Il ne faut pas paniquer

Un premier cas de coronavirus a été diagnostiqué à Dakar à l’institut Pasteur de Dakar sur un résident qui revenait d’un séjour en France. A ce jour, selon les autorités sanitaires, l’état du patient ne suscite aucune inquiétude majeure. Le dispositif de surveillance et de riposte au Covid 19 a été renforcé et tous les moyens sont mis en œuvre pour circonscrire la maladie.

La litanie des cas diagnostiqués au jour le jour au niveau international n’a toujours pas l’air de vouloir s’arrêter. En France, 61 cas supplémentaires ont été diagnostiqués en un jour. Qu’en sera-t-il pour le Sénégal dans les prochains jours, une fois qu’on aura scruté les cas contacts du patient et les passagers du vol Air Sénégal dans lequel il a voyagé ?

La vitesse de propagation du Covid-19 est assez élevée parce que la population n’est pas encore immunisée contre ce nouveau virus. Il n’y a pas de vaccin pour limiter sa diffusion et un début de psychose semble s’installer notamment dans les médias et les réseaux sociaux. Pourtant le coronavirus, pour l’heure, ne nécessite pas de panique.

80% des cas sont sans gravité

Le Covid-19 est un virus respiratoire, avec un mode de transmission banal qui se manifestent par des symptômes pulmonaires qui prennent des formes majoritairement mineures. Sur 70 000 patients, dans une étude réalisée en Chine, 80% des malades souffrent de symptômes légers, sans aucune gravité, 14% présentent des formes sévères et 5% des formes graves.

Le taux de mortalité du Covid-19 (estimé à 3%) est largement en dessous de celui du SRAS -syndrome respiratoire aigu sévère – (10 %), de celui du virus Ebola (50%) et de celui de la grippe aviaire (60%).

Les gestes « barrière » sont efficaces 

Du fait de l’absence de vaccin contre le Covid-19, les personnes souffrant de pathologies chroniques doivent être particulièrement vigilantes. Elles doivent être attentives à bien respecter les gestes d’hygiène que sont les gestes « barrière » :

  • se laver les mains
  • éviter les poignées de mains,
  • utiliser des mouchoirs jetables,
  • tousser dans son coude,
  • éviter le contact de proches infectés.

Ce qui compte le plus, ce n’est pas de porter un masque, c’est l’hygiène des mains puisque dans la grande majorité des cas, la transmission est manuelle.

En conférence de presse, le Ministre de la santé a tenu à rassurer la population et il lui a demandé de faire confiance au dispositif mis en place pour endiguer la maladie. Pour qu’elle ne cède pas à la panique et à la psychose, il a fait appel à la responsabilité des journalistes et de presse, qu’ils soient à la recherche de la bonne information avant toute diffusion, notamment auprès du service Communication du Ministère de la Santé et de l’action Sociale.

Il n’y a donc pas lieu de paniquer. Vous sommes entre de bonnes mains, mais restez vigilants. S’il arrive que la situation s’aggrave, toute la population restera concernée. Les associations, les mouvements de jeunes, les mouvements de femmes, les enseignants, les ASC, les partis politiques, les mosquées, les daara… seront mobilisés pour combattre la maladie, pour enseigner les bonnes pratiques, pour faire passer la bonne information, celle issue des autorités sanitaires tout simplement parce qu’elles ne pourront pas être partout, elles ne pourront pas tout faire.

La santé n’est pas uniquement l’affaire des médecins et des professionnels, encore moins l’affaire des seules autorités. C’est l’affaire de tous.

Abdou SONKO

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