La faillite électorale de la CEDEAO, mère des crises politiques en Afrique de l’Ouest(Aldiouma Sow)

Le comportement de la CEDEA dans la crise Malienne ainsi que dans le processus électoral en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire et dernièrement au Sénégal (successivement lors des législatives de Juillet 2017 et lors de la présidentielle de février 2019) nous fait douter de sa fiabilité en tant qu’allié crédible pour une gestion transparente et sincère des processus électoraux en Afrique de l’Ouest.

Son mutisme sur la volonté de certains chefs d’Etat de briguer un troisième mandat est plus qu’inquiétant.

On ne comprend pas, non plus pourquoi, elle refuse de se prononcer sur la mauvaise qualité des fichiers électoraux confectionnés par les tenants des régimes actuels dans lesdits pays pour exclure des pans entiers des populations de ces pays du processus électoral.

En effet, à cause des manipulations des fichiers électoraux suivant très souvent des critères partisans, ethniques et régionalistes , le droit de vote et celui d’être candidat n’ont jamais été si menacés en Afrique de l’Ouest. Et pourtant, elle n’a pas daigné lever le petit doigt pour exiger ne serait ce que les partis politiques accèdent de façon permanente au fichier électoral pour empêcher la fraude électronique que certains chefs d’Etat ont tendance à utiliser pour contourner le dispositif de surveillance physique du processus électoral mis en place par les partis politiques et par les observateurs issus de la société civile ou des partenaires techniques et financiers.

Si un terme n’est pas mis auxdites manipulations, des guerres civiles à caractère ethnique et régionaliste ne sont pas à exclure dans les mois ou années à venir.

Aujourd’hui, la CEDEAO, pour regagner la confiance des acteurs politiques et par ricochet celui des peuples doit pousser nos gouvernants dans le sens du renforcement du contrôle du fichier électoral par les partis politiques et dans le sens d’un accès universel des citoyens à ce fichier.

Dans cette même optique, pour arrêter la boulimie du pouvoir qui caractérise nos chefs d’Etat actuels, elle doit prendre une directive qui interdit à tout chef d’Etat en exercice de briguer un troisième mandat.

C’est à ce prix , en plus de rejeter les accords de partenariat économique avec l’UE (APE), qu’elle peut rétablir le lien de confiance perdu avec les populations de la zone.

Aldiouma Sow, Sn elections de Pastef .

Pour l’Afrique et pour le Sénégal, la transparence vaincra….!

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