Contre le Coronapolitique et le Covid-Business ou le cannibalisme mercantile.

Quand la ruse de Leuk-le- lièvre s’érige en vertus politiques et commerciales au Sénégal.

De la fornication politique entre l’orgueil chinois et l’arrogance américaine, sur fond de guerre commerciale, née une monstrueuse pandémie qui dicte sa loi à tous les systèmes, à tous les régimes et à tous les programmes politiques, économiques, sanitaires etc. d’envergure régionale et planétaire; plantant ainsi au cœur des puissances occidentales le drapeau noir du deuil, et installant, à coup sûr, chez les peuples africains la panique sociale et la psychose morale.

Pourtant, malgré l’ambiance de deuil et l’atmosphère de forte dose de terreur que le Coronavirus nous impose, devant interpeller notre conscience humaine sur les vertus de solidarité, de partage, de compassion, de générosité et d’entraide, il s’offre en saignante et fumante moisson pour des opportunistes véreux et vénaux d’exploiter honteusement la souffrance de tout un peuple. Semblables à de perfides charognards se régalant du festin puant de la misère sociale, des entrepreneurs politiques, peu scrupuleux, affairistes ou impitoyables négociants , toute honte bue, piétinent l’éthique commerciale et le code moral de la politique pour s’agglutiner autour des aides alimentaires destinées aux nécessiteux en faisant valoir  » le règne de l’interêt tout nu » comme l’avait ainsi dénoncé Karl Max. Pathétique. Que nenni!





Certes, la crise sanitaire du covid19 vient mettre à nu les failles des systèmes politiques, économiques et sanitaires des nations du monde et fragiliser aussi les équilibres sociaux; mais elle a démasqué nos vices privés qui ont longtemps nourri nos vertus publiques en révélant au grand jour la monstrueuse cupidité de l’homo senegalisis ainsi que son amour de l’argent et sa boulimie du pouvoir.

Alors que l’industrie pharmaceutique en a toujours fait ses choux gras, de mettre à profit la douleur humaine en élevant les soins médicaux au rang des luxes réservés à l’élite, et dont est toujours privée la grande masse des pauvres et démunis, les pandémies et épidémies nourrissent, de nos jours, plus qu’elles ne tuent. SIDA, paludisme et Ebola en sont illustratifs. Ces catastrophes sanitaires viennent avec leurs lots de bouleversements sociaux, économiques et moraux profiter goulûment à des vermines politiques et sociales.

Sous ce rapport, « La peste » d’Albert Camus, publié en 1947, décrivant le contexte macabre d’une société encline à sacrifier l’humain sur l’autel du matériel, en est une parfaite illustration romancée. L’auteur s’attache, à peindre, à travers l’intrigue, quatre types de personnages aux caractères controversés: les altruistes, les négationnistes, les mystificateurs et les situationnistes.

Ainsi, encore appelés opportunistes, ces derniers, par le biais des conflits d’intérêts, trafics d’influence, stratagèmes politiques ou manoeuvres affairistes, se paient le luxe de s’offrir royalement les dividendes politiques et avantages pécuniaires qui découleraient de cette catastrophe sanitaire à laquelle notre nation est en train de faire face. La demande de l’annulation de la dette et récent remaniement ministeriel avec son lot de surprises en sont illustratifs.  » Nos vertus publiques se nourrissent de nos vices privés », dénonce Bernard Mandeville dans « La fable des abeilles ».

Hélas! Comment un bol de lait peut-il suinter du sang? Mais, c’est dommage qu’au moment où les personnels soignants exposent leur vie pour sauver héroïquement la vie des autres, certaines familles mises en quarantaine et socialement stigmatisées se trouvent dans une psychose totale, près de la moitié des habitants de la planète confinés dans leurs domiciles ou résidences ploient sous le poids de l’incarcération, les plus démunis profondément éprouvés par la perte subite et massive de leur gagne-pain souffrent dans la misère et la famine, d’autres sinistres situationnistes- politiciens véreux et affairistes cupides- sont enclins à dévorer le cœur battant et ensanglanté de la nation.

Honte aux praticiens de cette cupidité perfide contre laquelle le penseur américain, Andrew Carnegie s’indignait en déclarant ainsi qu’il n’y a point de milliardaire qui ne soit coupable d’avoir fait des mendiants.

Par ailleurs, cette crise sanitaire de covid19 est en train d’épouser les contours d’un scandale politique, économique, financier et moral qui exhalerait un parfum de corruption et de deals au plus haut sommet de l’État, aux relents infects et nauséeux la transformant par conséquent, en une pièce de la comédie du deuil. Alors, que le spectacle commence!

Mansour Shamsdine Mbow
Professeur de Lettres et chroniqueur.

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