Le pouvoir, l’avoir sans le savoir : la machette et l’arrogance du petit cerveau.(Par Ousmane Jean Biaye)

Dans son œuvre, KAÏDARA, le sage Hamadou HAMPATÉ BÂ fait une analyse frappante du rapport savoir, pouvoir et avoir. Trois personnages sont mis en scène, chacun à la recherche d’un objet particulier. Ainsi, Dembourou et Hamtoudou pour le pouvoir et l’avoir. Mais, tous deux périssent dans la recherche de l’avoir, du pouvoir sans le savoir. Seul Hammadi sera sauvé parce que faisant du savoir un préalable à  » Tout AVOIR  » et à  »Tout » POUVOIR ». L’histoire de Dembourou serait-elle, celle de Damboury ? En tout cas, elle ressemble étrangement à Aliou Demboury SOW dont le pouvoir, l’égoïsme et l’arrogance dans la recherche de l’avoir ont fini par enivrer. Partout Les SÉNÉGALAIS s’interrogent : Qui est-il vraiment ?
La réponse à cette question pose une sommaire analyse de son statut de responsable politique avec des pouvoirs entre les mains. Cette idée de responsable est le réel paradoxe que porte cet homme. Dans le pays de Cheikh Anta DIOP et tant d’autres brillants esprits qui font la fierté du SÉNÉGAL, nous nous interrogeons avec le philosophe Oumar MBOUP :  » Comment peut-on parler (dans la TÉRANGA SÉNÉGALAISE ) de manchettes après le génocide au RWANDA ?  »
Étonnant Président de l’un des conseils départementaux du Sénégal et député à l’Assemblée nationale ! C’est justement avec de pareilles compétences entre les mains que l’on mesure le  »fuitement », à des responsabilités d’un personnage, à la lisière de l’éthique, dans la TÉRANGA. A-t-il vraiment compris le sens des missions qui lui sont confiées pour débiter de telles inepties de la machette ?

Si nous partons de la compétence  » territoriale, Demboury est bien le Président du conseil départemental d’une localité, elle-même composée de plusieurs villages et chaque village compte plusieurs familles. La famille est, selon Rousseau dans le contrat social, la seule structure naturelle. Toutes ces entités, il importe de le préciser, sont comprises dans l’État qui naît de l’association des volontés particulières qui s’agrègent, dans le temps du métissage de l’histoire, pour donner la volonté générale d’une entité organisée. La nation et la patrie, avec le commun vouloir de vivre, de partager une histoire, le sentiment par, exemple, de notre  » sénégalité  », de notre africanité et de notre humanité en tant « qu’être » du monde tout court, apparaîssent. De forts liens se sont créés entre les éthnies au SÉNÉGAL que Demboury semble ignorer pour tenter de les  »machetter ». On pourrait même tenter de croire à l’idée de la réincarnation d’un des barrons perdus dans le conflit entre TUTSIS et HUTUS s’il était né entre 1994 et aujourd’hui. Mais convenons que chaque peuple a ses Demboury qu’il faut canaliser pour éviter qu’ils sortent du périmètre du normalement acceptable. Cet homme vient de franchir le non sens. D’un cas isolé avec Penda BA, à cet autre aujourd’hui,  » le fait finit par être banalisé  » pour dire comme Bassirou DIOMAYE FAYE. Le risque, pour tout esprit averti, c’est qu’on court vers la déflagration par la gradation des propos qui heurtent les consciences éveillées. Pour ce faire, et sans attendre, il faut couper le mal à la racine !

Si nous partons de l’idée de Président du conseil et de conseiller dont il a les attributs, nous convenons que pour conseiller, il faut savoir. Un savoir qui n’est pas simplement une idée mais un savoir traduit dans son être-là-dans-le-monde, c’est-à-dire il faut savoir-être. Or, à confronter les propos de Demboury à cette dimension humaine de tout être-là raisonnable dans le monde, il n’en a aucun. L’instinct dans l’incitation au règne de la violence et du pouvoir absolu en sont des preuves irréfutables. Mais serait-il corrompu par les fantasmes de l’idée de pouvoir absolu ? Ainsi doit-il savoir avec MONTESQUIEU que le  »pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend absolument fou ». En étant comme il est, qui peut-il bien conseiller, aujourd’hui ? Ses compétences en la matière sont nulles.

Le rôle du député, s’il faut le rappeler, est de guider et d’éduquer le peuple à l’effectuation des lois adaptées à la maturité du peuple. Sa mission serait d’après ROUSSEAU dans le Livre 2 CHAPITRE 7, du Contrat social de  » lui montrer le bon chemin qu’il cherche ( ….) ; balancer les avantages présents et sensibles par le danger des maux éloignés et cachés ». II ressort ainsi de cette idée, les interrogations suivantes : le peuple n’est-il pas plus mature qu’Aliou Demboury ? Le bon chemin est-il celui de la machette ?
On en conclut que Demboury est en-deçà des attentes du peuple parce qu’immature et que le chemin de la machette n’est pas celui de la TÉRANGA et de l’humanité. Nous convenons que face à son  »vampirisme politique », il a beaucoup d’honneur entre les mains dont il n’a pas le mérite. En voici une question intrigante mais qui s’impose : comment le pays de la TÉRANGA est-il arrivé au  »fuitement » d’un petit cerveau de la machette à la tête du peuple ? C’est qu’aujourd’hui CHEZ KOCC, le champ politique semble être le lieu du débarquement de toutes les médiocrités, où, il faut avoir la langue fourchue et être capable de dire beaucoup de fantasmes et de contre-vérités pour défendre le PRINCE.
 »Ô pays mon beau peuple  », pour reprendre Ousmane SEMBÈNE, serais-tu en phase de devenir le mauvais peuple ?

Notre pays le SÉNÉGAL a été toujours cité en termes d’exemple de stabilité et de respect dans la différence que ce soit dans l’interaction dans la différence religieuse que dans celle éthnique. Le cousinage à plaisanterie est PARTOUT une réalité. On se raconte des histoires et parfois ses  »propres-mauvaises » histoires sont racontées pour le compte du COUSIN. Tout le monde rigole et le SÉNÉGAL marche ainsi ! Faut-il  »machetter » toutes ces belles histoires dans  »un Vampirisme politique » à la Demboury ? ll nous faut consolider nos acquis de bon voisinage, comme nous pouvons le souligner avec Mamadou KABIROU GANO, en passant  »d’une culture de la tolérance, toujours concessive, à une culture de la convivialité chevillée sur une éthique citoyenne  »

Sur le moment, la nécessité s’impose de traduire Aliou Demboury SOW devant la justice pour incitation à la violence et apologie au crime de masses. Déjà, avec les inepties débitées, l’idée de violence verbale pénalement répréhensible est établie. Son intention est ostensiblement établie et sans repentir. Car il affirme  »Je ne regrette pas mes propos ». Considérant la gravité de cette attitude et l’agression verbale, en l’espèce, peu importe que le résultat ne soit pas atteint, l’intention est irréversible. Peu importe que les propos soient suivis ou pas, que le fait prémonitoire soit consommé ou non, l »intention est qualifiée de criminelle et sans bénéfice de circonstances atténuantes parce qu’elle est sans regret. Dejà des mouvements citoyens sont sur la voie de la poursuite judiciaire. Ils devraient normalement être renforcés par les organisations de défense des DROITS DE l’HOMME. Car, il faut une action préventive énergétique contre un tel fossoyeur de la paix et contre tous ceux qui seraient tentés de faire vivre à l’humanité, un drame humain. Car « la machette » n’est pas notre éducation !  »

Tout ceci trouve sa justification dans la soif du pouvoir. On continue à faire des sauts périlleux et des acrobaties face à une CONSTITUTION pourtant sans contours. On cherche des failles pour passer entre les mailles d’une constitution qui verrouille les mandats à deux, en tenant compte de l’ordre de succession. S’il faut traiter du même sujet et sans équivoque, s’agissant de la gouvernance, MACKY SALL, le nombre de mandat est consommé. Selon l’Art 27,  »Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ». Un seul homme s’est succédé à lui-même, entre deux mandats successifs, peu importe la durée de chacun des mandats, les chances sont épuisées. Le tripatouillage de la constitution n’est pas nécessaire parce qu’ainsi va la RÉPUBLIQUE. :  » les hommes passent, les institutions demeurent ». Voilà pourquoi, le pouvoir ne peut pas errer malgré le parti pris du PARTI,devant la PATRIE. On doit normalement savoir que la souveraineté du peuple est la seule expression qui vaille.

En fait, à force de manipuler les arcanes du pouvoir, on finit par devenir son objet, par réveiller des fantasmes comme ceux de Demboury et finalement par se perdre. Le pouvoir, qui génère un faux avoir, ne devient pas cette chose-là sur laquelle on travaille pour l’intérêt général. Mais il finit par renfermer une sorte de  »réification » pour parler comme Ousmane SARR SIMAL, où nous devenons cette chose-là du pouvoir sans humanité. Dans la RÉPUBLIQUE, le pouvoir vient du peuple, par le peuple et pour le peuple. Il est délégué à un citoyen mais jamais il ne sort des mains du peuple puisque celui-ci est SOUVERAIN. Ce que le peuple a décidé acquiert l’autorité de la chose décidée. Personne, aucune autorité ne peut changer ou modifier la volonté du peuple.

Être citoyen d’un pays sans voix, avec une démocratie hypothéquée dans l’idée de  » machette  »: c’est ce qui ne sera jamais permis CHEZ KOCC. Car depuis l’aube des temps,  »On nous tue mais on ne nous déshonore pas ».
 ».
Ousmane Jean BIAYE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE.

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