Locales: comment négocier dans une coalition?

Les élections locales sont pour certains partis un test grandeur nature en ce qui concerne leurs capacités de négociation et à travailler en équipe(dans le sens d’une multitude de partis).

Une charte, une structure et un mode de désignation des candidats doivent indéniablement être établis pour parer à toute situation de blocage.

La phase fatidique concerne le choix des aspirants à la gestion des collectivités territoriales. Dans une alliance, chaque parti ou mouvement politique, voudra engranger le maximum de sièges. Il ne s’agit pas d’un jeu de dupes.

Cette stratégie politique consiste en un rassemblement hétéroclite de partis le temps d’une échéance électorale. Il faut remonter jusqu’aux entrailles de l’histoire pour comprendre qu’en général une telle action est guidée par un objectif commun et non nécessairement des valeurs ou identités communes.

Dans une telle situation toute action ou décision devrait être prise dans le centre de gravité des intérêts de toutes les parties prenantes.

Les plus petits partis politiques y gagneraient en expérience et en visibilité car portés par les plus grands.

Ces derniers bénéficieraient d’un électorat supplémentaire et peut être nécessaire pour remporter des communes.
Des mouvements ou partis ancrés localement pourraient aider à gagner des localités stratégiques.

Par contre une alliance rime avec compromis et concessions. Chaque partie prenante doit avoir en bandoulière l’objectif commun et éviter d’avoir des ambitions démesurées mais aussi une asymétrie d’information.

Le principe du consensus doit rester de mise sans trop baisser l’épée d’ambitions au point de se couper le tendon.

Les négociations devraient se baser sur des critères pertinents. Chaque parti ou mouvement devra mettre sur la table:
-ses résultats par rapport à la dernière élection
-le maillage local en ce qui concerne le nombre de conseillers en exercice
-le nombre d’adhérents
-la probité morale des candidats
-sa capacité financière et son capital logistique
-l’evolution du nombre de militants sur les derniers mois. Cela donnerait une idée sur la dynamique de massification.
Ces critères même avec une pondération égale, pourraient aider à trouver un consensus.

A retenir:
En politique, les principes et idéologies sont aspirés par la réalité. Il convient alors d’avoir une bonne élasticité en la matière pour survivre

Abib Diop

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