En route vers l’aristocratie (Par Aldiouma SOW)

L’aristocratie est définie comme un régime politique dans lequel le pouvoir est officiellement détenu par une élite : caste ou classe, représentants élus ou cooptés, élite intellectuelle ou confessionnelle. A ce titre, la composition de la cohorte de dirigeants qui ont répondu à l’appel de Macky Sall prouve que nous sommes dans une véritable aristocratie au Sénégal qui inaugure la phase de maturation du projet sociétal de l’UP-S

Qu’on s’y trompe pas :
Ce dialogue n’est en vérité que l’expression d’une peur profonde d’une élite en rupture de banc avec son peuple, d’une gauche en instance de divorce avec sa base populaire, de truands qui partent quémander leur repentance au niveau de leur bourreau. Il nous rappelle les différentes rencontres de l’opposition après les événements du 23 juin 2011 et qui ont abouti à la structuration du mouvement pour canaliser l’énergie et l’obstination du peuple à liquider l’ordre politique qui garantissait la survie à cette aristocratie 2.0.

Ce Guéwh , en vérité réuni deux sortes
d’acteurs à savoir :
-D’une part, un gouvernement qui a la trouille de perdre le contrôle du champs social sur le point de l’échapper à cause d’un taux de chômage élevé chez les jeunes en âge de travailler mais également à cause d’une politique d’austérité qui s’installe progressivement chez les acteurs institutionnels et qui ne tardera pas à atteindre les ménages.

– Et d’autre part, une opposition dont une partie peine à donner un contenu aux motivations d’un électorat abstentionniste et volatile et dont l’autre partie, composée en grande partie de délinquants financiers qui voient dans ce dialogue une occasion de négocier le rétablissement de leur honneur de chefs de gang déçus par les urnes et la clameur populaire ;

Ce dialogue me rappelle ceux de nos amicales d’étudiants durant les années 2000 qui, au sortie d’une discussion avec les émissaires de Wade, levaient le mot d’ordre de grève sans aucune explication valable qui cachait mal leur traîtrise.

Par ailleurs, ces genres de rencontres au lieu de nous frustrer ou nous émouvoir, doivent nous rassurer car en vérité, elles apportent une visibilité dans le jeux politique sénégalais ; une visibilité qu’un mode de scrutin électoral ( scrutin majoritaire) peine à nous fournir.
Néanmoins, elle rappelle à chaque patriote de notre pays que le combat contre les prédateurs est loin d’être gagné ; que celui-ci a de beaux jours devant lui.

Cette réunion au sommet des rappasses, doit nous mettre en alerte permanente et doit nous convaincre à réfléchir sur toutes les options possibles pour arriver à bout de ce système de prédation de nos ressources publiques et de subversion de nos valeurs et références morales.

En définitive, elle confirme que notre peuple demeure marqué par un clivage non pas celui de la gauche contre la droite, mais plutôt celuo des patriotes contre les renégats, les démocrates contre les aristocrates, les soumis contre les insoumis, les dignes contre les opportunistes.

En définitif, nous restons convaincus que le salut de notre peuple réside sans doute dans le triomphe des forces nationales et patriotiques contre cette cohorte d’opportunistes qui continue de nous humilier à la face du monde.

#Alma_Sow, pour le triomphe du peuple !!

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