Les DIASPORAS africaines, cette communauté talentueuse qui fait pourtant peur aux dictateurs de chez nous (Par Ansou SAMBOU).

Ils sont le plus souvent en désaccord avec les régimes en place dans leurs pays d’origine parce-que vivant dans de grandes démocraties. Ils ont enfin saisi l’urgence de rétablir la démocratie chez eux mais aussi, combattre la mystification politicienne qui y sévit. C’est la raison pour laquelle les opposants se réfugient en occident pour non seulement échapper à des cabales du président en exercice, mais aussi pour associer la diaspora à leurs combats politiques.

Dans certains pays comme le Congo Brazza, la RD Congo, le Cameroun etc., la diaspora est privée du droit de vote car il n’y a pas de centre de vote en occident. Ce qui renforce la colère de ces gens qui apprennent tous les jours à la télé comme au téléphone les souffrances que vivent leurs compatriotes restés au pays.
Dans d’autres pays par contre, la diaspora vote mais très souvent pour l’opposition et rarement pour le parti au pouvoir qui peine à les mobiliser autour de son projet.

En effet souvent victimes des tracas des consulats et des ambassades, les africains de la diaspora ne peuvent rester amorphes face à ce qu’ils appellent la mal gouvernance.
Souvent pas ou mal protégés, ils jettent logiquement le tort sur leurs gouvernements respectifs. Les nombreuses expulsions forcées et irrespectueux des droits humains, les difficultés d’évacuation des corps d’individus décédés, les traitements xénophobes et racistes, les multiples assassinats perpétrés contre eux par les « suprématistes » blancs sont de parfaits exemples d’une non-assistance que vivent les DIASPORAS africaines d’Occident. Le leadership fébrile des gouvernants africains l’explique en partie. On se souvient de KADHAFI qui avait expulsé l’ambassadeur italien de la Libye et interdit d’accès les touristes italiens mais aussi imposé le visa d’entrée en réponse aux actes mal placés du gouvernement italien à l’encontre des ressortissants libyens.

– Par ailleurs, les dirigeants africains, ont tout fait pour mettre à contribution cette frange (Diaspora) talentueuse aux projets de développement, mais la difficulté réside sur le fait d’avoir réduit ses membres aux simples contributeurs financiers. Rôle qu’ils jouent déjà en envoyant énormément de capitaux pour nourrir, soigner, entretenir, loger leurs parents restés en Afrique.

– En réalité, la diaspora veut autres choses : la démocratie réelle, la bonne gouvernance qui exige la transparence, la liberté, l’équité et le respect des droits humains.
Ce n’est qu’à ces conditions seulement qu’elle acceptera de venir en aide aux gouvernements africains, principaux responsables de l’immigration massive de par leur mauvaise gestion. Elle est souvent vue par les dictateurs africains comme une menace pour son pouvoir. L’exemple du Sénégal, du Cameroun, des deux Congo où les gouvernements suppriment certains consulats oubien utilisent toute autre méthode pour mettre en difficulté leurs compatriotes vivant dans des zones qui ne leur sont pas favorables politiquement.

– L’Union africaine (UA) compte cinq zones géographiques (Nord, Sud, Est, Ouest et Centre). Mais depuis 2003, une sixième région a été officiellement ajoutée dans les statuts: la DIASPORA AFRICAINE. Cette entité s’est transformée en un «État», disent-ils, avec un gouvernement propre, dont Louis-Georges Tin, ancien président du Cran (Conseil représentatif des associations noires de France), est le Premier ministre. En décembre 2014, le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui présidait alors l’Union africaine, l’avait mandaté pour mettre sur pied les institutions de cette diaspora africaine. Le 24 octobre prochain, une journée d’action va se tenir à Paris pour présenter ce nouvel État.
Je puis vous dire que c’est voué à l’échec car même si l’UA veut cela, les dirigeants des pays africains ne souhaitent ni veulent l’émergence d’un leadership « Diasporaïque » qu’ils pensent être une menace sérieuse pour eux.
En tout cas, les diasporas africaines ont participé à l’éveil de leurs peuples surtout chez nous au Sénégal mais aussi au Cameroun.
C’est grâce aux diasporas que nous avons découvert en Afrique les agissements, les résidences luxueuses et les séjours insensés de nos présidents et ministres en occident, le tout avec payés avec nos impôts.

– Pour avoir milité dans un parti qui a réussi avec le concours de la diaspora, je mesure leur importance ;
– Pour les avoir vu renverser des dictatures par leurs votes et leurs campagnes de sensibilisation, je ne néglige pas leur apport ;
– Pour avoir reçu leur soutien dans des luttes nobles, je ne néglige pas leur puissance ;
– Pour avoir vu leurs investissements, je connais leurs efficacité ;
– Pour avoir vu leurs actions sociales dans nos familles, je mesure leur force et leurs sacrifices.
– La diaspora est une richesse et non un problème ;
– La diaspora est une intelligence et non une menace pour les dirigeants ;
– La diaspora est un gigantesque soutien et non un cauchemar.

Remercions_les diaspora_africaines

Vive la diaspora africaine !
Vos parents prient pour vous tous les jours.
Foncez et ne craignez personne !
Dieu bénisse la DIASPORA !

Ansou SAMBOU, panafricain convaincu et militant politique

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *