Les enjeux du système de santé publique au Sénégal : et si l’espoir résidait dans le programme de PASTEF…

Le système de santé sénégalais fait face à un triple enjeu : réduction des inégalités d’accès à la santé, amélioration de la prise en charge des plus démunis et efficience effective dans les soins dispensés.

Force est de constater que les politiques successives mises en place depuis 1960 ont échoué à offrir aux sénégalais un système de santé capable de répondre à la fois aux aspirations et besoins des populations urbaines et rurales.

Elles n’ont fait qu’accentuer l’adaptation des populations au système, aux organisations et aux structures de santé mises en place sur la base de modèles importés et non l’inverse, à savoir, bâtir un système de santé sur la base des réalités plurielles urbaines et rurales des sénégalais.

La logique consistant à privilégier et à orienter les structures sanitaires vers la recherche continue de rentabilité financière individuelle l’emporte sur l’impérieuse nécessité de répondre suffisamment aux attentes de la population.

Dans la même lignée, la notion d’approche globale de la santé c’est-à-dire celle prenant en compte la diversité des déterminants de la santé permettant à l’individu d’être acteur de son projet de vie et de santé, introduit en 1948 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est, elle aussi, insuffisamment présente malgré plusieurs tentatives de la mettre en place durant les 10 dernières années.

Même si l’imprégnation des moustiquaires par des insecticides a fait la preuve de son efficacité sur notre territoire national, même si l’impact sur la santé publique de l’explosion des téléphones mobiles et des moyens de transport individuels a été identifié et documenté, notre système de santé sénégalais en est aujourd’hui très loin.  Il ne permet pas encore la mobilisation des approches et des expertises des professionnels des différents secteurs (sanitaire et social notamment) nécessaires au respect de l’intégrité et de la santé des populations.

Il est trop cloisonné avec des secteurs sanitaire, social et médico-social qui ne communiquent pas ou peu et un système décisionnel pyramidal « top down » source d’orientations stratégiques trop souvent éloignées des réalités et des préoccupations des professionnels présents sur le terrain.

Ces constats actuels, qui ne sont guère encourageants, devraient conduire à des choix énergiques et un changement de cap qui s’appuieraient sur les aspirations légitimes des acteurs de la santé publique, du privé et des administratifs sénégalais qui comprennent la logique et les enjeux de la santé  dans sa dimension globale.

Ceux –ci trouveront un écho favorable dans la vision et la stratégie politique portées par le leader du parti PASTEF, Ousmane SONKO.

Tout porte à croire que c’est bien le cas.

A ce propos, les initiatives jusqu’à présent engagées sont particulièrement illustratives.

De prime abord, le travail mis en place par le parti pour définir son programme de santé est appuyé sur une logique de co-construction et une démarche collégiale partagée.

La réunion d’acteurs issus de tous secteurs (professionnels de santé, du social, société civile, usagers…) a permis de croiser les regards et de définir les grandes priorités nationales qui guideront l’action d’Ousmane SONKO au cours de son mandat présidentiel.

Cette initiative s’attache à articuler les politiques (sanitaire et sociale) et contribuera ainsi à donner du sens à l’action publique de l’Etat.

Elle pourra également constituer le début d’une forme d’intégration autour de notre système de santé c’est-à-dire un ensemble de techniques et de modèles organisationnels destinés à créer du lien et de la collaboration à l’intérieur et entre les secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux. Ces techniques pouvant porter sur le financement, l’organisation administrative et les soins.

Ensuite, la proximité et l’accessibilité sont au cœur du discours politique du leader de PASTEF.

A travers les débats publics nationaux, il a, à chaque fois, affirmé avec hardiesse, son ambition de modifier en profondeur le paysage de nos politiques publiques de santé en renforçant les échelons régional et départemental par la création de nouvelles instances et organisations et, à terme, en favorisant la prise en compte de la santé dans toutes les politiques publiques de l’État (logique d’interministérialité).

Enfin, les grandes lignes de son programme qui sont en cours de priorisation ont un dénominateur commun : mettre le citoyen sénégalais au cœur de toutes les politiques de santé tout en veillant au respect des valeurs et des spécificités de notre nation.

Il s’agirait là d’orientations bâties sur la base d’un engagement patriotique qui laisseraient augurer un espoir à toutes les couches et à tous les âges de la société sénégalaise : jeunes, enfants, adultes, personnes âgées, personnes handicapées, les plus démunis…

Vive les Patriotes, vive la République et vive le Sénégal.

Momar FAYE
ftmomar@hotmail.fr

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