Ousmane Sonko et ses détracteurs, six ans durant: entre l’algorithme du plus court chemin et le chemin critique.

L’on dit que le temps est meilleur juge. C’est parceque personne n’en a la maîtrise pour le manier à volonté. D’ailleurs, le temps et l’espace sont le doublé qui taraude les esprits de toutes les générations, ce depuis toujours. Ainsi, l’on ne gère pas le temps mais ses rapports avec. Et même si l’espace est intangible, une analyse non partisane s’impose à nous dans le champ politique sénégalais à partir de l’avènement de Ousmane Sonko, leader de PASTEF LES PATRIOTES.

En effet, il sied de noter par la présence de Sonko l’érection de deux domaines que sont l’idéologie incarnée par l’homme d’une part et l’angle d’approche de ses détracteurs d’autre part.
Si la cible d’Ousmane Sonko reste un système bien cerné, lui-même en personne constitue le singleton que les détracteurs veulent réduire à l’ensemble vide. Telle une personne qui s’attaque à des questions privilégiées, Sonko a fini par être pour tous ceux qui s’identifient au système une sérieuse menace. La preuve est qu’à chaque fois que l’homme est réellement sur le terreau fertile et favorable à l’éclosion des idées, ses détracteurs pompent le canular.
Entre les adhérents à sa démarche et ceux qui lui ont souhaité le mort-né jusqu’à prédire au député « plus fort reste » moins d’un pour cent à la présidentielle de février 2019, une belle espérance de la jeunesse s’est illustrée.
Il aura suffi à lui seul en groupe parlementaire, car il est dynamique et eux statiques. Qui a autant fait aimer cette politique altruiste d’être en permanence à côté de ses pairs, à leur chevet ?
L’échec dans le combat contre le leader de PASTEF LES PATRIOTES est d’autant cuisant que depuis six ans les choses se sont déroulées comme si c’était lui au pouvoir et les autres dans l’opposition. Ousmane Sonko a su imposer les objets de débat d’intérêt public à tous. Ce qui a, ceteris paribus, rendu faire la politique de nos temps une tâche malaisée de concrétisation sans background et dévouement à la collectivité réputé prendre le dessus sur toute autre activité. Aux vœux pieux que cela tienne pour toujours afin qu’espoir ne se fane jamais et que le concret nous sourit devant le fait accompli (Ousmane Sonko, Président de la République du Sénégal).

Sous un angle simple, les Sénégalaises et Sénégalais avaient plus besoin d’entendre les politiques sur les questions soulevées par Sonko que sur sa personne lui-même. Ces questions sont relatives à la bonne gouvernance, aux ressources naturelles, aux volets sociaux de base,… Hélas, ils ont préféré rester politiciens et le peuple, dans la fraîcheur de sa jeunesse surtout, a compris.

Quand Ousmane Sonko risque le chemin critique, ses détracteurs empruntent le plus court chemin. Ne se basant sur aucune démarche algorithmique bien indentée, ils ont paresseusement escamoté les étapes. C’est la principale raison pour laquelle ils ont choisi les micros quand Sonko optait pour la plume. Évidemment, il est plus facile et moins rigoureux de parler que d’écrire : les exigences ne sont pas les mêmes.

Par ailleurs, voulant réduire la citoyenneté des compatriotes à la seule expression du vote électif, ils ont gardé leur ligne de défense qui a toujours consisté à parler de la personne et non des idées qu’elle développe et dans lesquelles se retrouvent bien des Sénégalais dans le temps et dans l’espace.
Quand Sonko réussit ses tests, eux butent et buggent. La conclusion est vite tirée. Le peuple souverain est vaillant et calmement dans sa bienveillance.
Ousmane Sonko monte en flèche parceque plus proche de son peuple, ses détracteurs s’éloignent des priorités en apostrophant les catastrophes auxquelles il faudrait faire courageusement face.

Du reste, notre forte conviction est que l’homme politique qui devra pieusement diriger ce pays évoquera les questions de l’école, naturellement et de manière spontanée sans attendre les temps de troubles (opportunités politiciennes). Par exemple, quel homme politique ou leader d’opinion avez-vous vu ou entendu, entre autres, souhaiter habituellement une bonne rentrée à la communauté éducative ? Quel cas d’école !
C’est dans le domaine de l’éducation que l’on retrouve toutes les sensibilités et aujourd’hui les meilleures économies sont fondées sur le savoir et soutenues par la connaissance.
Et bien, rien ne peut se faire sans un capital humain soutenu, y compris le cadre évolutif que sont les infrastructures et équipements.

Professeur Papa DIOP
Coordonnateur de la section communale PASTEF SÉBIKOTANE
Commission recherche scientifique et technologique
Commission enseignement supérieur et formation professionnelle
Mouvement national des cadres de PASTEF LES PATRIOTES

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