une révolution silencieuse, pacifique et intelligente. » Voilà toute la différence, toute l’innovation apportée dans cette lutte panafricaniste non clandestine et qui se fait par voie démocratique. Là où les anciens le faisaient parfois dans la clandestinité avec des moyens rudimentaires dans un contexte de parti unique, de dictature infaillible et impitoyable des régimes totalitaires et sanguinaires.

Si Ousmane SONKO se déplace au Niger pour assister à l’investiture du jeune candidat Ibrahim Yacouba, s’il soutient le candidat arrivé 2ème au second tour de la présidentielle en Guinée Bissau, c’est qu’il existe des affinités intellectuelles et idéologiques poussées entre lui et ces personnalités politiques, en témoignent les manifestes de leurs formations politiques.

Tout est basé sur l’autodétermination politique, économique et culturelle, appuyé par le patriotisme et la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Actuellement, SONKO fait parler de lui jusqu’en Asie. De plus en plus, les héritiers de nos héros anti impérialistes pénètrent le monde politique au prix de plusieurs sacrifices (radiations, emprisonnements répression…) et deviennent présidents.

En Tanzanie, nous sommes au palais, au Rwanda, nous y sommes aussi, au Ghana, nous sommes au pouvoir. En Guinée Bissau comme au Niger, nous y sommes presque…Nous espérons que ce vent de changement gagnera le Sénégal en 2024. Et la mayonnaise prendra certainement car au-delà des politiques, nous avons un immense réseau de mouvements panafricanistes qui luttent de façon coordonnée et collégiale. À l’image du lobbying impérialiste, nous tissons notre propre toile d’araignée en Afrique et dans le monde. Les impacts sont ainsi visibles et irréfutables et la lutte s’organise et s’amplifie.

Comme les « conservateurs » en Occident et en Orient, les panafricains reprendront le pouvoir un peu partout et par voie démocratique. Reste à régler la sincérité et la fiabilité du processus et du scrutin électoral. Inutile de nous étiqueter ”populistes” car nous sommes anesthésiés à ces calomnies et stigmatisations. Et ce qui a marché en occident ne marchera point ici : vos termes « extrémistes », « nationalistes » ou encore « populistes », on s’en fout éperdument ! De toute façon, les électeurs africains ne les connaissent qu’à peine et de façon minoritaire.

Sonko, Kagamé, Magufuli, Akufo, et d’autres leaders panafricanistes vont apporter le changement tant attendu dans le continent africain.

Ce processus est en marche, et rien ne l’arrêtera ni de l’intérieur, ni de l’extérieur.

Ansou SAMBOU, panafricain convaincu et militant politique

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