Coranovirus : Attention à ne pas trop tarder à prendre des mesures

Vu le climat dans lequel le monde est plongé, l’hésitation qui prévaut au Sénégal sur les prises de décision, surtout avec l’apparition et la confirmation de foyers de contagion, notamment à Touba, suscite bien des questions.

Apparemment, l’Etat du Sénégal estime qu’il vaut mieux laisser les regroupements se faire, avec de réels risques de contamination à grande échelle, plutôt que de risquer de « perturber » des rendez-vous prévus longtemps et attendus par des milliers de fidèles.

Ce calcul, les pays qui sont de plus en plus touchés par l’épidémie ne le font. C’est le cas de l’Italie, la Grèce, l’Irlande, mais aussi de la France qui vient d’ordonner la fermeture de toutes les écoles maternelles, ainsi que les collèges, lycées, universités à partir du lundi 23 mars jusqu’à nouvel ordre. L’Europe et sa population, ainsi que les Etats-Unis sont entrain de se mettre en quarantaine de façon active, volontaire et surtout concertée.

L’Arabie saoudite a suspendu temporairement la Omra pour prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Selon l’Agence officielle citant une source au ministère de l’Intérieur, la décision concerne les citoyens saoudiens et les résidents étrangers et vise à «assurer la sécurité des foules».

Alors, pourquoi refuser de prendre ses responsabilités ? Négligence ou inconscience ? Dans tous les cas, cette absence de choix clair dans la prise de décision de suspendre les manifestations publiques risque de se payer très cher. La pandémie avance inexorablement en Europe et en Asie, paralysant tous les secteurs de l’activité économique. Il n’y a aujourd’hui aucune raison valable faisant penser que nos populations africaines et leurs économies ne seront pas impactées, et peut-être même le seront-elles plus fortement et plus durablement.

Pour épargner nos populations, fragiles à biens d’autres égards, et les protéger, l’état du Sénégal doit prendre les devants et toutes les précautions d’usage pour interdire toutes les manifestations publiques, « Quoi qu’il en coûte » pour reprendre l’expression du président français Emmanuel Macron.

 

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