Les affres d’une loi de finances rectificative

Rupture du lien démocratique

Le gouvernement en ménageant les gros contribuables préférant pressuriser les modestes citoyens et autres de la classe moyenne (enseignants etc..) montre qu’il gouverne contre le peuple. De ce fait, il dépouille l’élection de tout son sens et de son utilité en privilégiant la minorité sur la majorité et les intérêts étrangers sur ceux supérieurs de la nation.

Sur le déficit budgétaire.

Le gap constaté par Ousmane Sonko explique l’augmentation du déficit initialement prévu à 2,7% qui passe à 3,8%. Cela reinseigne sur une mauvaise prévision budgétaire qui sont la marque d’un gouvernement peut soucieux de la planification.

Face à ce déficit ou gap entre les prévisions en matière de dépenses et de recettes. Il n’y a que trois possibilités qui s’offrent au gouvernement à l’absence de don.

  • Des coupes dans les dépenses sociales (Bassirou Diomaye Faye nous informe que 10 milliards viennent d’être défalqués du montant destiné au financement des bourses sociables.)
  • Le recours à l’emprunt
  • La création de nouvelles taxes
  • La manipulation du taux de change pour s’adapter à l’instabilité du marché international relativement au cours de certains produits; ici le pétrole dont le prix du baril a connu ces derniers temps une légère hausse.

Cette dernière étant impossible du fait de l’absence du politique monétaire qui nous est propre. Le francs CFA étant géré par la France. Seules les trois premières options restent pour le gouvernement à savoir des coupes dans les dépenses sociales, le recours à l’emprunt et la création de nouvelles taxes.

Le recours tout azimut à l’emprunt sur les marchés financiers internationaux hypothèques l’avenir des générations futures car l’échéance pour le dernier eurobond c’est l’an 2048 (après la fin du régime de Macky Sall) et expose le pays à une inflation permanente. Car le service fiscale de la dette est en principe payé sur la base de ressources propres (issues des impôts et des taxes dont la création et l’augmentation des taux grève le pouvoir d’achat des ménages).

Et la création de nouvelles taxes crée une inflation qui impacte les ménages pauvres car comme l’explique Ousmane car la plupart des taxes créées sont supportées au final par le consommateur. Cela risque d’embarquer le gouvernement dans un cercles vicieux car l’inflation risque d’atteindre toute la population et occasionner des troubles sociaux à l’image de ce qu’on a connu récemment en Jordanie au Tchad et au Gabon.

L’inopportunité de la loi.

En principe on adopte une loi de finances rectificative que lorsqu’on décide d’intégrer dans le budget des recettes imprévues au moment du vote de la loi de finances initiale. Cela s’explique par le fait que l’État ne peut lever de nouvelles recettes sans une autorisation préalable de l’Assemblée nationale Dans le cas d’espèce il s’agit de faire face à des dépenses imprévues.

Alors que d’autres mécanismes existent à la matière pour pallier aux aléas de la vie économique mais également pour faire faces à des revendications sociales avec une incidence financière intervenues en cours d’exercice budgétaire.

  • C’est le recours aux crédits globaux.
  • Le fond de péréquation pour ce qui concerne les importations.
  • C’est également l’utilisation du procédé du virement de crédit si les dites dépenses concernent un seul secteur comme c’est le cas des enseignants et des étudiants.

Toutes ces considérations nous fondent à croire à l’image du président Ousmane Sonko que cette loi est un projet taillé sur mesure pour la société frauduleuse ci mentionnée et qui figure sur la liste des bailleurs de fonds du candidat de l’APR à l’image des sociétés de téléphonie citées.

Juste pour dire que nous sommes dirigés par des lobbies. Et que la démocratie(représentative) n’est qu’une jolie expression employée à des fins de propagande et comme moyens de contrôle social.

Alors Patriotes de tout le Pays allons retirer nos cartes pour abréger la souffrance du peuple sénégalais et repositionner notre pays sur les rails du véritable progrès économique.

Bon dimanche

Aldouma SOW, 1 juillet 2018

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