Ousmane Sonko, le seul!

Depuis l’élection de 2019, j’avais pris un certain recul par rapport à la politique. Le coeur en lambeaux au sortir de cette élection, j’avais décidé de laisser tout ce qui est politique. Je pensais que l’élection de 2019 devait représenter le changement que l’on attendait depuis 1962….Que nenni !

Premierement, le mérite de Sonko est d’avoir réconcilié la jeunesse à la chose politique. L’une des rares prestations des jeunes en période électorale se résumait à deux choses : un sandwich et un Tshirt. Personnellement, ma première grande expérience politique, ce fut avec Pastef ! J’ai fait des choses que je ne croyais pas faire pour un parti politique : distribuer des tracts à l’université, aller à des meetings, poster des affiches, militer…cette aventure est restée gravée à jamais dans ma memoire.

Pastef a esquissé une nouvelle approche de la chose politique avec  » le don de soi « . Pour les jeunes, la période electorale est une occasion pour se faire de l’argent notamment en étant représentant dans un bureau de vote, un travail rémunéré à 10.000 frs la journée généralement. Chez nous, ce fut un travail volontaire. A coté de la participation des cadres.

Sonko dérange. Non seulement il dérange le pouvoir mais aussi une grande partie de l’opposition, partisane d’un système désuet. Son seul tort, c’est de ne pas avoir vécu dans le système. Depuis tout ce temps, on lui cherche la petite bête, et ce n’est pas encore terminé.

Actuellement et jusqu’à ce qu’il nous montre un autre visage, n’en déplaise à d’aucuns, l’avenir du Sénégal, c’est Ousmane Sonko. C’est lui l’éclaircie dans la grisaille. On peut philosopher et faire tout ce que l’on veut sur son cas, j’espère seulement qu’on ne fera pas ce que nous avons fait avec Mamadou Dia. Dans un continent où les héros ne vivent que quand ils sont morts, il est certain que l’on ne sache pas apprécier la valeur des grands hommes vivants. J’espère que 40 ans, nous ne serons pas là à regretter et à célébrer Sonko le martyr, le jour de son anniversaire comme on le fait actuellement avec les grands hommes en Afrique généralement et au Sénégal en particulier.

Bathie Samba Diagne
Etudiant au departement d’histoire – Ucad

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