CORONAVIRUS : entre châtiment divin et enjeu géopolitique mondial

 » Un mal qui répand la terreur, mal que le Ciel inventa en sa fureur pour punir les crimes de la terre », ainsi parlait Jean de la Fontaine dans une de ses Fables. Illustrations.

Né du foyer chinois, Wuhan, le virus à la couronne macabre, communément appelé Covid-19, est-il des régiments de Dieu, destiné à traiter les vices et dérives de l’humanité ? Ou bien, sert-il d’arme biologique en pleine guerre commerciale entre deux géants politiques, économiques et démographiques de la planète?

En effet, notre époque est schématiquement celle de la légitimation des vices et de la légalisation des péchés. À cet égard, le vol, le mensonge, la trahison, l’hypocrisie, la vanité, la délation, la dénonciation calomnieuse, l’impudeur, la tricherie, le libertinage etc. sont de nos jours devenus légitimes. Or, avec le capitalisme bancaire et industriel, la sexualité, sous toutes ses formes – LGBT en l’occurrence- est élevée au rang des préoccupations sociales; n’en déplaise aux recommandations divines. Le pouvoir au centre de tous les appétits. Et l’Argent, érigé en nouveau dieu des temps modernes, fait des spéculateurs boursiers et chefs de banques, de nouveaux apôtres élus au sommet des sociétés financières- les nouveaux lieux de culte- où les clients sont transformés, selon les conjonctures économiques et vicissitudes sociales, en fidèles.

Pendant ce temps, on assiste, tous les jours, à une montée en puissance du populisme, de l’extrémisme, du protectionnisme, du nationalisme raciste, de la négrophobie, de l’islamophobie, bref, du « règne de l’interêt tout nu » pour reprendre Max dans « Le capital », au détriment des valeurs universelles et démocratiques comme la solidarité, le partage, le pardon et la tolérance. Ainsi, l’humanité court à sa perte lorsque les vertus à cultiver ont cédé la place aux vices à maîtriser.





Alors, que nous reste-t-il dans un monde collectivement menacé de tous les périls (famine, pauvreté, conflits, misères, violences, injustices, ostracisme, épidémies …) ? Dans un monde où l’ individu est réduit à une matière première, la vie à une exploitation industrielle de masse, la parole à un bavardage continuel, notre existence la plus quotidienne est par conséquent contrainte à l’impasse. Et la santé qui, jadis, était une valeur terminale, érigée en fin d’existence, est, de nos jours, réduite à une valeur marchande: les hôpitaux sont des industries de production de soins, et les patients deviennent systématiquement des clients. La souffrance est alors source de profit pour le compte de l’industrie pharmaceutique. L’enjeu économique des vaccins Ô combien polémiques, avec big pharma, Pfizer, Moderna, Covax…en est une parfaite illustration. Ce qui apparaît comme une faillite humanitaire longtemps dénoncée par des penseurs comme Ivan Illich dans son brûlot « La Némésis médicale » publié en 1974, malgré l’entêtement impavide des adeptes invétérés des politiques de dénatalité qui pullulent dans certaines ONG et entités politiques mondiales.

Alors, arrive cette épidémie dévastatrice pour certainement nous rappeler notre Humanité paradoxalement forgée de notre petitesse( le péché originel) et de notre grandeur( notre origine divine).

Pourtant, selon une formule prêtée à Napoléon et qui est restée célèbre, l’empereur français aurait par ironie, alerté l’opinion sur la spectaculaire émergence de la Chine dont la lame de fond serait paradoxalement une pandémie grippale : » laissez la Chine tranquille car quand elle éternue tout le reste de la terre sera grippé ». Près de deux siècles après, l’histoire semble lui donner raison dans un contexte mondial fortement marqué par une guerre commerciale opposant deux superpuissances économiques et politiques: la Chine et les USA. Une situation tendue qui n’a pas manqué de faire soupçonner à certaines opinions la théorie du complot relative à une manipulation génétique dans les laboratoires chinois ou américains donnant ainsi naissance à un virus qui continue de plus belle sa danse macabre étalant à coup sûr, ses tentacules mortifères à travers les cinq continents du monde. Ainsi par une vitesse de croisière et à coups de vagues, il décime la population mondiale, dévaste l’économie libérale, détruit les structures socio-économiques les mieux établies et installe la panique et la psychose au sein des populations du monde. Alors, le système-monde, longtemps théorisé, magnifié et efficacement mis en application au nom d’un nouvel ordre mondial se retrouve devant la toute toute-puissance de ce très minuscule virus sérieusement remis en cause.

En revanche, face à cette catastrophe sanitaire et humanitaire qui a occasionné des cafouillages politiques, cacophonies économiques et galimatias juridiques ainsi même que des shows médiatiques, l’être humain que nous sommes, affaibli et fragilisé, a le devoir de combler son insuffisance spirituelle pour se réconcilier avec sa propre humanité en conciliant soins médicaux et implorations divines.

Cependant, nos souhaits et prières seront-ils exaucés lorsqu’ils ne sont guère en harmonie avec nos intentions et actions?

Alors, le monde se souviendra toujours que la fornication politique entre la Chine et les États-unis d’amérique sur fond de guerre commerciale est à l’origine d’une catastrophe sanitaire, « un péché originel », dont l’humanité est en train de payer un lourd tribut.

Mansour Shamsdine Mbow
Professeur de Lettres et chroniqueur.

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Un commentaire

  1. Bien dit professeur. Le covid 19 sème la zizanie dans le monde. Plus personne ne sait à quel saint se vouer. On entend toutes sortes de théories. Que dieu assiste les démunis où qu’ils se trouvent dans le monde. Merci infiniment et Bravo.

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