GAZA : SILENCE, ON TUE !!!

Alors que le monde avance dans le 21 e siècle depuis 21 ans, le jour se lève avec un drame que l’humanité pensait avoir relégué au musée des antiquités, à côté du rouet et de la hache de bronze.

Depuis quelques jours, l’Etat d’Israël a renoué avec ses attaques meurtrières, indignes de lui et de notre temps, contre le peuple de Palestine.

Israël que le monde entier a couvert de compassion et même d’affection pour son histoire inacceptable et les injustices subies par le peuple juif, que nous condamnons encore aujourd’hui, se met à son tour à « expérimenter » l’injustice et la répression sur un voisin plus faible que lui.

Les dirigeants israéliens veulent à tout prix, même à celui du sang palestinien, un territoire plus vaste et des ressources plus importantes pour une population plus nombreuse. Rien d’innovant, c’est le parcours type de toutes les grandes puissances actuelles.

Cette situation est d’autant plus révoltante que ces grandes puissances, devenues « gendarmes du monde », si promptes à monter au créneau, pour condamner ou intervenir militairement, lorsqu’un pays du tiers monde est impliqué, garde un mutisme aussi coupable qu’insoutenable.





Nous savions déjà qu’il existait une justice pour les puissants et une justice pour les faibles. Mais ce que subi le peuple palestinien, n’a que trop duré et doit cesser une bonne fois pour toute.

L’hypocrisie ou le silence complice des chefs d’Etat et des médias occidentaux ne facilitent pas la tâche. Un silence bavard qui renseigne, sans aucun doute, sur leur impartialité. Un silence qui encourage, un silence menteur.

En effet, les plus gros mensonges son souvent dits dans le silence. L’indifférence feinte et lâche de nos États du tiers monde dénote également du manque de courage de nos dirigeants.

La Libye et Khadafi ont été attaqués pour bien moins que cela. L’Iran, lourdement sanctionnée, plus pour consolider la domination du moyen orient et anticiper sur la Sécurité d’Israël (au cas où l’Iran serait une puissance nucléaire) que pour l’enrichissement de son uranium.

Et à chaque fois, le dénominateur commun à ces situations est que c’est toujours, le peuple innocent qui en paie le plus lourd tribut. Il est temps qu’Israël, rappelons-le, qui a subi une grande injustice, inscrite en lettre de sang dans l’histoire de l’humanité, reprenne ses esprits, prenne de la hauteur et fasse preuve de grandeur et de justice.

Il est temps que cessent ces scènes de guerre et ces massacres d’un autre temps. Il est urgent que les dirigeants du monde entier fassent preuve de pudeur, de courage politique et intellectuel. Le ridicule de leur mutisme et de leur léthargie tue, autant que les pluies de bombes sur gaza.

Le monde entier en a marre de ses pseudo-réactions faites dans un langage diplomatique qui ne condamne rien du tout. Ces réactions timides et stériles sont des encouragements pour l’état guerrier d’Israël, qui ne reculera que devant une intransigeance internationale.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l’humanité, meurtrie, choquée ,révoltée et révulsée par les camps de concentration et le génocide des juifs ,avait déclaré unanimement , un « plus jamais ça ! » qui résonne et raisonne encore les gouvernements les plus belliqueux.

la Shoah, les « pogroms » avaient sonné le glas d’un monde de violence et de guerre absurdes de domination et d’extermination. Du moins, le pensait-on.

Hélas, l’état actuel d’Israël (qui n’est pas le peuple juif) semble avoir pris goût aux jeux meurtriers de ses bourreaux.

D’occupation en colonisation, d’assassinats ciblés en bombardements massifs, les réactions du peuple palestinien sont dérisoires mais déterminées. Cette résistance légitime, et indomptable, montre qu’aucune puissance militaire au monde ne peut combattre la détermination d’un peuple.

La résistance face à l’oppression est un devoir et l’auto-détermination un droit inaliénable des peuples. Un Droit existentiel qui existerait même s’il n’était pas inscrit dans le marbre du Droit international.

Ce monde est devenu un monde de paix et cet état de fait ne doit pas être négociable.
La misère et l’injustice n’affectent plus seulement ceux qui en souffrent, mais menacent la prospérité et les droits de tous !

C’est à s’interroger également quant à l’efficacité et la pertinence de l’Organisation des Nations Unies. Car malgré des dizaines de résolutions (demandant le retrait des territoires occupés et réaffirmant les droits palestiniens sur leurs terres et leur existence), jamais appliquées et de condamnations et d’injonctions restées lettres mortes, le rouleau compresseur sioniste continue son entreprise d’extermination aux relents négationnistes, au nez à la barbe de l’ONU.

Cette organisation internationale budgétivore, incapable d’imposer l’application de ses résolutions, ressemble à s’y méprendre à un trésorier sans trésor.

Dès lors, il ne s’agit plus d’un manque de respect à l’égard du peuple souverain de Palestine, mais du monde tout entier. D’un manque de respect du Droit international, qui n’est invoqué que lorsque c’est à son avantage. Ce qui est extrêmement rare.

Il est temps qu’un État palestinien respecté et rétabli dans ces droits historiques, géographiques et politiques, avec les ressources naturelles nécessaires à son développement, coexiste paisiblement, avec celui d’Israël, dans un respect mutuel. Une perspective déjà votée par l’ONU depuis 1947.

Prise dans un étau favorisé par le jeu complice et trouble d’Israël avec le voisin et faux-frère égyptien, les ressources naturelles de la Palestine sont détournées au profit exclusif d’Israël. C’est injuste !

L’histoire de l’humanité nous enseigne que ce conflit ne se réglera jamais par le bruit des bottes et les frappes chirurgicales des drones et leurs corollaires de milliers et morts. Il se réglera, forcément, autour d’une table le jours où la volonté politique universelle rencontrera la lassitude de ce conflit absurde et passéiste.

A l’issue de cette guerre, il y aura, comme d’habitude, deux vaincus. Car, comme le crime ou les biens mal acquis, la guerre ne profite jamais.

En attendant, nous avons tous le devoir moral et intellectuel de nous indigner.

Nous avons une responsabilité historique, individuelle et collective de veiller à transmettre à nos enfants, un monde sécurisé, immunisé de ces guerres archaïques, d’oppression d’un peuple sur un autre.

Djibril MBAYE

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