Macky à la recherche du bon Tempo (Par Moussa Dieng Ndiaye)

Après avoir dansé plus vite que la musique pendant un moment, voilà que notre chef ralentit ses pas et risque d’être dépassé par le rythme endiablé du corona.

Son message à la nation du 11 Mai laisse entrevoir un désir d’assouplissement des mesures relatives à la mobilité des personnes alors que la maladie continue sa saga victorieuse.

Le nombre de cas confirmés prend une proportion inquiétante, le nombre de décès augmente, idem pour la contamination communautaire et le nombre de départements infectés.

Et pourtant, c’est à ce moment précis qu’il trouve des justificatifs pour aller vers un début de déconfinement. Voilà toute la contradiction qui ressort des démarches incohérentes de celui à qui on a confié les rênes. 

Au début du mois de mars la pandémie était dans une phase de pénétration en Afrique. Beaucoup de pays ont enregistré leurs premiers cas ; des cas importés pour la plupart venus d’Europe via des vols d’avions.

Bon nombre d’analystes avaient suggéré, à défaut de fermer les aéroports, de mettre un dispositif efficace pour tester tous les passagers y transitant.

L’autorité avait donné des assurances quant à l’effectivité d’une telle précaution. Cependant, les nombreux cas importés enregistrés par suite, ont démontré à suffisance la légèreté dans le dispositif de contrôle. 

Malgré les cris d’orfraie, notre commandant en chef a préféré faire la sourde oreille, guettant attentivement l’explosion des premiers cas de transmission communautaire pour prendre des mesures jugées excessives par une bonne frange de la population :  fermeture des écoles et lieux de culte, État d’urgence, Couvre-feu, Loi d’habilitation… (alors qu’on était à moins de cent cas).

D’aucuns y voient même une touche de mimétisme parce que la France a élaboré un scénario similaire quelques jours auparavant. 

Y allant avec beaucoup de précipitations et pas avec le dos de la cuillère, il justifie ses mesures disproportionnées par une urgence sanitaire. Dans la hâte, il n’a pas pris le temps de cerner les contours économiques de sa logique sanitaire.



Le résultat est sans appel : une activité économique à genoux.

Le secteur informel qui capte une bonne partie des actifs est presque oublié dans le dispositif d’appui aux impactés des mesures de confinement.

Des sénégalais lamba ou goorgorlou qui devraient être confinés chez eux en contre partie des vivres qu’on devrait leur distribuer, se sont résignés à affronter le virus dans la rue plutôt que de mourir de faim dans leur maison. 

L’aide alimentaire annoncée à grandes pompes peine à arriver à destination malgré la grosse polémique qui a suivi l’attribution des marchés de l’achat des vivres et du transport.

Le budget de 1000 milliards qu’on lui a accordé pour faire face à l’urgence sanitaire, n’a pas empêché aux hôpitaux d’être submergés. 

Seulement voilà, après avoir enregistré près 2000 cas, il évoque des logiques économiques pour assouplir les mesures de restriction et faisant fi des conséquences sanitaires qui seront sans doute énormes et qui avaient guidé sa première sortie. 

Durcir les mesures à partir de 20 cas circonscrits dans 2 régions et les assouplir après avoir enregistré 2000 cas, voilà la logique difficile à expliquer.

Moussa Dieng Ndiaye, 
Militant de Pastef les Patriotes 

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2 commentaires

  1. Avec la situation actuelle vue que les cas augmentent de plus en plus ainsi que les décès.le Président ne devrait pas ouvrir les marchés publics et vous savez bien que le Sénégal est un pays preuve dont la majorité ont des difficultés de vivre tranquillement et que les dônts alimentaire ne suffisent même pas donc comment apprendre à vivre avec le virus invisible et dangereux certe c’est tellement difficile de rester sans rien faire mais si État sénégalais était réellement capable d’assurer le bien être de sa population ( distribuer suffisamment alimatation) a ce qui l’on mérites de l’aide tout le monde pourront vraiment reste à leur demeure et c’est la seule moyen pour mettre fin la propagation du virus.avec ouverture des marchés publics c’est vraiment dangereux et vous verrez dans quelques jours les cas possitif vont doubles.

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