Coronavirus: Faire du sort des talibés une priorité.

La protection de l’enfance est la grande absente de la politique sénégalaise.

Les Talibés ! Les damnés du Sénégal ! Ne pas en parler, ne pas les entendre, ne pas les voir. Tel semble être la maxime. Les talibés n’ont pas de voix, ni d’existence, mais il ont des gourous. Maitres véreux, parents irresponsables, société complice, Etat défaillant, pouvoir incompétent, Monde insensible.

Ame Yalla Diokhla ! Silhouette céleste drapée de haillons. Réservoir humain de nos insuffisances.

Le président Macky Sall a prononcé son discours à la nation lundi soir, 23 mars 2019, pour dévoiler son plan de lutte contre la propagation du coronavirus au Sénégal. Le président nous a annoncé la mise en place d’un fonds de solidarité de 1000 milliards de Franc CFA, baptisé Force Covid 19, pour lutter contre les effets de la crise sanitaire. Soutenir l’activité économique et les ménages. Mais, pas un mot sur le sort des enfants qu’on appelle les talibés.

En 2019 leur nombre est évalué à plus de 100 000 au Sénégal par l’Ong Human Rights Watch. Des enfants qui sont pour la plupart (plus de 30 000) quotidiennement contraints à errer, mendier, dans les rues de Dakar, exposés aux dangers !

Vu la gravité de la situation, il est essentiel de décréter collectivement, une bonne fois pour toutes, l’interdiction de cette pratique détestable, que la conscience ne peut accepter. Fragilisés, beaucoup d’enfants souffrent et meurent dans les rues sénégalaises. L’Etat d’urgence décrété, n’est-ce pas le moment de faire du sort des talibés une urgence nationale ? Sortir ces enfants de la rue et leur fournir protection, assistance et secours ! N’est-ce pas l’occasion pour la justice sénégalaise d’être impitoyable contre tout adulte, fût-il roi ou miséreux, qui demanderait à des enfants de mendier ?

Pour protéger les talibés, il est urgent que l’Etat crée des centres d’accueil où ces enfants pourront être correctement pris en charge et nourris.

Face aux risques liés à la pandémie, le sort des talibés doit être une priorité.

Dieynaba SAR

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Un commentaire

  1. Parfaitement d’accord sauf qu’il ne serait pas operant de demander a l’Etat (Nous tous donc) d’ouvrir des centres d’accueil pour ces talibes.

    La bonne approche consiste a « inviter » les geniteurs (au sens animal du terme car ces monstres n’ ont rien d’humain) de ces enfants au centre du probleme et qu’il y ait des consequences (quitte a legiferer avec des mesures extremes, voisines de non assistance a une personne en danger).

    La societe ne doit JAMAIS payer pour les betises d’un seul citoyen.

    Ca doit etre une position presque doctrinale pour eviter d’ouvrir le boulevard aux irresponsables.

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