De la main de Dieu en faveur d’Ousmane Sonko

Comme d’habitude, beaucoup de personnes dont des collègues des universités m’abordent très souvent pour s’enquérir de l’actualité de PASTEF. Ces derniers temps, comme nous tous le savons, sont marqués par l’affaire dite de « Sweet beauty ».

Au cours d’une discussion récente, un collègue a soutenu que dans cette affaire, il y a la main de Dieu pour tirer Ousmane Sonko de cette toile d’araignée tissée expressément dans le but de le neutraliser politiquement. Il ajoute (je suis parfaitement d’accord avec lui) que rares sont les personnalités qui ont pu sortir indemnes de ce genre de situation.

D’habitude, j’évite de convoquer des arguments qui relèvent de la croyance et de la foi pour étayer mes propos, non pas que je n’y accorde point de crédit, mais parce que cela clôt définitivement un débat. Je préfère convoquer des arguments sur lesquels la discussion contradictoire est possible et qu’on peut étayer par des preuves palpables. Sachant aussi qu’il est évident pour tout croyant qu’il y a la main de Dieu partout, il ne me semble pas nécessaire d’y insister surtout dans des situations qui doivent être tranchées par la justice des hommes.

La question essentielle qui mérite d’être posée est la suivante : Quels sont les indicateurs qui permettent d’affirmer que Dieu est intervenu pour soutenir quelqu’un dans un conflit qui l’oppose avec son semblable ?





Dans la mesure où je n’en ai pas la réponse et que je n’espère pas la trouver, je préfère me focaliser sur des données factuelles. Dire que des choses extraordinaires se sont produites au cours des événements qui ont marqué cette affaire dite de « Sweet beauty  » (choses qui font légitimement penser à une intervention divine) relève de la trivialité. Personnellement, je me pose toujours des questions sur un certain nombre de faits qui ne sont pas loin du miracle.

Tout au début, la sortie de Ndèye Khady Ndiaye, la propriétaire du salon, patronne de l’accusatrice, Adji Sarr, a déclenché une série de témoignages qui, tout en discréditant la fille, permettent d’étayer la thèse du complot. La résistance de cette dame qui, malgré les pressions auxquelles il lui serait plus simple de céder, est vraiment phénoménale.

Signalons qu’elle aurait pu simplement défendre son employée ou se taire, refuser de parler à la presse, sous prétexte que cette affaire est portée en justice, ou encore tenter d’enfoncer Ousmane Sonko.

Imaginons ce qui se serait produit dans ce cas ! Dans ce cas de figure, comment prouver le contraire ?

Deuxièmement, chose sans précédent, la découverte du procès-verbal d’audition menée par la gendarmerie, un corps réputé par sa rigueur, confirmant les propos de Ndèye Khady Ndiaye, est pour le moins inimaginable. Cette découverte est auréolée par la démission du gendarme Touré qui a mené les auditions et qui aurait subi de fortes pressions.

L’autre démission qui confirme que ce dossier dépasse le cadre judiciaire (ce qui accrédite la thèse politique, voire du complot), est celle du juge Mamadou Seck, du huitième cabinet. Troisièmement, les témoignages à charge contre la plaignante, par des membres de sa propre famille sont aussi à inscrire dans le lot des aspects « miraculeux  » de cette affaire qui font effectivement penser à une puissance transcendantale aux commandes.

Enfin, les nombreux soutiens quasiment unanimes des hommes politiques de l’opposition, de la société civile, de la classe maraboutique, sans compter la détermination de ses militants, échappent à toute prévision. Dans ce chapitre, notons que même certains, hésitants au début ou ayant prononcé des propos plutôt défavorables à Ousmane Sonko (exemple d’Ahmed Khalifa Niass), sont devenus ses farouches défenseurs.

À un certain moment, on entendait que des voix qui accréditent la thèse du complot et qui excluent catégoriquement la possibilité de viol. Ce sont, entre autres, des éléments qui, sans doute, resteront toujours un mystère, même pour les esprits les plus perspicaces. Voilà pourquoi, on peut comprendre ceux qui évoquent la « main invisible » de Dieu.

Si on y ajoute des expressions en vogue, du genre « Seydina Usmaan Sonko mu sellë mi » (Ousmane Sonko le saint, le pur), il y a de quoi convoquer une intervention divine. Cette expression qui, au-delà de son caractère réactionnaire et militant, renvoie à une image d’un élu de Dieu ou, en tout cas, de quelqu’un qui est en parfaite harmonie avec son Créateur. En conséquence, cela signifie qu’Ousmane Sonko ne peut descendre aussi bas au point de commettre un viol.

Tel est le sens de cette expression qui a tendance à se généraliser comme un slogan surtout au niveau de la jeunesse au sein de laquelle Ousmane Sonko compte de nombreux soutiens.
Alors cher collègue, en attendant, disons simplement que c’est EXTRAORDINAIRE!

Amadou SOW
MONCAP, Ecole du Parti PASTEF

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